François Garagnon
Ce matin mes petits fils jouaient en dessinant, tranquilles, sur la grande table du séjour. Puis vint le moment des chamailleries, des "tu me
tannes", des "je te parles plus", et du très grave : "d'abord té plus mon cousin".
En les écoutant, il m'est revenu une conversation avec une personne que je coachais, il me parlait de son fils et il me dit :"chaque soir, je lui poses la question de savoir ce qu'il a appris aujourdh'ui."
Alors j'ai eu l'idée de proposer à mes deux lascars le jeu du "bon souvenir" de la journée.
Et leurs yeux se sont allumés, ils m'ont défilés des tas de petits bonheurs vécus depuis leur arrivée : "les deux carambars du matin,
que l'on a le droit de manger quand on veut, paprika le mini chien qui vient en vacance chez nous, le premier bain dans la piscine, la découverte des crayons de couleurs achetés hier, le cerf
volant qui "vole tout seul", le bizou du soir alors qu'on dort à moitié, l'histoire racontée par Tom à Joseph, le droit de veiller plus tard...
Je crois que ce soir, nous aurons encore plein de "bons souvenirs". Finalement, si nous les adultes, nous savons faire ce petit retour en arrière chaque jour, nous n'aurons peut etre plus de rancoeurs qui trainent, de frustrations qui se transforment en angoisse.
Savoir compter et s'enrichir de ce qui compte, et laisser ce qui ne compte pas...
Lors d'une pause, dans cette salle de formation d'une entreprise d'un grand éditeur, j'étais à la fenêtre, et je regardais ces immenses camions qui entraient et repartaient.
Et je me suis prise à imaginer tous ces livres qui s'en allaient vers leurs destins, prêts à être ouverts, découverts, lus, parcourus, prêtés, rendus, rangés et repris...Ces camions portent la culture, la découverte, la lecture, la curiosité, le savoir, la connaissance, l'humour, l'apprentissage, les mots, les lettres, les ponctuations.
Ils partaient les bouquins, après êtres passés de mains en mains, ballotés, choyés, manipulés par toutes ces femmes et tous ces hommes
qui travaillent à leur diffusion. Certains parfois s'égarent, mais sont vite remis dans les bonnes "cases" afin qu'ils suivent leur destin de livre, qui se doit d'etre ouvert, lu, prêté, rangés,
repris, relus.
Je me suis surprise à penser que le livre ne peut vivre sans eux, que leur travail nous est indispensable et que leur énergie se diffuse à travers nos lectures.
En échangeant avec les groupes avec lequels j'ai travaillé, je me suis dis qu'ils font un beau métier ces femmes et ces hommes qui, jour après jour, prennent soin de ces livres, petits coffres forts de la culture. Oui, ils font un beau métier, ils le savent, et ils dégagent une belle énergie. Et pourtant, si le métier est beau, il a ses contraintes et ses fatigues.
Et j'avais juste envie de leur dire "Merci". Voilà qui est fait.
Votre travail me réjouit, moi qui dévore les livres comme des choux à la crème, qui les savoures, les relis, les prêtes, ne les range pas, les vend, puis les rachète...Oui, juste Merci pour ce travail qui permet aux camions de partir à l'heure, pour livrer en temps voulu, le livre sur l'étagère où je vais savoir le trouver.
Un jour peut être je raconterais l'histoire d'un livre et son périple, avant d'arriver sur l'étagère où je saurais le
trouver...
J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...
Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?
Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!
Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".
Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.
Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.
Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?
Je n'ai pas de réponses à ces questions, car il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.
Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...
Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)
que je fais ce qui n'est pas de ma responsabilité, que je me mêle de ce qui en fait ne me concerne
pas, j'agis bien souvent pour être "admirée"? aimée? remarquée comme quelqu'un de "bien"? peu importe, en fait, je fais ce que je ne devrais pas faire, je prends la responsabilité qui ne
m'appartient pas.
AYééééé, chui victime, l'autre n'a rien
compris, j'ai tant donné, il n'a rien pris, j'ai voulu, mon intention était....et lui voilà qu'il rejette tout ça d'un revers de colère... Alors je ressasses, je repenses, je refais le monde à ma façon, et voilà que d'un
coup, la colère me prend (ben oui, c'est à moi maintenant) et j'imagine tout ce que je pourrais lui dire ou lui faire pour lui faire un peu mal, non mais, c'est vrai ça pourquoi moi je serais
triste, et pas lui (ou elle:))
Et tout va recommencer parce qu'au bout d'un moment, je m'en voudrai peut etre, alors je reprendrai ma
cape de Sauveur, pour tendre une main dont on ne voudra pas, qui me refera Caliméro victime, qui d'un coup de coquille reprendra les armes du Persécuteur...
Ce matin le petit banc de pierre
du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir
assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que
tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.Bonjour! Dit le marchand
C’était un Marchand de pilules perfectionnées, qui apaisent
la soif. On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire.
Pourquoi vends-tu cela? Dit le Petit Prince.
C’est une grosse économie de temps, dit le Marchand. Les experts ont fait des calculs; on épargne 53 minutes par semaine.
Et que fait-on de ces 53 minutes?
On en fait ce que l’on veut…
Moi, dit le Petit Prince, si j’avais 53 minutes à dépenser,
je marcherais tout doucement vers une fontaine. »
A.de St Exupéry. Le Petit Prince
ALors voilà, j'essaie moi aussi comme le Petit prince de marcher doucement vers mes fontaines, mais chaque jour je me retrouve à chercher la pilule miracle qui me fera
"économiser" du temps. Je fais tout à l'envers , commençant par l'ordinaire, le quotidien parfois inutile, pour finir en toute hâte par râter l'Essentiel. Je cherche
l'impossible, tout "avoir" et tout "faire", alors que je sais bien qu'en marchant vers ma fontaine, je me contenterais d'"être" quelqu'un qui cherche une fontaine... J'aime bien ce Petit Prince,
il me parle souvent...Gestion du temps nous dit-on? Pfff, pourquoi gérer l'ingérable? Une journée a 24 h, nous ne gérons rien du tout si nous voulons gérer le temps. Je crois bien que ce que je
peux "gérer" est tout simplement ce que je mets dedans. Le choix d'être pleinement dans l'instant.
Un rayon de soleil frappe à ma fenêtre, il porte un message peut-être : la nuit le soleil brille aussi.
nnaître et sentir" la vie de cet instant, vibrer et rayonner comme cette étoile
filante qui crée la suivante, pour agir, grandir, faire grandir aussi."En vivant pleinement et de manière splendide dans l'éternel présent, tu es toujours aussi jeune que le présent."....
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