Vendredi 19 octobre 2007
5
19
/10
/Oct
/2007
15:23
Depuis deux jours, la France se paralyse au rythme des revendications d'un certain nombre de personnes. D'Autres, subissent parfois avec rage, parfois
avec patience, parfois avec sympathie.
Et nous assistons à des interwiews dans la lucarne, qui orientent ce mouvement comme d'habitude, sur un soi-disant soutien
général.
Ils sont où ces journalistes avec leurs micros, quand le matin, ayant lu leurs proses, on se retrouve devant une
gare RER fermée?Elle sont où les caméras? Bizarre, bizarre, jamais on n'ose interroger des personnes qui sont CONTRE la grève.
Cette grève qui revendique, qui gêne et qui dérange. Personne n'ose le dire, l'écrire, l'exprimer, car ce n'est pas politiquement correct.
Dire que la grève "on en a assez", on en a trop vécu, qui toutes nous ont laissé un arrière gout d'arnaque, dire qu'à 60 ans on a envie de bosser sans être pénalisé par ces manifestations
qui ne sont que les résultats d'un assistanat hypertrophié. Dire aussi que s'il y a en effet, de nombreux salariés en France qui ont le pouvoir de bloquer "les autres", il y a aussi parmi ces
"autres" des personnes qui aiment leur travail, qui comprennent que des efforts sont utiles pour que leurs enfants eux, puissent avoir le quart des avantages, acquis, retraites tant
réclamées.
Mais non, il n'y a pas de micros ni de caméras pour ceux-là. Ceux-là, rentrent chez eux après une heure d'attente à la porte d'une gare fermée. Ils se laissent le temps de se dire que finalement,
cette journée supplémentaire à Paris, en compagnie de ce petit bout de garçon de deux ans, sera une occasion merveilleuse de lui fabriquer quelques souvenirs de plus : une journée pas comme les
autres. Ce petit bout de garçon qui plus tard n'aura pas les avantages, acquis, retraites, mais qui, ce soir, mange des crèpes faites avec Grand'mamie.
Et s'il faut revenir travailler à Paris la semaine prochaine, on aura aujourdh'ui volé du temps pour la tendresse et la complicité
Commentaires Récents