"Etre enchanté c'est réveiller en soi quelque chose qui chante"

                     François Garagnon


Méditation du jour

Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 11:51

4773578659_d5920a104d.jpgCe matin mes petits fils jouaient en dessinant, tranquilles, sur la grande table du séjour. Puis vint le moment des chamailleries, des "tu me tannes", des "je te parles plus", et du très grave : "d'abord té plus mon cousin".


En les écoutant, il m'est revenu une conversation avec une personne que je coachais, il me parlait de son fils et il me dit :"chaque soir, je lui poses la question de savoir ce qu'il a appris aujourdh'ui."


Alors j'ai eu l'idée de proposer à mes deux lascars le jeu du "bon souvenir" de la journée.


Et leurs yeux se sont allumés, ils m'ont défilés des tas de petits bonheurs vécus depuis leur arrivée : "les deux carambars du matin, que l'on a le droit de manger quand on veut, paprika le mini chien qui vient en vacance chez nous, le premier bain dans la piscine, la découverte des crayons de couleurs achetés hier, le cerf volant qui "vole tout seul", le bizou du soir alors qu'on dort à moitié, l'histoire racontée par Tom à Joseph, le droit de veiller plus tard...


Je crois que ce soir, nous aurons encore plein de "bons souvenirs". Finalement, si nous les adultes, nous savons faire ce petit retour en arrière chaque jour, nous n'aurons peut etre plus de rancoeurs qui trainent, de frustrations qui se transforment en angoisse.


Savoir compter et s'enrichir de ce qui compte, et laisser ce qui ne compte pas...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 23:25

Lors d'une pause, dans cette salle de formation d'une entreprise d'un grand éditeur, j'étais à la fenêtre, et je regardais ces immenses camions qui entraient et repartaient.


Et je me suis prise à imaginer tous ces livres qui s'en allaient vers leurs destins, prêts à être ouverts, découverts, lus, parcourus, prêtés, rendus, rangés et repris...Ces camions portent la culture, la découverte, la lecture, la curiosité, le savoir, la connaissance, l'humour, l'apprentissage, les mots, les lettres, les ponctuations.


Ils partaient les bouquins, après êtres passés de mains en mains, ballotés, choyés, manipulés par toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent à leur diffusion. Certains parfois s'égarent, mais sont vite remis dans les bonnes "cases" afin qu'ils suivent leur destin de livre, qui se doit d'etre ouvert, lu, prêté, rangés, repris, relus.


Je me suis surprise à penser que le livre ne peut vivre sans eux, que leur travail nous est indispensable et que leur énergie se diffuse à travers nos lectures.


En échangeant avec les groupes avec lequels j'ai travaillé, je me suis dis qu'ils font un beau métier ces femmes et ces hommes qui, jour après jour, prennent soin de ces livres, petits coffres forts de la culture. Oui, ils font un beau métier, ils le savent, et ils dégagent une belle énergie. Et pourtant, si le métier est beau, il a ses contraintes et ses fatigues.


Et j'avais juste envie de leur dire "Merci". Voilà qui est fait.

 

Votre travail me réjouit, moi qui dévore les livres comme des choux à la crème, qui les savoures, les relis, les prêtes, ne les range pas, les vend, puis les rachète...Oui, juste Merci pour ce travail qui permet aux camions de partir à l'heure, pour livrer en temps voulu, le livre sur l'étagère où je vais savoir le trouver.

 

Un jour peut être je raconterais l'histoire d'un livre et son périple, avant d'arriver sur l'étagère où je saurais le trouver...



 

 

 

 

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /2010 21:10

J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...


Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?


Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!

 

Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".

 

Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.


Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.


Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un  quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?


Je n'ai pas de réponses à ces questions, car  il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.

 

Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés  par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...

 

 

Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)







Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 12:40
Une  anegdote anodine,  vécue aujourd'hui, me ramène à ce concept intéressant : le triangle infernal!

Le Sauveur, la victime et le persécuteur.

Lorsque je suis en position de "sauveur", que je fais ce qui n'est pas de ma responsabilité, que je me mêle de ce qui en fait ne me concerne pas, j'agis bien souvent pour être "admirée"? aimée? remarquée comme quelqu'un de "bien"? peu importe, en fait, je fais ce que je ne devrais pas faire, je prends la responsabilité qui ne m'appartient pas.

L'autre alors au début est content, heureux, soulagé, mais il ressent une certaine gêne, qu'il exprime peu  à peu avec violence. Alors, je me recroqueville dans ma coquille outragée : Moi qui ai tant fait, moi qui ai agit pour lui, moi qui, moi, moi, moi.....Et lui (ou elle :)) dans tout ca, il est ou dans mes préoccupations?

Cette réaction me met en position de Victime. AYééééé, chui victime, l'autre n'a rien compris, j'ai tant donné, il n'a rien pris, j'ai voulu, mon intention était....et lui voilà qu'il rejette tout ça d'un revers de colère... Alors je ressasses, je repenses, je refais le monde à ma façon, et voilà que d'un coup, la colère me prend (ben oui, c'est à moi maintenant) et j'imagine tout ce que je pourrais lui dire ou lui faire pour lui faire un peu mal, non mais, c'est vrai ça pourquoi moi je serais triste, et pas lui (ou elle:))

Alors me voilà promu au rang de : Persécuteur... Et tout va recommencer parce qu'au bout d'un moment, je m'en voudrai peut etre, alors je reprendrai ma cape de Sauveur, pour tendre une main dont on ne voudra pas, qui me refera Caliméro victime, qui d'un coup de coquille reprendra les armes du Persécuteur...

Et voilà comment on s'empoisonne la vie pour une attitude indue et des émotions mal ajustées.


Oui mais on en sort comment de cette spirale infernale?


Reprenons au début :

1 ce que je fais, dis ou écris pour l'autre doit passer au tamis de ma réflexion. Est ce de ma responsabilité d'agir, de dire ou d'écrire? Qu'attend l'autre de moi? De quoi a t'il vraiment besoin? Si je fais à sa place il sera un moment soulagé, mais ensuite? Ce 1 est un passage de réflexion, où je pose de la raison, et où je regardes mes émotions sans me laisser envahir par elles,  car l'émotion dans ce contexte brouille les connections.

2 Je me positionne dans le contexte en expliquant mon action à la personne concernée. Je fais 50% du chemin vers elle, en évitant de dépasser les bornes des limites:) ET J ATTENDS.... sans rien faire, en silence...

3 Je mets en action les gestes, les mots, s'ils me sont demandés...

Pfffff facile non? heu ben non pas du tout en fait, parce que la position du Sauveur est tellement ancrée dans nos moeurs, qu'elle n'est plus vue comme une ingérence excessive, mais comme un manque de coeur., un manque d'implication, voire de l'égoisme. Du coup, on ne sait plus où est la limite entre la générosité et l'ingérence. Lorsque j'explique ce concept, la plupart du temps fusent les réponses suivantes :

OUI MAIS NON, c'est par générosité, c'est par implication, c'est par justice, c'est pour aider, c'est pour faire le bien etc... Si je ne sais pas dépasser le OUIMAISNON, j'atterris sur le bord du précipice du SAUVEUR qui se prend la VICTIMISATION  dans la tête pour rebondir en PEERSECUTEUR.


Méditation du jour : Est ce bien de ma responsabilité? Qu'attend l'autre? A t'il besoin de moi?

Bon dimanche :)
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 08:58
Ce matin le petit banc de pierre du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.

Romain, on ne s'est jamais vu, on ne se "connaissait" pas, notre rencontre fut virtuelle, sur le blog de Johanne où tu as tellement su partager ta jeunesse, ta tendresse, ta belle énergie pour lui insuffler la force "d'un pas, et puis d'un autre, et un seul à la fois". On ne se "connaissait" pas, mais on a partagé tant de choses que j'avais le sentiment d'avoir toujours connu ce grand gars rieur, plein d'humour et d'angoisses, de joies et de tristesse, de questions sans réponses. Et peu à peu, ta famille a ouvert sa porte "virtuelle" et j'ai rencontré Nathalie, une maman merveilleuse, qui tenait la main de son fils sur un chemin trop rude, et Joan, un grand frère si fort et si fragile aussi parfois dans sa détresse d'aujourd'hui, qu'on voudrait le prendre contre soi et le bercer  l'infini, et puis Cathia aussi, petite soeur perdue si forte et qui ne le sait pas...

Je ne sais en quels jardins tu as trouvé un petit banc de pierre pour arrêter la course folle de tes nuits aujourd'hui, j'imagine que c'est ici que tu as décidé parfois, de laisser ton empreinte, comme pour dire "je suis là où tu m'avais invité, il faut leur dire que je suis là, où vous m'invitez".


Romain, lorqu'un garçon comme toi traverse notre chemin, on ne peut que se dire que cette rencontre a du sens, qu'elle est un message et que ce que tu as offert avec tant de générosité, doit être aujourd'hui porté avec fierté.

Il y a un an aujourd'hui, ton chemin a pris la route des étoiles et ce matin ta maman  souffre dans son corps et dans son âme,  entourée de l'amour de toute votre famille, ce matin ton frère dit qu'il ne trouve pas les mots pour dire qui tu es, ce matin, des centaines de personnes pensent à toi, parce qu'à un moment, tu as traversé comme un éclair leur vie et que tu l'as changée.

Que ta route soit belle, n'oublies pas de revenir parfois, laisser une empreinte de ta générosité vivante, sur le petit banc de pierre du paradis des lézards : on t'y attend.



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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 10:15

Bonjour! Dit le marchand

C’était un Marchand de pilules perfectionnées, qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire.

Pourquoi vends-tu cela? Dit le Petit Prince.

C’est une grosse économie de temps, dit le Marchand. Les experts ont fait des calculs; on épargne 53 minutes par semaine.

Et que fait-on de ces 53 minutes?

On en fait ce que l’on veut…

Moi, dit le Petit Prince, si j’avais 53 minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. » 

A.de St Exupéry. Le Petit Prince

 

ALors voilà, j'essaie moi aussi comme le Petit prince de marcher doucement vers mes fontaines, mais chaque jour je me retrouve à chercher la pilule miracle qui me fera "économiser" du temps. Je fais tout à l'envers , commençant par l'ordinaire, le quotidien parfois inutile, pour finir en toute hâte par râter l'Essentiel. Je cherche l'impossible, tout "avoir" et tout "faire", alors que je sais bien qu'en marchant vers ma fontaine, je me contenterais d'"être" quelqu'un qui cherche une fontaine... J'aime bien ce Petit Prince, il me parle souvent...Gestion du temps nous dit-on? Pfff, pourquoi gérer l'ingérable? Une journée a 24 h, nous ne gérons rien du tout si nous voulons gérer le temps. Je crois bien que ce que je peux "gérer" est tout simplement ce que je mets dedans. Le choix d'être pleinement dans l'instant.

 

 

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 10:08
Il est des jours qui sont comme des nuits, le soleil ressemble à la lune : il se cache ou éparpille ses rayons en pluie, les gouttes d'eau étincellent comme des étoiles, et notre âme se met au diapason d'une nature qui a besoin de se ressourcer. L'eau du ciel nourrit la terre, et le jour-nuit nourrit l'âme, il me dit de me poser, de ne pas "faire", d'être tout simplement au diapason d'une nature qui enseigne.

Aujourd'hui est un jour-nuit, de ces jours où rien n'est prévu parce qu'il ne faut plus prévoir, juste vivre un instant qui se présente, un de ces jours où le travail ne semble plus "urgent" et où l'essentiel est dans un élan de partage avec l'humanité, celle qui souffre, celle qui chante, celle qui vit et qui vibre, celle qui veut changer le monde...

Un rayon de soleil frappe à ma fenêtre, il porte un message peut-être : la nuit le soleil brille aussi.

Je ferais de ce jour-nuit, un soleil de minuit, pour être encore pour quelques jours près de Jo, de Romain, de toutes mes lumières envolées. 
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 11:00
Comme une étoile éteinte juste avant qu'il n'arrive, comme une étoile éteinte juste après son passage, comme une étoile filante, vibrante, rayonnante, l'INSTANT est là, intangible, insaisissable et fulgurant.

Ma vie est composée d'Instants que je  n'allumes jamais.

Je me dis ce matin, qu'une fois de plus, je voudrais être quelqu'un qui fait de chaque instant de sa vie quelque chose d'extraordinaire. Extraordinaire dans le sens de "connaître et sentir" la vie de cet instant, vibrer et rayonner comme cette étoile filante qui crée la suivante, pour agir, grandir, faire grandir aussi.

Je voudrais, je voudrais, et en écrivant ceci, je perd mon étoile dans des "Je" inutiles....

L'instant se vit aux autres, partagé, irradiant une lumière commune. Seul, en méditation, il peut parfois ouvrir un univers nouveau, si et seulement si, cet univers est partagé pour un monde meilleur, éclairé, lumineux. L'instant est toute ma vie qui défile à grand train, et moi pauvre innocente, le découvre parfois, au détour d'une épreuve, d'une joie magnifique. Il est là, saisissant, enseignant, magnifique, parfois fracassant de douleur. Et puis le lendemain, je reprends le cours de mes "moments" accolés les uns aux autres, d'une vie quotidienne, que je n'éclaire plus.

Je ne sais pas encore comment vivre chaque instant de ma vie comme s'il était unique. J'essaie, je m'entraîne, je tente et recommence, mais le plus souvent, je me retrouve assise sur le bord du chemin, regardant filer mon étoile, qui s'éteind, qui en allume une autre, qui s'éteind, qui ....

Amusant : j'ouvres ce petit livre qui chaque jour, égrène quelques mots au jour du calendrier. Ce petit livre, je l'aime bien, il est vieux, abimé, usé, mais je l'ai partagé avec mon P'tit frère, des mois durant. On se lançait chacun les mots au téléphone, plaisantant sur notre incapacité à bien comprendre...Et aujourd'hui, il dit :

"En vivant pleinement et de manière splendide dans l'éternel présent, tu es toujours aussi jeune que le présent."....



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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 11:04
Rien ne va plus au pays des lézards, le ciel pleure à fendre l'âme, et se met au diapazon de nos tristesses.

Alors ce matin, devant ce désastre, une question me vient : comment illuminer le ciel lorsqu'il a tant de chagrin? Doit-on le laisser exprimer son désarroi et lui permettre par ses larmes, de se laver de ses angoisses? Doit-on chercher au fond de nous-même l'éclair de lumière qui réchauffera la terre ? Doit-on faire de sa vie quotidienne une petite lampe vaillante qui, additionnée aux milliers de petites lampes, mettront un arc en ciel dans la vie?

Quel pouvoir avons-nous face à la détresse? Celle du ciel et celle des hommes? En ces temps où le mot "CRISE" s'élève comme un étandard, où l'on tue des bébés et ceux qui les défendent, où des milliers d'enfants hurlent sous les bombes, je me dis que je dois inventer une vie nouvelle, pour que chaque détresse trouve son contraire, pour que chaque terre trouve son soleil, pour que la pluie du ciel et de l'âme, nourrisse et ne noie pas. Si moi j'inventes, d'autres le font aussi, et tous ces "inventeurs" pourront y changer quelque chose.

Dur dur, d'inventer plutôt que de reproduire les shémas anciens.

Etre attentif à chacun, individuellement, ne pas se laisser envahir par la morosité alors que notre vie est sans contexte une belle vie, s'ouvrir à ceux qui souffrent et soulager par les mots, les caresses, la tendresse, donner ce qui n'est plus utile et qui sera un trésor pour d'autres, sourire, sourire, sourire et avancer toujours. Découvrir notre "talent" particulier, et le partager largement. Apprendre, écouter, inventer. Nous sommes les acteurs d'un nouveau monde à inventer.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /2008 16:40
Je refermes doucement la porte de l'année, cherchant en chaque mois, chaque jour, chaque instant, tout ce que j'ai appris, tout ce que j'ai pu donner, tout ce qui m'a transformé.

Je refermes doucement la porte de l'année en prenant bien mon temps, afin de mesurer ce que je dois mettre dans mon prochain sac à dos : expériences acquises, émotions vécues, rencontres importantes, mains tendues, réconforts, et chagrins aussi.

Et cette question lancinante : qu'ais je fait cette année, ce mois, ce jour pour améliorer le monde qui m'entoure?

Non, je ne dirais à personne aujourd'hui : Bonne année, car je n'ai pas encore terminé de remplir mon sac pour demain. Mes souhaits, lorsque je les les émets, sont puisés au coeur de tout ce que j'ai pu vivre, ils sont sincères, tonitruants, et j'espère efficaces. Mais pour me préparer à des souhaits utiles, il me faut encore prendre le temps...

Vivre pleinement cette fin de journée pour que demain, soit le jour nouveau d'une nouvelle année, riche de l'expérience, sans regrets ni remords, pleine de connaissance, l'espoir chevillé au corps : que chaque instant de ma vie soit extraordinaire. Dans le sens de : vibrant, vivant, lumineux, positif et agissant.

Pffffff, beau programme, et en attendant, je laisses encore la porte de 2008 entr'ouverte.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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