François Garagnon
Aller, on joue au jeu des mots qui symbolisent des trucs?
Les mots du titre sont utilisés à longueur de journaux, à longueur de discours, à longueur de lecture, à longueur de communication....Et vous croyez que ce langage est utile? efficace? qu'il aide à aller mieux? à mieux se comprendre? Pffff....peut-être....
En fait, nous sommes formatés à l'interprétation des mots, qui deviennent sources d'énergie ou d'angoisse, de stress ou de précipitation.
Comment pouvons-nous aujourd'hui, faire le tri sélectif de notre communication? Une case pour la poubelle, une case pour l'énergie, une case pour la sérénité, une case pour....
Heu non, peut-être pas, car je ne suis pas une machine à trier, et vous non plus.
Bon, alors, comment communiquer dans la vie de tous les jours, et dans la vie professionnelle (elle est de tous les jours aussi:)) sans pour autant nous créer des sources de peur, de pression, ou de raz le bol?
Ma petite méthode personnelle repose sur pas mal de choses :
1 Le but. Quel est le but de celui qui communique avec moi, ou quel est mon but si j'émet une communication vers une personne
2 Comment j'interprete ce qui m'est dit? Qu'est-ce que j'y met "derrière"?
3 Comment l'autre interprète-t'il ma réponse? Qu'y a t'il "derrière"?
4 Mais après tout, pourquoi y aurait -t'il quelque chose derrière? Et si oui, je pose la question : "Tu veux dire quoi par.....?"
5 Si le discours qui m'est infligé me parait froid, calculateur ou incompréhensible....je le dis tout en tempérant mes opinions, par des faits clairement exprimés.
La plupart du temps ca marche...parfois non...mais bon...
6 Ensuite, je tente de chercher ce qui me fait "grimper au mur". Quelle expression, ou quelle mode d'expression me fait réagir avec violence, rejet ou fuite? Je cherche le "déclencheur". Et j'exprime à l'autre ce qui me fait "déclencher"....
La plupart tu temps ca marche...parfois non....mais bon...
Et d'étape en étape, la sérénité revient.
Alors non, je ne suis pas parfaite, et oui, je grimpe aux rideaux assez souvent, mais je me soigne par étapes, et je crois que chacun peut le faire. Il suffit juste d'avoir confiance en soi, confiance en l'autre, d'être sincère dans sa démarche.
Et ca marche... Toujours... Et oui:)
Bonnes vacances à ceux qui partent, bon retour à ceux qui rentrent, bonne journée à tous.
Depuis quelques années, ce mot traîne dans tous les horizons : sportif, professionnels, management, et aujourd'hui de plus en plus, dans la vie
quotidienne, sous le nom de "life coaching", ou coaching de vie.
Contrairement à ce que l'on croit souvent, il ne s'agit pas d'un mot anglais, ce terme est bien français, et vient de celui qui est le côcher, celui qui mène les chevaux. Peu à peu, il a changer
de signification, bien que....
Le coach est celui qui guide, qui indique le chemin, et qui accompagne sur le chemin, tant que l'on a besoin d'être accompagné. On peut être coach un jour pour quelqu'un, puis être soi-même
"accompagné", puis la personne que l'on a coachée peut devenir un autre jour le "coach" de quelqu'un.
Oui c'est devenu un métier, oui, cela demande des aptitudes et des connaissances, oui, il est essentiel d'avoir soi-même suivi un chemin d'évolution personnel pour éviter de projeter sur l'autre
ses propres ombres. Pourtant, une partie de l'attitude du coach devrait être enseignée dès l'enfance : le coach NE JUGE PAS, il écoute, puis il oriente la réflexion par des questions. Il émet
parfois un ou plusieurs avis sous la forme de choix possibles. Et par ce processus, il permet à l'autre de s'approprier sa propre
évolution.
Il serait utile en effet d'enseigner cette posture à nos enfants. Savoir éviter le jugement, entrer dans l'espace de tous les possibles, plutôt que d'orienter l'autre sur une seule voie,
permettre la résolution d'un malentendu, éviter d'en faire un conflit. Les familles seraient plus heureuses sans tous ces jugements qui émanent des uns et des autres.
Un exemple : sur un forum concernant les personnes dont le poids n'est pas "la norme", il y a de nombreux posts concernant les réflexions des uns et des autres. "Tu devrais faire
attention à toi, tu devrais maigrir, tu te laisses aller etc. Or, l'atitude qui permet un vrai dialogue, une vraie compréhension, et peut-être parfois, une vraie prise de conscience va à
l'encontre de ces faux jugements. Bien souvent, ceux qui émettent ces jugements se positionnent en juges de l'autre, ayant inconsciemment très peurs eux-mêmes de "tomber" là-dedans.
Un autre exemple : Combien de jeunes mamans se sentent agressées par les multiples "bons conseils" de l'entourage, voire d'inconnus. Situation vécue : une jeune maman (ma fille) prends son bébé,
le sort de la voiture, l'installe dans le fauteuil "coque" et le fixe sur la poussette. Elle s'en va toute fière, acheter des fruits dans un magasion "bio", avec son bébé tout neuf. A peine
entrée, la personne qui gère cette boutique la regarde bizarrement, s'approche et lui dit : "oh il est vraiment mal installé là, il est tout recroquevillé, ce n'est vraiment pas bon pour lui,
vous ne devriez......." Je suis avec ma fille, et je vois son visage s'assombrir, un doute passer, puis une vraie détermination. Aie me dis-je, ca va chauffer. Finalement, non, ça n'a pas
chauffé, elle n'a rien dit, haussé les épaules et en sortant s'est contentée de grogner un peu et de dire : on ne peut pas discuter avec des gens comme ça, ils détiennent la vérité. Et oui chers
adultes bien pensants, conseilleurs et juges, à votre tour vous serez jugés par ces "enfants" qui grandissent.
Essayons de poser des questions, avec sincèrité, sans idées préconcues, nous serons étonnés la plupart du temps des réponses.
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