Partager l'article ! Dans la famille "Je te stress" je demande la Belle -mère: RAOUUUUUUUU petit billet d'humeur à la sortie d'une journée un peu hard dans le c ...
François Garagnon
RAOUUUUUUUU petit billet d'humeur à la sortie d'une journée un peu hard dans le cadre champêtre d'un déménagement au bord de la mer.
Comment réagissez-vous lorsque vous devez vous lever à 7 h du matin alors que vous êtes plutôt du genre 9h, et que vous faites 50 km pour aider votre père de 83 ans
et sa femme de 76 ans à déménager d'un petit "une pièce" à un mignon 3 pièces au bord de la mer.?
Comment régissez-vous lorsque votre frère et votre belle-soeur font 700km pour venir vous donner un coup de main dans cette entreprise qui vise à permettre à votre père et à sa femme de se
retrouver dans un endroit sympathique pour vieillir dans la sérénité?
Comment réagissez-vous surtout, lorsque la dame en question vous accueille en s'écriant : ne touchez pas à mes affaires, et fait durer le plaisir toute la journée, pour terminer en apothéose, les
bras en croix devant le DERNIER placard à vider pour vous interdire de le vider?
Comment réagissez-vous lorsque vous savez que si vous ne videz pas ce fichu dernier placard, votre père le lendemain se verra intimer l'ordre de venir le faire lui-même et qu'il devra monter son
dernier étage, les bras chargés de ces ultimes produits, tous plus inutiles les uns que les autres, mais dont la "dame" ne peut plus se séparer.
OUI je sais, je dois être patiente car à 76 ans il est difficile de lâcher-prise.
OUI je sais, la fragilité de la vieillesse exige de l'indulgence
Oui je sais, peut-être suis-je parfois de parti-pris : la dame n'est pas ma mère,
Mais qu'il est difficile parfois de constater que certains vieillards sont si doux, si généreux, si ouverts, et que d'autres sont nombriliques, égoïstes et critiques.
Vous devez vous demandez comment moi j'ai réagis : heu, au début zen, cool, humour et super patience, puis au moment du dernier placard, la fatigue et la chaleur aidant, mon verni de zenitude a
craqué et elle a reçu le cadeau de toute l'accumulation d'une journée de dingue. Et croyez-le ou non, la sanction semble l'avoir calmée.
Bien aidé en cela par l'intervention musclée, fermet et patiente de mon frère. Des mots ont été prononcés par les uns et les autres, des maux (ça va comment le poignet?) ont été la sanction d'une
fatigue inutile due à la pression.
Mais nous n'étions pas trop de quatre pour mener à bien ce premier épisode d'un déménagement annoncé..
Suite le 13 août pour l'arrivée des meubles contenus dans un quatre pièces à transférer dans un trois pièces, déjà plein comme un oeuf d'inutiles objets.
Dans la famille "je déstresse" je demande mon frère, mon homme, ma belle soeur : merci de cet humour, de cette patience, de cette complicité. Ouiiiii nous vaincrons les petits sacs
plastiques, les tringles à rideaux qui ne tiendront plus jamais de rideaux mais que l'on garde au cas "ou", les cartons éclatés défaits, refaits, revus et corrigés, les dix huit sacs "poubelle"
qui voyagent du camion, à la voiture, de la voiture au camion, du camion à l'appartement, de l'appartement au camion. Ouiiii nous vaincrons et surtout, si un jour nous devenons aussi
pénibles, que l'un de nos enfants ait le courage de mettre un baillon, de nous envoyer à la plage, de nous enfermer dans la salle de bain : nous, nous n'avons pas -encore- osé.
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