Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 10:12
Un matin de janvier, il y a une année, ma fille m'a appelée...Une des ses amies de Bulle de nature, qui l'avait encouragée lorsqu'elle avait décidée de créer sa petite entreprise, venait d'ouvrir un  blog, pour partager sa bataille : une saleté de leucémie.

J'ai voulu apporter un peu de réconfort, et j'ai découvert alors, une femme ardente, pleine d'humour, hurlant sa colère, sa peur et sa détresse, une battante d'amour, une "pleine de tendresse", lionne pour ses petits, pudique et tendre dans sa vie personnelle. Alors, chaque jour, je lui rendais "visite" sur ce blog, répondant à ses messages, avec mon coeur de maman, en tentant chaque fois de trouver les mots qui chantent, les mots qui consolent, les mots qui sourient..

Un soir elle nous a écrit je crois, que "la vie du dehors" lui manquait tellement, dans cet hôpital si grand...Alors je me suis souvenue d'un poème, et j'ai inventé une "Chambre d'à coté" pour elle, comme si nous pouvions être là, dans la chambre d'hôpital, la porte d'à coté.

Et lorsqu'elle est rentrée chez elle, j'ai inventé pour elle "La Grange d'à coté"..Nous avons déliré, mis un zèbre, une girafe, une cheminée, et toutes sortes de choses dans cette grange...

Aujourdh'ui, la Grange d'à coté accompagne Johanne une toute dernière fois.

Que ton chemin soit d'étoiles Johanne, la Grange d'à coté reste ouverte car il y a tant de monde sur cette terre qui a besoin d'une "grange d'à coté"... Elle sera à jamais pourtant, TA grange, celle où nous avons accompagné une femme, une maman, une enfant mordant à pleine dents la vie qui s'en allait.

Aujourd'hui tu t'en vas , d'un dernier au-revoir, tu prends une route qui nous est inconnue, et nous savons pourtant que tes petits et leur papa sauront toujours te retrouver à leurs côtés, nous savons que tes parents et tes z'aimants auront à jamais, une présence qui les habitera aux moments les plus forts, aux instants les plus durs, à chaque minute...

Que ta route soit belle Johanne, je sais bien moi que tu  n'es pas si loin, juste dans .....LA GRANGE D'à coté...
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 11:55
40 ans demain...Je me retournes et toute une vie défile devant moi.

Ce samedi là, le soleil de 6h chauffait doucement malgré le froid, mon trajet chez un coiffeur qui ne savait même pas que la mariée, c'était moi. J'ai adoré son air ahuri lorsque j'ai sortis les petites fleurs à poser dans mes cheveux.

 J'étais seule, et c'était bien ainsi. Trop de manque, trop d'angoisse, maman partie juste quelques mois avant. En rentrant à la maison, papa, calin, un peut timide qui ne savait trop où nous allions...La mairie : je ne me souviens que des photos...

L'église, ah l'église où j'ai été baptisée, où le prêtre qui nous a marié a subit toutes les horreurs de mes questions d'adolescente, ce prêtre qui me dit : à ton âge, avec tout l'amour que vous vous portez, quels péchés pourrais-tu bien me confesser? Là où vous êtes, Père Loez, un grand fou-rire pour vous....

Et mon père tremblant, moi à son bras pleine de tout ce manque de ce matin là, et que j'ai des années plus tard, comblé en chouchoutant ma "toute première" le matin de son mariage..

De ce moment intense, je ne gardes qu'un oui, mélangé à nos deux mains.

En sortant surprise : soleil encore. Ensuite, départ à Marcy l'étoile. Quand j'y pense, quel beau nom pour un village. La maison noyée sous la pluie, et oui, on le dit : mariage pluvieux, mariage heureux...Mais le soir, ah le soir...non pas de censure, juste que la neige a mis de belles glissades dans notre départ....à la neige.

J'ai porté cinq fois nos enfants, deux d'entre eux ont choisis de ne pas naître à cette vie, ils ont fait le chemin pour nos trois soleils, nous préparant à leurs arrivées tonitruantes. Tu as porté cinq fois nos enfants, à ta façon, accompagnant chaque fois la joie, l'espoir, le chagrin, la joie et tant de joies et tant d'amour.

Je ne veux pas raconter ici notre vie, juste dire ceci : quarante années c'est peu, et c'est beaucoup aussi. Nous avons tentés d'en faire des années bonheur. Parfois, il y eu des hauts très hauts, et puis des bas très bas. Et chaque fois, ta main est revenue sur  la mienne, comme sur cette photo. Alors demain matin, nous irons main dans la main, fêter en toute simplicité, une belle histoire d'amour
.


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 10:08
Il est des jours qui sont comme des nuits, le soleil ressemble à la lune : il se cache ou éparpille ses rayons en pluie, les gouttes d'eau étincellent comme des étoiles, et notre âme se met au diapason d'une nature qui a besoin de se ressourcer. L'eau du ciel nourrit la terre, et le jour-nuit nourrit l'âme, il me dit de me poser, de ne pas "faire", d'être tout simplement au diapason d'une nature qui enseigne.

Aujourd'hui est un jour-nuit, de ces jours où rien n'est prévu parce qu'il ne faut plus prévoir, juste vivre un instant qui se présente, un de ces jours où le travail ne semble plus "urgent" et où l'essentiel est dans un élan de partage avec l'humanité, celle qui souffre, celle qui chante, celle qui vit et qui vibre, celle qui veut changer le monde...

Un rayon de soleil frappe à ma fenêtre, il porte un message peut-être : la nuit le soleil brille aussi.

Je ferais de ce jour-nuit, un soleil de minuit, pour être encore pour quelques jours près de Jo, de Romain, de toutes mes lumières envolées. 
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 10:32


te mène ton voyage aujourdh'ui. Les larmes ce matin accompagnent ton chemin, elles sont de l'amour en fusion, et tous ensemble, nous formons un cocon autour de la famille.

Prends ton vol Jo, accompagné par Canal Tendresse, je sais bien moi que tu le diffuseras sur toute la planète, et la nuit, tes petits, entendront sa musique.

C'est égoîste ce chagrin qui nous vient mais tellement puissant, vibrant, rayonnant aussi. Le chagrin c'est toute la force de l'amour qui part en eau pour nourrir ton chemin. Le chagrin c'est aussi un sourire pour ta famille, de ces sourires tremblants qui mettent tant de douceur au coeur. Le chagrin c'est arrêter le temps parce que jamais plus, rien ne sera comme avant. Le chagrin c'est mettre un pas devant l'autre, et ouvrir une nouvelle route, pour une nouvelle Vie...

Adieu petite fille, aujourd'hui je peux me permettre de te parler comme à mes filles, car ton âge le permet. Une dernière fois mes bras autour de toi pour ton grand voyage...Adieu petite maman si "lionne" pour ses petits. Adieu Johanne, on dit que ce n'est qu'un AU REVOIR...

Hier j'ai allumé une étoile pour toi dans le ciel du pays des lézards, elle rayonne, tout fière d'être si brillante au monde, je crois bien que mon âme savait ton départ déjà et j'ai demandé que d'autres âmes te fassent une ronde d'honneur, pour te faire un chemin de Lumière.

Une petite flamme accompagne ton chemin, des centaines de petites flammes accompagnent ton chemin et tous ensemble, autour de ta famille...


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 16:17
Au hasard de ma musique du jour, voilà que me reviens en plein coeur cette "Prière" de Georges Brassens. Un souvenir tellement fort, tellement toi...

Tu avais à peine 5 ans, je me souviens de ce soir-là, des larmes dans tes yeux lorsque je suis venue pour le bisou du soir...

Nous écoutions Brassens en boucle à la maison, et je n'avais pas perçue que cette "prière" de Brassens avait eu tant d'impact sur toi....En larmes, tu me disais : "pourquoi maman, le petit garçon, pourquoi maman les coups de pieds à l'âne. Tu mettais tant de pourquoi que nous avons ensemble réécoutés la chanson, et .....que j'ai pleuré avec toi, parce que moi, je n'avais pas de réponse à tes "pourquoi", je n'avais que de l'amour à te donner. Tu n'as pas aimé les larmes que j'ai eu, tu voulais que je "corriges" le monde, tu voulais que "ca change", tu voulais déjà changer le monde et tu pensais que moi, je pouvais changer le monde.

Aujourd'hui, je me dis, que cette chanson là a peut etre été pour toi, l'un des maillons qui ont forgés ton âme, toi qui n'aimes tellement pas que le monde reste  ce qu'il est...

C'était une musique de ton enfance qui m'est revenue aujourd'hui, elle se câle dans toutes les musiques de la maison, différentes, babacool, classiques, vieillottes, modernes. Chacune a un souvenir attaché à ses notes.

Je t'aime mon fils.





Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 11:00
Comme une étoile éteinte juste avant qu'il n'arrive, comme une étoile éteinte juste après son passage, comme une étoile filante, vibrante, rayonnante, l'INSTANT est là, intangible, insaisissable et fulgurant.

Ma vie est composée d'Instants que je  n'allumes jamais.

Je me dis ce matin, qu'une fois de plus, je voudrais être quelqu'un qui fait de chaque instant de sa vie quelque chose d'extraordinaire. Extraordinaire dans le sens de "connaître et sentir" la vie de cet instant, vibrer et rayonner comme cette étoile filante qui crée la suivante, pour agir, grandir, faire grandir aussi.

Je voudrais, je voudrais, et en écrivant ceci, je perd mon étoile dans des "Je" inutiles....

L'instant se vit aux autres, partagé, irradiant une lumière commune. Seul, en méditation, il peut parfois ouvrir un univers nouveau, si et seulement si, cet univers est partagé pour un monde meilleur, éclairé, lumineux. L'instant est toute ma vie qui défile à grand train, et moi pauvre innocente, le découvre parfois, au détour d'une épreuve, d'une joie magnifique. Il est là, saisissant, enseignant, magnifique, parfois fracassant de douleur. Et puis le lendemain, je reprends le cours de mes "moments" accolés les uns aux autres, d'une vie quotidienne, que je n'éclaire plus.

Je ne sais pas encore comment vivre chaque instant de ma vie comme s'il était unique. J'essaie, je m'entraîne, je tente et recommence, mais le plus souvent, je me retrouve assise sur le bord du chemin, regardant filer mon étoile, qui s'éteind, qui en allume une autre, qui s'éteind, qui ....

Amusant : j'ouvres ce petit livre qui chaque jour, égrène quelques mots au jour du calendrier. Ce petit livre, je l'aime bien, il est vieux, abimé, usé, mais je l'ai partagé avec mon P'tit frère, des mois durant. On se lançait chacun les mots au téléphone, plaisantant sur notre incapacité à bien comprendre...Et aujourd'hui, il dit :

"En vivant pleinement et de manière splendide dans l'éternel présent, tu es toujours aussi jeune que le présent."....



Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 11:04
Le monde des grands est trop petit : Joseph adore cette chanson, alors ce matin, je l'ai déposée ici pour lui. Petit clin d'oeil à mon tout petit si grand déjà, qui rêve en dansant sur des chansons "à lui". Et oui, le Soldat Rose, c'est l'histoire du "Petit Joseph" qui est attendu par sa maman dans un grand magasin.

Une petite photo pour se remonter le moral : les lézards ont enfin les pattes au sec, le soleil vient caresser les nouvelles plantation, et je me prévois un après-midi de travail....

au soleil dans le jardin.



Et pour bien vivre cette journée, quelques lignes lues "par hasard" hier soir :
"Tu es un tout petit monde à l'intérieur de toi-même. Quand il y aura Paix, Harmonie, Amour et Compréhension  tout au fond de ton tout petit monde, cela se reflètera dans le monde extérieur tout autour de toi. Lorsque tu peux le faire, tu commences à contribuer et à remédier à la situation du monde"...







Par Michelle Bourgoin
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 11:04
Rien ne va plus au pays des lézards, le ciel pleure à fendre l'âme, et se met au diapazon de nos tristesses.

Alors ce matin, devant ce désastre, une question me vient : comment illuminer le ciel lorsqu'il a tant de chagrin? Doit-on le laisser exprimer son désarroi et lui permettre par ses larmes, de se laver de ses angoisses? Doit-on chercher au fond de nous-même l'éclair de lumière qui réchauffera la terre ? Doit-on faire de sa vie quotidienne une petite lampe vaillante qui, additionnée aux milliers de petites lampes, mettront un arc en ciel dans la vie?

Quel pouvoir avons-nous face à la détresse? Celle du ciel et celle des hommes? En ces temps où le mot "CRISE" s'élève comme un étandard, où l'on tue des bébés et ceux qui les défendent, où des milliers d'enfants hurlent sous les bombes, je me dis que je dois inventer une vie nouvelle, pour que chaque détresse trouve son contraire, pour que chaque terre trouve son soleil, pour que la pluie du ciel et de l'âme, nourrisse et ne noie pas. Si moi j'inventes, d'autres le font aussi, et tous ces "inventeurs" pourront y changer quelque chose.

Dur dur, d'inventer plutôt que de reproduire les shémas anciens.

Etre attentif à chacun, individuellement, ne pas se laisser envahir par la morosité alors que notre vie est sans contexte une belle vie, s'ouvrir à ceux qui souffrent et soulager par les mots, les caresses, la tendresse, donner ce qui n'est plus utile et qui sera un trésor pour d'autres, sourire, sourire, sourire et avancer toujours. Découvrir notre "talent" particulier, et le partager largement. Apprendre, écouter, inventer. Nous sommes les acteurs d'un nouveau monde à inventer.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 11:28
Hier j'ai quitté le petit Joseph, (non pas celui du Soldat Rose), et me revoilà au pays des lézards. Dans le train, hier soir, mes pensées se sont envolées dans tous les sens, allant de Joseph, à Tom, et élargissant leur horizon à tous ceux que je cotoie ici, sur le blog, et là, dans la vie quotidienne. Chacun porte son lot de joies et de souffrances. Et bien entendu, quand je cogite ainsi, je commence à me prendre la tête : inquiétudes de mère, de grand'mère, d'amie.....

Ce matin, il pleut sur les lézards. Les nouvelles plantations lèvent le nez de plaisir, alors que les humains froncent le nez de déplaisir. La vie se nourrit de l'eau du ciel, et pourtant, en même temps, cette eau bienfaitrice nous laisse un goût désagréable de gêne. Jamais contents ces z'humains.

De fil en fil, mes pensées se disent que la vie, tout simplement, c'est un quotidien avec lequel je dois composer.

Je peux choisir de le vivre dans la souffrance en anticipant un avenir morose, voire dramatique, je peux  aussi choisir de le vivre dans la sérénité, en étant pleinement  consciente de l'instant qui m' est offert. Cette attitude ne nie pas la souffrance, elle me permet d'ÊTRE quelqu'un qui a la possibilité de partager, de savourer, de vivre chaque instant de sa vie comme étant l'unique, celui qui changera un petit quelque chose dans le monde.

Je peux choisir de subir le temps qui passe comme une corvée, ou une habitude, sans élargir ma vision à autre chose que mon petit train-train du jour, je peux aussi choisir de vivre pleinement le temps immédiat, comme un miracle, qui me permet tout à coup d'inventer de nouvelles ouvertures, des chemins inattendus.

En ces temps de "crise" où l'on nous annonce à longeur de journaux que demain sera pire qu'aujourd'hui, je me dois d'aller vers des possibles impossibles,  d'inventer l'instant qui vient comme une vie nouvelle que jamais encore je n'ai vécue. Alors, alors peut-être, aurais-je mis dans le monde une petite pierre nouvelle qui fera pour nos petits-enfants, une humanité généreuse et lumineuse. Le monde est fait de  petites pierres lumineuses et généreuses, à moi d'en allumer une, puis une autre, et une autre encore.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 22:57
effacer un message, je voudrais tant qu'il n'ai pas eu de raison d'exister, je voudrais tant lire que la Vie l'emporte malgré tout, mais non, ce que je voudrais n'est pas.

Alors ce soir je m'interroge : comment t'apporter ce dont tu as besoin, aujourd'hui, demain, chaque jour? Que puis-je faire, ou qui puis-je être pour que tu trouves à mes côtés une source vive qui te porte? Comment accompagner l'indicible? Comment, être en toute simplicité, celle qui écoutes, celle qui pleure avec toi, celle qui met de l'humour dans le quotidien, celle qui tout simplement, apporte une petite part de soulagement?

On dit que les mots et les pensées ont un pouvoir. Ce soir tout cela me semble dérisoire. Pourtant, j'aimerais tant avoir le pouvoir d'être pour toi un pilier, un roc, un berceau, un volcan. Tout ce dont tu pourrais avoir besoin sur le chemin qui se présente à toi. On apporte bien du soulagement à la souffrance, alors pourquoi ne pourrait-t'on pas être à tes côtés dans la solitude infinie qui s'annonce pour toi?

Ce soir, une bougie vacille dans la nuit comme un chant de tendresse. Un chant qui parle de ce lien qu'on ne brise jamais, qui vibre de la musique insoupconnée entre mère et enfants, qui tisse une liane solide au coeur de tous ceux qui ce soir, sont brisés de détresse.

Comme je voudrais....

Mais non, "je veux "n'existe pas, il ne reste que que "je t'aime" pour être à tes côtés, pas à pas, jusqu'àu bout.

Nos bougies chanterons pour toi Jo, on les entendra jusque dans l'espace infini promis. En attendant, Jo, à demain, chez toi, sur ton blog, pour t'apporter ce que TOI tu demanderas de nous.lToc Toc TOc

Par Michelle Bourgoin
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 23:31

Il y a 28 ans, tu étais toute petite comme "ca"...pas encore née à cette heure là, et pourtant bousculante, anarchique, étonnante mais je ne savais pas qu'il y avait un "e" à la fin de tes adjectifs : l'échographie n'avait montré que ta bonne santé, tu nous tournais le dos...déjà...pour une belle surprise.

C'est vers cette heure là que je suis partie pour soi-disant dormir, laissant ton papa devant  je ne sais plus quel film, mon dieu, j'ai oublié, comment ais-je pu oublier ce film que ...je n'ai jamais vu...

Dans le grand lit, de la chambre du bas, je caressais tes ondulations en me demandant si tu allais te calmer ou te décider à venir. Mais non, tu as attendu que ton père s'endorme pour frapper plus fort.

Nous avons réveillé Anne et Cédric, ils sont descendus dormir dans le grand lit du bas, la chienne Plume sur les pieds, JAson et Mitsie de l'autre coté.

J'avais lu le livre "la chambre des dames" un peu plu tôt, et j'avais rêvée de leur pelisse en fourrure, fourrure à l'intérieur du vêtement, alors ton papa m'a offert un manteau-pelisse dans lequel je nous ai plié comme j'ai pu : on débordait un peu ...et la main dans la main, nous sommes partis à l'hôpital.

Arrivée un peu angoissante : trop de tension m'dame...Et voilà qu'on nous laisse dans un couloir, parce que ...tu vas prendre ton temps. Du coup, on rit un peu, on se dit "à dmin", et papa rentre bien vite à la maison : jamais on n'a laissé les enfants seuls, on n'aime pas ça du tout, alors chacun son job : lui avec la tribu, moi avec la dernière arrivée qui s'annonce. En même temps, on n'aurait pu difficilement faire l'inverse.

Cette longue nuit avec toi est un souvenir étrange : j'entendais les mamans qui arrivaient, les bébés qui annoncaient leur venue au monde, la sage femme qui me visitait en coup de vent...14 naissances, que des garçons....Et nous, on aurait bien aimé une.....fille...La sage femme riait en me disant : vous bavardez tellement avec cet enfant qu'il ne va pas vouloir vous quitter...Elle repars, et nous replongons toi et moi dans notre conciliabule étrange. Je te racontais la maison, la vie comment ça sera, ton frère, ta soeur, le chien, les chats. Je te disais que ca allait être un moment dur, mais que j'étais là, avec toi, comme je le serais toujours, même quand tu ne me verras plus. Je te disais que nous ferions de belles choses ensemble, que tu aurais une belle vie, que...;que....que....et je m'endormais entre deux contractions. Toutes les 10minutes, jusqu'à la fin qui fut.....un peu rapide, vu que la sage femme épuisée s'était endormie et que j'ai dû l'appeler un peu tard.

A 9h30 papa pointe son nez, et annonce pas très fier : il faut que j'aille bosser là....Dehors, tout est gelé, et lorsque je regardes par la fenêtre, je vois un oiseau qui piaille...Allez savoir pourquoi, j'ai vu ou entendu un oiseau à chaque naissance...Allez savoir pourquoi...Bon, là ca commence à bien faire, ca traine trop, il faut que tu arrives et...

te voilà....tu ne respires pas, moi non plus, personne ne respires dans cette pièce, c'est comme une bulle de parenthèse, une vie...pffffffffff ouiiiiiiii enfin j'entends ta voix, et tu rampes jusqu'à moi...Une floppée de médecins entrent et viennent t'admirer l'air de rien. J'ai su ensuite qu'ils ont été appelés de pédiatrie...

Petite fille toute rose, tu hurles ta rage sous un robinet duquel je te fais sortir en hurlant plus fort que toi : interdiction de sauvager GAÏLLE....J'ai hurlé ton nom, et....tu n'a plus rien dit, étant enfin reconnue tu as posé ta tête sur mon épaule, et tu as attendu...ton père.

Quand il est arrivé, il ne savait pas que tu étais une petite fille, on lui a dit : le bébé est né, on n'a pas le droit de vous dire....Et ton regard noir l'a accroché dès son entrée, pour ne plus le lâcher. Je crois qu'à cet instant il a su, que de ses trois enfants, tu serais celle qui lâcherais rien...Trois jours tu as tenu, le fixant dès son arrivée pour ne pas le lâcher.

Et chaque année, nous découvrons ensemble un nouveau mois de janvier, qui te mène à ta vie, qui me ramène à la mienne. J'aime vos anniversaires, ils marquent vos évolutions, vos victoires, vos fragilités. J

e voudrais te faire une provision d'amour, de calins, de tendresse, pour les moments baroques, sans neige, sans soleil. Je voudrais te construire une forteresse de lumière, pour tes hivers si sombres, je voudrais t'offrir ...mais non, je dois te laisser acquérir ce que je voudrais tant t'offrir. Ëtre maman, c'est recommencer chaque fois un chemin à l'envers : ne pas faire à ta place, te laisser faire ta place, être là et devenir transparente, partir sans disparaître.

BON ANNIVERSAIRE GAÏLLE, tu as 28 ans et j'ai le sentiment que je berce mon tout petit bébé, flocon de janvier, né avec la neige, en prenant tout ton temps pour savourer la vie qui s'annonce.

Ta maman qui t'aime


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 13:24

Je voudrais pour tous ceux qui passent par ici, une année de Lumière pour être réchauffé, pour la vision d'un monde meilleur, pour que chaque instant de votre vie soit éclairé et joyeux. La Lumière c'est la Vie et l'Amour aussi. Lorsque les jours sombres nous envahissent, inutile d'entamer un combat incertain, il suffit d'allumer une Lumière pour que peu à peu, notre vie s'éclaire.


Je crois fondamentalement en la puissance des mots, lorsqu'ils sont irradiés, volontaires et sincères. Je crois que nous avons tous le pouvoir d'agir en prenant ce que l'on nous offre, en offrant ce que l'on souhaites le plus fort. Alors, pour cette année 2009 :


JE VOUS SOUHAITES A TOUS UNE ANNEE DE LUMIERE.
Un peu de numérologie : 2009 est une année de type "11".

Petit extrait du livre : La vie secrète des chiffres" de Kevin quinn avery
L'année 11 est une année pour mettre en pratique de nouveaux idéaux. .....Sous ce signe surgiront beaucoup d'idées nouvelles, beaucoup d'inspiration, de révélations. 

La numérologie est intéressante, mais ne se limite pas à ces quelques lignes. Pourtant, lorsque je lis : de nouveaux idéaux...je ne peux m'empêcher de penser à tous ceux qui souffrent dans le monde. Une année universelle 2009 en type 11...De nouveaux idéaux....Ce serait bien ça non? Souhaitons nous le meilleur.


JE VOUS SOUHAITES LE MEILLEUR

 
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 16:40
Je refermes doucement la porte de l'année, cherchant en chaque mois, chaque jour, chaque instant, tout ce que j'ai appris, tout ce que j'ai pu donner, tout ce qui m'a transformé.

Je refermes doucement la porte de l'année en prenant bien mon temps, afin de mesurer ce que je dois mettre dans mon prochain sac à dos : expériences acquises, émotions vécues, rencontres importantes, mains tendues, réconforts, et chagrins aussi.

Et cette question lancinante : qu'ais je fait cette année, ce mois, ce jour pour améliorer le monde qui m'entoure?

Non, je ne dirais à personne aujourd'hui : Bonne année, car je n'ai pas encore terminé de remplir mon sac pour demain. Mes souhaits, lorsque je les les émets, sont puisés au coeur de tout ce que j'ai pu vivre, ils sont sincères, tonitruants, et j'espère efficaces. Mais pour me préparer à des souhaits utiles, il me faut encore prendre le temps...

Vivre pleinement cette fin de journée pour que demain, soit le jour nouveau d'une nouvelle année, riche de l'expérience, sans regrets ni remords, pleine de connaissance, l'espoir chevillé au corps : que chaque instant de ma vie soit extraordinaire. Dans le sens de : vibrant, vivant, lumineux, positif et agissant.

Pffffff, beau programme, et en attendant, je laisses encore la porte de 2008 entr'ouverte.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 16:24
Tom, Joseph, Ewan, Sasha et...une certaine petite Lou...

Alors voilà les enfants, cette années vous n'êtes pas là, et il a bien fallu que je me débrouille pour les décorations de Noël. Heureusement, Platonet Aristote ont eu une idée.

Suivez le guide en photo :

 














Ensuite allons plus loin, près du petit banc de pierre,
où l'on se repose le soir, où les oiseaux viennent boire,
où parfois, une ombre fugitive semble s'y trouver bien

j'y ai mis un papillon pour s'envoler, des boules de lumière, une pomme de pin pour se réchauffer et...juste à coté :

Et oui, il fallait bien un petit ange au nez rouge...


Et si vous venez au pays des lézards, peut etre verrez vous d'autres choses bizarres comme une boule mauve sur un prunier, un bibifoc sur le pommier, et tant d'autres choses encore.
En rentrant dans la maison, pas de sapin de noël : UN FICUS DE NOEL....
ET ouiiiiii JOSEPH, dis à ta maman, que le petit ange qui tient un  mouton dans ses bras, est bien là. Avec tigrou et pas mal d'autres choses.....

Et pour  finir, je vous prends dans mes bras mes ptits loups, en allumant une bougie pour que brille dans la nuit une étoile qui réchauffe le coeur de tous ceux qui ce soir, sont tristes, fatigués, cassés. Que vos petites mains autour de mon cou, fasse un collier de tendresse que nous lacherons comme des oiseaux au-dessus du petit banc de pierre... Très doux Noêl...que les oiseaux chantent pour vous.
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 10:41
Interrogation : les mots recèlent -ils une force particulière? Parfois je suis surprise des réactions engendrées par des mots que j'ai pu prononcer ou écrire. Ils font naître ou ils détruisent, ils projettent ou ils construisent, ils rejettent ou ils imaginent...

C'est drôle comme quelques caractères mis l'un à coté de lautre, peuvent avoir de pouvoir. Nous détenons sans le savoir une clé et nous sommes incapables souvent d'en mesurer les effets.

Je voudrais que mes mots pour Noël donne la Sérénité, je voudrais que mes mots soient Energie, je voudrais que mes mots deviennent Puissants pour qui est dans la peine, je voudrais que mes mots partagent la Joie du monde, et pourtant...écrire ne s'invente pas parait-il, écrire ce n'est pas mettre une émotion sur du papier, écrire est un Art me dit-on.


Pfff je ne suis pas artiste moi, juste une fille, une femme, une mère, une grand'mère, qui bosse encore parce qu'elle aime les "gens" et qui utilise les môts autant dans son métier que dans sa vie. Alors j'utilise l'outil le plus courant, le plus évident pour partager un peu de ce que je ressens, de ce que je sais, de ce que je peux transmettre. Et je parle....et j'écris....


Les mots...La parole, l'écriture, ca me fait rêver...C'est comme une musique qui se joue soit sur un clavier soit dans les airs. Ils viennent seuls, sans qu'on leur demande rien, s'inscrive sur le papier ou sur l'écran, ou dans la tête, et resteront à jamais au coeur de celui ou celle qui aura été marqué un seul d'entre eux parfois.


Ce matin, je me dis que j'ai été forgée par des mots : ceux que j'ai lus, dévorés, et ceux que j'ai entendus. Parfois, ils n'étaient pas utiles, parfois ils étaient difficiles,parfois ils étaient même cruels, mais parfois ils étaient Révélation...Et dans tous les cas, ils ont été une partie de moi. Certaines traditions donnent à la parole une Force spirituelle. Peut-être ne mesurons nous pas assez cette Force en nous?

Sur ces quelques môts, je retourne au pays des lézards, le ciel est trop bleu pour ne pas s'y noyer aujourdh'ui.
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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