Méditation du jour

Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 18:03

 

 

 

 

 

 

 

Un livre la démarche appréciative  de Pierre-Claude Elie m'interpelle. Je travaille selon ces principes, et lire ces constats positifs sur tant d'actions menées laisse la place à la perplexité. Proposer un projet positif, Identifier les forces et les talents, puis Imaginer un futur, élaborer des orientations stimulantes et innover dans les actions.

 

Le schéma est parlant : Découverte, Désir, Design, Destin qui nous mène à un changement dynamique et valorisant. La théorie est belle, et la pratique de cette théorie un peu magique.

 

Ok.

 

Alors comment se fait il qu'aujourd'hui il y ait encore tant de pression, de stress, d'angoisse', de "non envie"? Pourquoi n'agissons nous pas avec cet effet pygmalion qui- dit -que -celui -que -je -vois -tel -que -je -le -vois- seras -comme -je -le- vois? Identifier le meilleur d'une équipe, et travailler sur ce registre est tellement plus riche et efficace que d'identifier les manques, les incompétences et les erreurs.

 

Préparer un séminaire c’est comme jouer au Monopoly, parfois on  sort de la case Prison pour parvenir à la Rue de la Paix. Une journée pour un futur positif. Une journée pour reconnaître ses propres talents, et les partager, une journée pour prendre juste le temps d'exprimer à l'autre son respect et sa reconnaissance. Une journée pour reconnaitre les réussites, s'appuyer sur les talents pour se projeter sur un futur positif, mettre en action les leviers d'une nouvelle vision commune.

 

Préparer un séminaire c’est parfois passer d'un terrain miné à un terrain de rugby, et toujours, toujours, dans cette préparation, le grand point d'interrogation : aurais-je suffisamment préparé ce barreau de l'échelle qui permettra à ce groupe un passage, puis un autre, et un autre encore.

 

C'était en direct live du Paradis des lézards quelques réflexions qui s'en viennent lors d'une préparation particulièrement marquante.

 

Bonne semaine à tous

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 12:49

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cercle est –il vicieux ou vertueux, qui me condamnerait à toujours plus de travail, ou qui me mènerait à toujours plus de bonheur dans le travail ?

 

A lire certains articles qui concernent les femmes de plus de 50 ans, (http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/04/20110414-164205.html) condamnées au chômage, ou le bonheur au travail, ou la pénibilité au travail,

 

Il me vient des idées dans ma petite tête de 64 ans ; elles me soufflent la chance de toujours ce plaisir du travail qui est le mien, qui m’a été confié, que je cherche à chaque instant à reconstruire, et réinventer. Il me vient aussi dans les os et les articulations des déchirures qui murmurent qu’il serait temps de se calmer, d’aller un peu moins vite, un peu moins fort. Il me vient aussi parfois de ces découragements d’une fatigue si intense qu’elle bouscule toutes notions de plaisir, de bonheur au travail, d’énergie à transmettre, une fatigue qui dirait  que chaque chose a son tempo, et qu’il conviendrait d’en changer. Il me vient aussi de plus en plus souvent, l’envie d’écrire sans contrainte, de lire sans but, de prendre les chemins qui ne mènent à rien autour de ma maison, le chien en bandoulière, le nez au vent, de partir en ville découvrir de ces nouveaux films que je ne vois passer que par leurs critiques, d’être en quelque sorte, juste moi-même, toutes ces choses essentielles qui sont présentes à chaque instant comme ces bulles que l’on aime tant, et qui claquent avant même d’avoir pu être admirées.

 

Je me dis que la vie s’allonge, et que le temps n’est plus le même qu’autrefois où l’on était usé avant d’avoir vécu, je me dis aussi que le travail, s’il s’accomplit dans la légèreté et la joie, est un cadeau que l’on doit partager, je me dis qu’il me faut de nouveau, revoir mes priorités, et préparer le corps à plus d’attention afin qu’il m’accompagne un pas de plus encore. Parce que finalement, je ne suis pas celle qui partira le nez au vent, chien en bandoulière sans but, je suis celle qui le fera, et qui rentrera riche de plus d’idées, de nouveautés, de petits éclats d’instants qu’il sera bon de partager avec un groupe, une personne, un enfant, quelqu’un. On appelle ça « travail », je le vis comme « richesse ». Alors oui, la vieillesse y donne un goût peut être parfois plus amer, le corps ne se plie pas aux exigences de l’esprit, il convient bien sûr de revoir ceci, pourtant, « être riche de son travail » toute la vie, quel cadeau à partager pour tous ceux qui luttent, qui se battent devant le poids d’un non-travail, les barrières de non-diplômes, la fatigue harassante d'un travail non choisi.

 

C’est fou comme un cri de détresse, un article lu dans la presse, peut tout à coup être une mesure de la chance que l’on a…Chance, …un article écrit un jour aussi, suite à la lecture d’un autre article…

http://www.facebook.com/notes.php?id=720824196#!/note.php?note_id=409378594639

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 16:31

 

 

 

 

 

 

 

 

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En quelques coups de vent sous un ciel bleu d’azur, les feuilles de mes chênes s’éparpillent au printemps. Les arbres suspendus aux parenthèses du temps, désemparés, désespérés, entonnent le chant des branches nues; cette chasse aux parures anciennes, cette danse aux bourgeons éclatants.

 

Plein soleil, cruauté triomphante du cycle de la vie.Une feuille chasse l’autre, son rôle n’est plus de plaire, il sera désormais de nourrir la terre.

 

 

 

Apprendre de mes arbres à lâcher de ces prises anciennes,  et, les mains grandes ouvertes, me rendre disponible à d’autres horizons, renoncer à mes vieilles croyances ,   construire enfin, sur l'avenir de nouveaux ponts.SAM_0158.JPG

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 17:48

 

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Il se trouve toujours quelque chose pour déranger les calculs les plus soigneusement établis par l'homme

[Saikaku Ihara]

 

 

 

Il est des mots qui ne viennent pas, des lettres qui ne s'écrivent pas, des paroles que l'on ne prononcent pas. Seuls nos bras tombent, nos coeurs se ferment, le froid devient glacial, et nos mains se tendent...dans le vide, devant RIEN, juste l'horreur, le malheur, la tristesse. Cette tristesse qui nous parait inopportune, tant la dignité dans les yeux de ces rescapés recèle de profondeur et de détresse.

 

Une fois de plus les appels à l'aide foisonnent, une fois encore l'argent semble la seule offre que l'on pourrait faire devant tant de fracas.

 

Alors je m'interroge : où trouve t'on la solidarité humaine, tangible et bien réelle? Toutes ces organisations qui tendent leurs caisses vers nous, sont elles irréprochables? En 2004 nous avons eu le goût amer de l'argent inutile, des actions incertaines, mais aussi tellement de petits miracles au quotidien par de grandes et de petites associations.

 

Et nos "grands communicants", Présidents, Politiques de tous bords, Ecologistes de tous poils, y vont chacun de leur couplet rassurant, lancinant, pontifiant ou intéressant.Parler quand vient l'orage, permet de fuir la peur peut être? Si l'on rassure, moqueries, si l'on alerte "non prévoyance", si l'on se tait "non communication". Difficile de nos jours, de préparer une élection et de faire face à une telle catastrophe. Exercice délicat qui fera la différence entre l'humain et le technique, entre l'agissant et l'attentiste, entre celui qui oeuvrera pour une terre moins moche, et celui qui la laissera en friche.

 

Agir aujourd'hui c'est choisir demain. Agir aujourd'hui c'est offrir à ce peuple l'aide "dont il a besoin" en comprenant ces besoins. Agir aujourd'hui c'est se tourner vers les associations utiles, claires, efficaces car nos petits bras et nos bonnes intentions solitaires ne seront solidaires qu'en nombre et dans la clarté des organisations choisies.

 

Je penses ce soir aux mères inquiètes et aux pères angoissés, aux jeunes de ce pays, dont l'avenir a tout à coup basculé dans l'horreur, aux petits qui parleront "d'avant" et puis "d'après". Une pensée c'est dérisoire, mais milles pensées...qui sait ...peut être...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 17:12

Tu as pendant plusieurs années, laissé sur internet des traces de ta psychose, entrainant avec toi tant de personnes fragiles...Tu as drainé de la tendresse, du soutien, des attentions par tes écrits, mutipliant les personnalités : tu as été ta propre mère dans un blog, ta fausse soeur jumelle dans un autre, toi-même malade imaginaire ailleurs, mendiant sans cesse l'attention, quémendant du soutient, amical et financier, des prières pour une guérison qui n'avait pas lieu d'être...

 

Qui es tu?

 

Une mome paumée qui aujourd'hui porte la colère de plus de mille personnes et laisse un goût de cendre au coeur de tous ceux qui ont été à tes cotés. Il faudra du temps pour que la générosité que tu as captée pour toi-même retrouve le chemin de ceux qui en ont vraiment besoin, il faudra du temps pour qu'un sourire, une main tendue, une parole tendre refasse son chemin auprès de qui, pourtant, en aurait besoin..Il faudra du temps pour que la souffrance des mamans qui ont perdu un enfant, des jeunes qui se battent vraiment pour cette sale maladie, se transforme en une énergie nouvelle après tes exploits.

 

En fait, si tu n'avais pas fait tant de dégats auprès de toutes ces personnes, je rirais de tes délires. Mais ce soir l'humour s'est barré avec toute ma tendresse. Il ne reste que ce goût de cendre au coeur. Je me souviens de tes appels, la voix voilée, fatiguée, épuisée...Je me souviens de ces démarches pour te faire plaisir "une dernière fois", je me souviens du temps passé pour toi, volé à d'autres...je me souviens de l'énergie, de l'inquiétude...Je me souviens aussi de ma capacité à entrainer les autres pour toi, et je me retrouve vraiment cloche, les mains vides, un grand point d'interrogation devant moi..

 

Entre stupeur, colère et raison, j'oscille depuis deux jours, tentant de tout faire pour que l'on t'arrête dans tes délires. Il semble que ce soit impossible, que tu réapparaitras sur le net, inventant une leucémie, un chondrosarcome ou une maladie pulmonaire...

 

Ecrire ceci ici, est peut etre bizarre, pourtant, j'ai voulu laisser ce message sur ce blog pour que les passants qui me lisent, apprennent que n'importe qui peut se faire entrainer dans un processus irréversible, que ce soit sur le net, ou dans la vraie vie. MAis sur le net  nous mettons plus de temps à atterrir.

 

Comment aurais je pu éviter ce piège? je crois que nous sommes plus de mille à  nous poser la question, et elle reste ce soir sans réponse. Tous nous avons eu des doutes, et tous nous avons replongés...Certains ont été plus réalistes que d'autres et ont fini par tout révéler.

 

 

Il n'y aura pas de commentaires sur ce billet. Inutile également de m'écrire à ce sujet.

Ce n'est qu'un billet de prévention, et de constat.

 

 


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 10:45

"Là où sont tes pensées, tu es, veilles à ce que tes pensées soient bien là où tu veux être....

Rabbi Nachman de breslau."

 

 

 

Dans mes rangements je retrouve cette petite phrase bien cachée au creux d'un bouquin, ouvert "par hasard", à cette page.

 

Et de ces quelques mots émergent plusieurs réflexions, sur le monde de l'entreprise, sur la vie quotidienne, sur l'évolution personnelle, sur la vie et la mort.

 

Si mes pensées sont ailleurs lorsque je tiens la main de quelqu'un qui est dans la détresse, je ne suis pas présente à cette personne, et le lien est rompu.

 

Si mes pensées sont ailleurs lorsque j'effectue une tâche qui m'est confiée, je ne suis pas présente à ce travail à accomplir, et des erreurs s'accumulent, l'incompréhension s'installe, l'interprétation crée un brouillard autour de ce travail.

 

Si mes pensées sont ailleurs lorsque je parle à un enfant, il ressent un manque de respect, d'attention, d'écoute, et il devient capricieux ou renfermé.

 

Si mes pensées sont dans la rancœur alors que je suis au crépuscule de ma vie, je serais à jamais une pensée morose...

 

Tant d'occasions manquées d'être à la bonne place, au bon moment, avec légèreté et puissance.

 

Cette petite phrase cachée au creux de ce bouquin est la bienvenue ce matin, elle  remet mes pendules à l'heure du sourire, de la main tendue, de la véritable empathie. Etre pleinement à l'autre comme s'il était à ce moment la personne la plus importante au monde...Etre pleinement concentrée face à l'enfant qui questionne.Etre pleinement ouvert à la transmission...

 

Là où sont tes pensées...tu es.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 12:05

 

013.JPGChaque année, le premier jour, je reçois et je distribue de ces vœux sympathiques, qui me mènent à prendre de "bonnes" résolutions. Alors avec Détermination, je tente  de mettre ces résolutions dans ma réalité.

 

Portée par les vœux qui m’ont été offerts, la détermination tient...disons une semaine, un mois? Puis peu à peu, la routine quotidienne reprend le dessus, me voilà en chute libre dans un quotidien confortable. De résolutions en déterminations, il ne reste au final que ce qui a été essentiel...Et la plupart du temps, cet essentiel n'a jamais été nommé dans les "bonnes résolutions" du premier jour de l'année.

 

L'expérience m'a montré que la résolution idéale est celle qui se présente comme un inéluctable chemin, simple, léger et joyeux. Si la détermination à la réussite devient lourde, difficile, contraignante alors je me suis trompée de résolution. Si chaque matin, elle m'apparait comme un clin d'œil, une lumière qui scintille dans une sorte d'idéal personnel alors elle est juste.

 

Pendant des années j'ai cru que mes résultats, mes réussites, ne tenaient qu'à ma volonté forcenée, à la détermination que je mettais dans tous mes actes, or aujourd'hui je constate que ce n'est pas "moi" qui réussit, mais les choses, ou les éléments, ou les personnes autour de moi qui réussissent en moi. La volonté et la détermination ne sont que des accompagnateurs efficaces, ils ne sont pas l'état d'être qui mène à la plénitude d'une action juste et pertinente.

 

Merci à tous pour vos souhaits sincères et légers, tendres et moqueurs, parsemés de joie et d'espoir. Il me faut maintenant les intégrer à cette idée qui me chuchote que nous sommes tous une parcelle de la réussite de l'autre...Tous ces vœux qui s'élancent aujourd'hui dans l'univers forment une chaîne que chacun d'entre nous peut briser ou faire grandir.

 

Je vous souhaite aujourd'hui, que chaque instant de votre vie soit léger, essentiel,  et joyeux.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 15:03

 

Parfois, dans la vie on a besoin de faire une pause, comme une parenthèse. Ces moments sont déstabilisants par l'extrême fragilité que l'on ressens alors. J'ai eu souvent de ces parenthèses et aujourd'hui, je ne les crains plus.

 

Elles m'apaisent après la tempête, et je sais que chaque fois, un nouveau chemin est ouvert. Mais vivre ces instants là est difficile, alors, je programme les déclics suivants :

 

1 Prends soin de toi : mouvement, respiration, soins du corps, marches, dialogues avec mon chien, caresses aux chats, livres à savourer...

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2 Laisses le temps te dire quoi faire : ne pas prévoir, attendre l'inattendu, ouvrir juste l'esprit à l'intuition du moment, puis la laisser aller, si elle revient, c'est le chemin...

 

3 Mets de l'ordre dans ta "maison" : aussi bien la maison réelle que celle du cœur, de l'âme, de l'esprit. Choisir ce qui est bon pour moi, donner ce qui ne m'est plus utile mais qui sera un trésor pour quelqu'un, jeter ce qui est abimé, cassé, trop vieux pour servir encore, nettoyer ce qui est lourd du passé, de poussière...

 

4 Savoures ce qui t'est offert, comprends ce que tu dois partager : on ne m'a que prêté une vie savoureuse pour que je la partage avec qui ne l'a pas.

 

5 Ecoutes les oiseaux : quand la vie est trop prenante, on n’entend plus les oiseaux chanter. Le chant des oiseaux est le signe que je suis de nouveau connectée au meilleur de l'humanité...


 

 

6 Attaches de l'importance aux enfants : eux ont leur vie à construire, la tienne est déjà bien entamée. Une minute pour un enfant c'est l'éternité, un mot exprimé par un enfant, recèle tant d'autres mots qui ne sont jamais écoutés...

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7 Crée autour de toi une bulle de tendresse qui refuse la violence et qui émet du bien être : on est tous contagieux, à moi de me protéger de ce qui n'est pas bon, et de diffuser ce qui l'est.

 

Et ensuite, la parenthèse se referme, un nouveau chemin s'ouvre pour une vie déblayée, joyeuse et dynamique.

 

Bonne journée à toi lecteur qui passe, si les 7 déclics de mes parenthèses de vie te plaisent, tu peux les piquer, les copier, les donner, les multiplier, ou ...inventer les tiens. Nous avons tous de ces parenthèses à vivre, elles sont les provisions de force pour demain.

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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 11:51

4773578659_d5920a104d.jpgCe matin mes petits fils jouaient en dessinant, tranquilles, sur la grande table du séjour. Puis vint le moment des chamailleries, des "tu me tannes", des "je te parles plus", et du très grave : "d'abord té plus mon cousin".


En les écoutant, il m'est revenu une conversation avec une personne que je coachais, il me parlait de son fils et il me dit :"chaque soir, je lui poses la question de savoir ce qu'il a appris aujourdh'ui."


Alors j'ai eu l'idée de proposer à mes deux lascars le jeu du "bon souvenir" de la journée.


Et leurs yeux se sont allumés, ils m'ont défilés des tas de petits bonheurs vécus depuis leur arrivée : "les deux carambars du matin, que l'on a le droit de manger quand on veut, paprika le mini chien qui vient en vacance chez nous, le premier bain dans la piscine, la découverte des crayons de couleurs achetés hier, le cerf volant qui "vole tout seul", le bizou du soir alors qu'on dort à moitié, l'histoire racontée par Tom à Joseph, le droit de veiller plus tard...


Je crois que ce soir, nous aurons encore plein de "bons souvenirs". Finalement, si nous les adultes, nous savons faire ce petit retour en arrière chaque jour, nous n'aurons peut etre plus de rancoeurs qui trainent, de frustrations qui se transforment en angoisse.


Savoir compter et s'enrichir de ce qui compte, et laisser ce qui ne compte pas...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 23:25

Lors d'une pause, dans cette salle de formation d'une entreprise d'un grand éditeur, j'étais à la fenêtre, et je regardais ces immenses camions qui entraient et repartaient.


Et je me suis prise à imaginer tous ces livres qui s'en allaient vers leurs destins, prêts à être ouverts, découverts, lus, parcourus, prêtés, rendus, rangés et repris...Ces camions portent la culture, la découverte, la lecture, la curiosité, le savoir, la connaissance, l'humour, l'apprentissage, les mots, les lettres, les ponctuations.


Ils partaient les bouquins, après êtres passés de mains en mains, ballotés, choyés, manipulés par toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent à leur diffusion. Certains parfois s'égarent, mais sont vite remis dans les bonnes "cases" afin qu'ils suivent leur destin de livre, qui se doit d'etre ouvert, lu, prêté, rangés, repris, relus.


Je me suis surprise à penser que le livre ne peut vivre sans eux, que leur travail nous est indispensable et que leur énergie se diffuse à travers nos lectures.


En échangeant avec les groupes avec lequels j'ai travaillé, je me suis dis qu'ils font un beau métier ces femmes et ces hommes qui, jour après jour, prennent soin de ces livres, petits coffres forts de la culture. Oui, ils font un beau métier, ils le savent, et ils dégagent une belle énergie. Et pourtant, si le métier est beau, il a ses contraintes et ses fatigues.


Et j'avais juste envie de leur dire "Merci". Voilà qui est fait.

 

Votre travail me réjouit, moi qui dévore les livres comme des choux à la crème, qui les savoures, les relis, les prêtes, ne les range pas, les vend, puis les rachète...Oui, juste Merci pour ce travail qui permet aux camions de partir à l'heure, pour livrer en temps voulu, le livre sur l'étagère où je vais savoir le trouver.

 

Un jour peut être je raconterais l'histoire d'un livre et son périple, avant d'arriver sur l'étagère où je saurais le trouver...



 

 

 

 

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 21:10

J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...


Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?


Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!

 

Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".

 

Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.


Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.


Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un  quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?


Je n'ai pas de réponses à ces questions, car  il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.

 

Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés  par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...

 

 

Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)







Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 12:40
Une  anegdote anodine,  vécue aujourd'hui, me ramène à ce concept intéressant : le triangle infernal!

Le Sauveur, la victime et le persécuteur.

Lorsque je suis en position de "sauveur", que je fais ce qui n'est pas de ma responsabilité, que je me mêle de ce qui en fait ne me concerne pas, j'agis bien souvent pour être "admirée"? aimée? remarquée comme quelqu'un de "bien"? peu importe, en fait, je fais ce que je ne devrais pas faire, je prends la responsabilité qui ne m'appartient pas.

L'autre alors au début est content, heureux, soulagé, mais il ressent une certaine gêne, qu'il exprime peu  à peu avec violence. Alors, je me recroqueville dans ma coquille outragée : Moi qui ai tant fait, moi qui ai agit pour lui, moi qui, moi, moi, moi.....Et lui (ou elle :)) dans tout ca, il est ou dans mes préoccupations?

Cette réaction me met en position de Victime. AYééééé, chui victime, l'autre n'a rien compris, j'ai tant donné, il n'a rien pris, j'ai voulu, mon intention était....et lui voilà qu'il rejette tout ça d'un revers de colère... Alors je ressasses, je repenses, je refais le monde à ma façon, et voilà que d'un coup, la colère me prend (ben oui, c'est à moi maintenant) et j'imagine tout ce que je pourrais lui dire ou lui faire pour lui faire un peu mal, non mais, c'est vrai ça pourquoi moi je serais triste, et pas lui (ou elle:))

Alors me voilà promu au rang de : Persécuteur... Et tout va recommencer parce qu'au bout d'un moment, je m'en voudrai peut etre, alors je reprendrai ma cape de Sauveur, pour tendre une main dont on ne voudra pas, qui me refera Caliméro victime, qui d'un coup de coquille reprendra les armes du Persécuteur...

Et voilà comment on s'empoisonne la vie pour une attitude indue et des émotions mal ajustées.


Oui mais on en sort comment de cette spirale infernale?


Reprenons au début :

1 ce que je fais, dis ou écris pour l'autre doit passer au tamis de ma réflexion. Est ce de ma responsabilité d'agir, de dire ou d'écrire? Qu'attend l'autre de moi? De quoi a t'il vraiment besoin? Si je fais à sa place il sera un moment soulagé, mais ensuite? Ce 1 est un passage de réflexion, où je pose de la raison, et où je regardes mes émotions sans me laisser envahir par elles,  car l'émotion dans ce contexte brouille les connections.

2 Je me positionne dans le contexte en expliquant mon action à la personne concernée. Je fais 50% du chemin vers elle, en évitant de dépasser les bornes des limites:) ET J ATTENDS.... sans rien faire, en silence...

3 Je mets en action les gestes, les mots, s'ils me sont demandés...

Pfffff facile non? heu ben non pas du tout en fait, parce que la position du Sauveur est tellement ancrée dans nos moeurs, qu'elle n'est plus vue comme une ingérence excessive, mais comme un manque de coeur., un manque d'implication, voire de l'égoisme. Du coup, on ne sait plus où est la limite entre la générosité et l'ingérence. Lorsque j'explique ce concept, la plupart du temps fusent les réponses suivantes :

OUI MAIS NON, c'est par générosité, c'est par implication, c'est par justice, c'est pour aider, c'est pour faire le bien etc... Si je ne sais pas dépasser le OUIMAISNON, j'atterris sur le bord du précipice du SAUVEUR qui se prend la VICTIMISATION  dans la tête pour rebondir en PEERSECUTEUR.


Méditation du jour : Est ce bien de ma responsabilité? Qu'attend l'autre? A t'il besoin de moi?

Bon dimanche :)
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 08:58
Ce matin le petit banc de pierre du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.

Romain, on ne s'est jamais vu, on ne se "connaissait" pas, notre rencontre fut virtuelle, sur le blog de Johanne où tu as tellement su partager ta jeunesse, ta tendresse, ta belle énergie pour lui insuffler la force "d'un pas, et puis d'un autre, et un seul à la fois". On ne se "connaissait" pas, mais on a partagé tant de choses que j'avais le sentiment d'avoir toujours connu ce grand gars rieur, plein d'humour et d'angoisses, de joies et de tristesse, de questions sans réponses. Et peu à peu, ta famille a ouvert sa porte "virtuelle" et j'ai rencontré Nathalie, une maman merveilleuse, qui tenait la main de son fils sur un chemin trop rude, et Joan, un grand frère si fort et si fragile aussi parfois dans sa détresse d'aujourd'hui, qu'on voudrait le prendre contre soi et le bercer  l'infini, et puis Cathia aussi, petite soeur perdue si forte et qui ne le sait pas...

Je ne sais en quels jardins tu as trouvé un petit banc de pierre pour arrêter la course folle de tes nuits aujourd'hui, j'imagine que c'est ici que tu as décidé parfois, de laisser ton empreinte, comme pour dire "je suis là où tu m'avais invité, il faut leur dire que je suis là, où vous m'invitez".


Romain, lorqu'un garçon comme toi traverse notre chemin, on ne peut que se dire que cette rencontre a du sens, qu'elle est un message et que ce que tu as offert avec tant de générosité, doit être aujourd'hui porté avec fierté.

Il y a un an aujourd'hui, ton chemin a pris la route des étoiles et ce matin ta maman  souffre dans son corps et dans son âme,  entourée de l'amour de toute votre famille, ce matin ton frère dit qu'il ne trouve pas les mots pour dire qui tu es, ce matin, des centaines de personnes pensent à toi, parce qu'à un moment, tu as traversé comme un éclair leur vie et que tu l'as changée.

Que ta route soit belle, n'oublies pas de revenir parfois, laisser une empreinte de ta générosité vivante, sur le petit banc de pierre du paradis des lézards : on t'y attend.



Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 10:15

Bonjour! Dit le marchand

C’était un Marchand de pilules perfectionnées, qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire.

Pourquoi vends-tu cela? Dit le Petit Prince.

C’est une grosse économie de temps, dit le Marchand. Les experts ont fait des calculs; on épargne 53 minutes par semaine.

Et que fait-on de ces 53 minutes?

On en fait ce que l’on veut…

Moi, dit le Petit Prince, si j’avais 53 minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. » 

A.de St Exupéry. Le Petit Prince

 

ALors voilà, j'essaie moi aussi comme le Petit prince de marcher doucement vers mes fontaines, mais chaque jour je me retrouve à chercher la pilule miracle qui me fera "économiser" du temps. Je fais tout à l'envers , commençant par l'ordinaire, le quotidien parfois inutile, pour finir en toute hâte par râter l'Essentiel. Je cherche l'impossible, tout "avoir" et tout "faire", alors que je sais bien qu'en marchant vers ma fontaine, je me contenterais d'"être" quelqu'un qui cherche une fontaine... J'aime bien ce Petit Prince, il me parle souvent...Gestion du temps nous dit-on? Pfff, pourquoi gérer l'ingérable? Une journée a 24 h, nous ne gérons rien du tout si nous voulons gérer le temps. Je crois bien que ce que je peux "gérer" est tout simplement ce que je mets dedans. Le choix d'être pleinement dans l'instant.

 

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 10:08
Il est des jours qui sont comme des nuits, le soleil ressemble à la lune : il se cache ou éparpille ses rayons en pluie, les gouttes d'eau étincellent comme des étoiles, et notre âme se met au diapason d'une nature qui a besoin de se ressourcer. L'eau du ciel nourrit la terre, et le jour-nuit nourrit l'âme, il me dit de me poser, de ne pas "faire", d'être tout simplement au diapason d'une nature qui enseigne.

Aujourd'hui est un jour-nuit, de ces jours où rien n'est prévu parce qu'il ne faut plus prévoir, juste vivre un instant qui se présente, un de ces jours où le travail ne semble plus "urgent" et où l'essentiel est dans un élan de partage avec l'humanité, celle qui souffre, celle qui chante, celle qui vit et qui vibre, celle qui veut changer le monde...

Un rayon de soleil frappe à ma fenêtre, il porte un message peut-être : la nuit le soleil brille aussi.

Je ferais de ce jour-nuit, un soleil de minuit, pour être encore pour quelques jours près de Jo, de Romain, de toutes mes lumières envolées. 
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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