Des pages pour dire, des mots pour agir, partager, aimer.... Du management des hommes, en passant par la communication pour arriver à La naissance d'une grand'mère!
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Quand le soleil est comme une larme
Ce matin le petit banc de pierre
du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir
assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que
tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.
Romain, on ne s'est jamais vu, on ne se "connaissait" pas, notre rencontre fut virtuelle, sur le blog de Johanne où tu as tellement su partager ta jeunesse, ta
tendresse, ta belle énergie pour lui insuffler la force "d'un pas, et puis d'un autre, et un seul à la fois". On ne se "connaissait" pas, mais on a partagé tant de choses que j'avais le sentiment
d'avoir toujours connu ce grand gars rieur, plein d'humour et d'angoisses, de joies et de tristesse, de questions sans réponses. Et peu à peu, ta famille a ouvert sa porte "virtuelle" et j'ai
rencontré Nathalie, une maman merveilleuse, qui tenait la main de son fils sur un chemin trop rude, et Joan, un grand frère si fort et si fragile aussi parfois dans sa détresse d'aujourd'hui,
qu'on voudrait le prendre contre soi et le bercer l'infini, et puis Cathia aussi, petite soeur perdue si forte et qui ne le sait pas...
Je ne sais en quels jardins tu as trouvé un petit banc de pierre pour arrêter la course folle de tes nuits aujourd'hui, j'imagine que c'est ici que tu as décidé
parfois, de laisser ton empreinte, comme pour dire "je suis là où tu m'avais invité, il faut leur dire que je suis là, où vous m'invitez".
Romain, lorqu'un garçon comme toi traverse notre chemin, on ne peut que se dire que cette rencontre a du sens, qu'elle est un message
et que ce que tu as offert avec tant de générosité, doit être aujourd'hui porté avec fierté.
Il y a un an aujourd'hui, ton chemin a pris la route des étoiles et ce matin ta maman souffre dans son corps et dans son âme, entourée de l'amour de toute votre famille, ce matin ton
frère dit qu'il ne trouve pas les mots pour dire qui tu es, ce matin, des centaines de personnes pensent à toi, parce qu'à un moment, tu as traversé comme un éclair leur vie et que tu l'as
changée.
Que ta route soit belle, n'oublies pas de revenir parfois, laisser une empreinte de ta générosité vivante, sur le petit banc de pierre du paradis des lézards : on t'y attend.
Publié le 05/12/2009 à 08h58 dans Méditation du jour
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