François Garagnon
Le monde marche sur la tête.
Dans le même temps on nous annonce un projet pharaonique pour le zoo de Vincennes : 130 MILLIONS D EUROS pour mettre des animaux en prison, et ...la mort de 5 SDF fautes de moyens...L'an dernier, on comptait 15000 ENFANTS (Source Le Parisien 19 mais 2007) sans domicile fixe...Et des fonds "privés" construisent à Paris, en 2008, une prison dorée pour des animaux qui seraient certainement plus heureux dans un autre environnement, qu'une ville poluée...
C'est quoi cette société où ces parallèles se font sans aucune réaction? De plus en plus, je suis attérée des annonces faites dans les infos : nous passons d'annonces dramatiques, à des querelles de clocher, d'annonces ridicules à des drames évitables. S'il est possible de trouver des fonds dits "privés" pour construire un super zoo de luxe, alors pourquoi n'est il pas possible de trouver aussi des fonds priviés pour les petits qui vivent au jour le jour d'un lieu à l'autre?.
Parfois j'imagine ces petits, serrant leur doudou dans leurs mains, de peur de les égarer...
Et je ne sais que faire, mesurant mon impuissance devant tant d'injustice. Pour Noêl, je voudrais...que quelqu'un ou quelque chose me donne cette idée, ce souffle, cette énergie, qui ferait une différence, si minime soit-elle, pour tous ces enfants perdus. Je n'ai aucune comptétence, dans ce domaine, je ne sais vraiment pas si je serais efficace, mais je me dis quand même qu'il doit bien être possible de trouver des solutions innovantes, des générosités insoupconnnées, des personnes compétentes qui seraient d'accord pour guider peut etre une nouvelle association (une de plus, mais y en a t'il jamais trop) afin de solliciter ces "fonds privés" puisque les fonds publics sont utilisés à autre chose. Si chacun cherchait son "talent" particulier, et acceptait de le mettre à disposition pour un tel but, peut etre pourrions nous, changer le monde cette année.
Mais peut-être suis je encore dans l'utopie et la méconnaissance. Il y a tant d'associations qui luttent aujourd'hui dans ce
domaine..Peut-être n'aurais je pas cette idée novatrice, inconnue jusqu'ici, ce souffle volontaire, qui ouvrirait une porte encore jamais ouverte. Je ne sais pas, mais je crois oui, je crois, que
nous avons tous le DEVOIR D'INDIGNATION devant ces dépenses ridicules et ces souffrances injustes.
Depuis quelques jours, des articles, des émissons télévisées, des émissions de radios se répandent en propos pour le moins étonnants.
L'éducation nationale est en grève ok
Les parents ont des difficultés pour faire "garder" leurs enfants ok
Et le sujet principal de toutes ces interventions : le mode de "garde" des enfants...
Et depuis quand l'école est -elle une garderie? Depuis quand, traites t'on d'un sujet sans traiter le coeur du sujet?
NON, je ne juges pas les profs qui se mettent en grève,
NON je ne juges pas les parents qui se battent dans un contexte difficile
Je tente simplement de comprendre où est le coeur du sujet : l'école est obligatoire, l'éducation dite "nationale" a un rôle de transmission de la connaissance, et jamais, elle n'a eu pour vocation de "garder" des enfants. Alors, pourquoi aujourd'hui, nous serines t-on à longueur de journée, des analyses de situation biaisées, partant de deux poles identifiés comme étant concernés par les problèmes engendrés, sans JAMAIS mettre l'enfant au coeur du sujet.
Il en pense quoi le petit qui va à l'école chaque jour pour APPRENDRE? Il est bien dans le sujet, mais en filigrane, petit fantôme qui
donne la main pour aller vers son avenir, sans bien savoir "quand c'est l'école, quand c'est la garderie"...
Le mode de garde et l'école sont pour moi deux choses totalement différentes. L'un est du ressort des parents, l'autre concerne l'éducation nationale.
Oui, mais me direz vous, lorsque l'école est obligatoire, la grève entrave le processus éducatif de l'enfant. OUI mille fois OUI, et alors? Est ce une raison pour présenter ces sujets des seuls points de vue des enseignants ou des parents? Quand verrons nous une émission portant sur ce sujet, rassemblant non pas des "parents-d'élèves" ou des représentants de l'éducation nationale, mais des représentants de "l'ENFANT, de ses rytmes, de ses besoins, de ses attentes.?
A trop parler de modes de gardes lors des grèves, nous donnons l'image d'un pays où l'école est une garderie, où l'on apprend quelque chose. Belle image en vérité. Avec les rythmes scolaires en conformité avec les attentes des parents, avec des vacances qui ne tiennent compte que de l'économie des régions, avec samedi sans école, des mercredi où l'on se lève tôt, des horaires à rallonges, ou raccourcis...l'enfant n'est pas pris en compte, son rythme est bafoué au sacro-saint nom de l'ADULTE qui sait...
Le sujet de ce post n'est pas une polémique sur les Parents, les Profs, les modes de garde, ce n'est qu'un coup de gueule sur LA PRESENTATION des évènements faites par les médias, qui ne prennent pas la peine de s'investir dans un vrai débat, et qui se contentent de "saisir" un sujet pour en faire une émission mille fois entendue, mille fois redites.
La seule question que l'on devrait poser est : Et l'enfant dans tout ça, il est où, il vit comment?
Commentaires Récents