Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 10:58

Alors voilà, au détour d'un forum, où je flanais sans but, j'ai reçu un coup de coeur....

 

Des femmes, des jeunes femmes, des gamines pour moi...à la rue, manquant de tout. Et j'ai lu tout ce qui était décrit sur le site de cette association. je me suis mise à fouiller chez moi, j'ai trouvé tant de choses inutilisées, tant de choses... Il y a ce matin 6 grands cartons qui attendent d'être postés, l'un renferme des produits de beauté, l'autre de la lingerie, un autre encore des vetements chauds, etc. Et au fil de ma lecture, je vois que les jouets aussi sont demandés, il y en a tant chez moi qui dorment...Avec ma maison, on pourrait habiller quatre personnes, et faire jouer dix enfants...Quel gachis.

 

Deux personnes ont crées cette association, deux personnes dont la vitalité et la détermination sont bluffantes. Elles agissent elles...pas moi...Alors je remplis mes cartons, peut etre avec en arrière pensée que j'aurais pu le faire plus tôt.

 

Voici le copié - collé des besoins recensés, à vos placards : 

 

 

COLLECTE POUR DES FEMMES et ENFANTS en grande précarité

 

- des vêtements pour femmes récupérés autour de vous, chaussures et lingerie.

- des vêtements pour enfants, chaussures, blousons, petits jouets.

- fournitures scolaires, feutres, cahiers, trousses, cartables etc …

- des petits accessoires pour les entretiens d’embauche (sacs à main, bijoux…)

- du maquillage (pensez notamment aux doses d’essai qui trainent chez vous et que vous n’utilisez pas ou mobilisez vos pharmacies pour avoir des échantillons)

 - du matériel électroménager (cafetière électrique, bouilloire, …)

 - des produits d’hygiène de base (shampoings, crèmes hydratantes, déodorants, parfum…)

 - des denrées alimentaires non périssables (riz, pâtes, café, soupe, petits gâteaux, chocolats, barres céréales…)

 - des produits pour bébé (couches, petits pots, farine bébé, lait maternisé 1er et 2ond age…),

- Servietttes de bain petit format,

- un chèque à l’ordre de l’association (à partir de 5 euros)

 

Site de l’association :

http://www.esprit-solidaire.fr

 

Adresse pour les parisiens :

 

Association ESPRIT SOLIDAIRE
247 rue Marcadet Porte Y Interphone 462 Mme Aquino
75018 Paris M° Guy Moquet
Livraison sur simple appel téléphonique au 06 31 98 56 85
Mail : info@esprit-solidaire.fr
www.esprit-solidaire.fr
Groupe Facebook : GROUPE ESPRIT SOLIDAIRE OFFICIEL

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Coup de gueule
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 11:49

Cinq jours à Tadoussac et un bélouga plus loin, me revoilà prête à me remettre au travail.

 

Cette année me replonge quelques 50 ans en arrière, lorsque la rentrée de septembre illuminait encore les bois de Marcy l'étoile où je filais me réfugier avec ma "soeur", cousine me disait on, pour moi, unique, jumelle, frangine...

 

C'est fou comme un simple souvenir peut modifier la perception d'une journée. Replonger dans ces années là me rend une âme d'enfant, et me voilà rêvant d'un rocher, de la mer, du bélouga...

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Le bélouga entr'aperçu du haut des rochers de Tadoussac, est comme le petit miracle quotidien que l'on ne sait pas voir quand la vie nous met les yeux au raz des paquerettes alors qu'au loin, juste à quelques encablures, le bélouga du jour pointe son nez.

 

Comme un clin d'oeil, qui remet les pendules du quotidien à l'heure de l'essentiel.

 

Un bélouga est une espèce rare, plus que 500 dans la baie de Tadoussac, ils étaient 4000 il n'y a pas si lontemps...

 

Nos "bélougas" du jour sont aussi très rares. Nous ne savons ni les voir, ni les protéger. Nous balançons dans nos vies les vieux papiers gras de nos frustrations, nous envahissons leur espace avec des moteurs puants d'énergies inutiles dédiées à des actions puériles, nous restons dans nos petites barques personnelles sans voir qu'à nos côtés, meurent nos bélougas, qui appellent pourtant de toutes leurs forces à la vie. Je suis, depuis mon retour, en retrait, en questions, en mesure de l'essentiel, sans bien savoir comment le mettre en pratique. Facile à dire de ne se consacrer qu'à l'essentiel, lorsque le quotidien te prend minute par minute.

 

Un bouquin qui trainait là "par hasard" me dit que l'essentiel est dans le quotidien : savoir vivre avec intensité chaque instant offert...Méditation...Action...

 

Remise en cause personnelle? Peut etre...

 

A moi de voir le "bélouga du jour" et de lui offrir protection, défense et lieu d'acceuil favorable. 

 

Par Michelle Bourgoin
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 15:59

Aller, on joue au jeu des mots qui symbolisent des trucs?

 

Les mots du titre sont utilisés à longueur de journaux, à longueur de discours, à longueur de lecture, à longueur de communication....Et vous croyez que ce langage est utile? efficace? qu'il aide à aller mieux? à mieux se comprendre? Pffff....peut-être....

 

En fait, nous sommes formatés à l'interprétation des mots, qui deviennent sources d'énergie ou d'angoisse, de stress ou de précipitation.

 

Comment pouvons-nous aujourd'hui, faire le tri sélectif de notre communication? Une case pour la poubelle, une case pour l'énergie, une case pour la sérénité, une case pour....

 

Heu non, peut-être pas, car je ne suis pas une machine à trier, et vous non plus.

 

Bon, alors, comment communiquer dans la vie de tous les jours, et dans la vie professionnelle (elle est de tous les jours aussi:)) sans pour autant nous créer des sources de peur, de pression, ou de raz le bol?

 

Ma petite méthode personnelle repose sur pas mal de choses :

 

1 Le but. Quel est le but de celui qui communique avec moi, ou quel est mon but si j'émet une communication vers une personne

2 Comment j'interprete ce qui m'est dit? Qu'est-ce que j'y met "derrière"?

3 Comment l'autre interprète-t'il ma réponse? Qu'y a t'il "derrière"?

4 Mais après tout, pourquoi y aurait -t'il quelque chose derrière? Et si oui, je pose la question : "Tu veux dire quoi par.....?"

5 Si le discours qui m'est infligé me parait froid, calculateur ou incompréhensible....je le dis tout en tempérant mes opinions, par des faits clairement exprimés.

 

La plupart du temps ca marche...parfois non...mais bon...

 

6 Ensuite, je tente de chercher ce qui me fait "grimper au mur". Quelle expression, ou quelle mode d'expression me fait réagir avec violence, rejet ou fuite? Je cherche le "déclencheur". Et j'exprime à l'autre ce qui me fait "déclencher"....

 

 

La plupart tu temps ca marche...parfois non....mais bon...

 

Et d'étape en étape, la sérénité revient.

Alors non, je ne suis pas parfaite, et oui, je grimpe aux rideaux assez souvent, mais je me soigne par étapes, et je crois que chacun peut le faire. Il suffit juste d'avoir confiance en soi, confiance en l'autre, d'être sincère dans sa démarche.

 

Et ca marche... Toujours... Et oui:)

 

 

Bonnes vacances à ceux qui partent, bon retour à ceux qui rentrent, bonne journée à tous.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Coaching
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 11:51

4773578659_d5920a104d.jpgCe matin mes petits fils jouaient en dessinant, tranquilles, sur la grande table du séjour. Puis vint le moment des chamailleries, des "tu me tannes", des "je te parles plus", et du très grave : "d'abord té plus mon cousin".


En les écoutant, il m'est revenu une conversation avec une personne que je coachais, il me parlait de son fils et il me dit :"chaque soir, je lui poses la question de savoir ce qu'il a appris aujourdh'ui."


Alors j'ai eu l'idée de proposer à mes deux lascars le jeu du "bon souvenir" de la journée.


Et leurs yeux se sont allumés, ils m'ont défilés des tas de petits bonheurs vécus depuis leur arrivée : "les deux carambars du matin, que l'on a le droit de manger quand on veut, paprika le mini chien qui vient en vacance chez nous, le premier bain dans la piscine, la découverte des crayons de couleurs achetés hier, le cerf volant qui "vole tout seul", le bizou du soir alors qu'on dort à moitié, l'histoire racontée par Tom à Joseph, le droit de veiller plus tard...


Je crois que ce soir, nous aurons encore plein de "bons souvenirs". Finalement, si nous les adultes, nous savons faire ce petit retour en arrière chaque jour, nous n'aurons peut etre plus de rancoeurs qui trainent, de frustrations qui se transforment en angoisse.


Savoir compter et s'enrichir de ce qui compte, et laisser ce qui ne compte pas...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 23:25

Lors d'une pause, dans cette salle de formation d'une entreprise d'un grand éditeur, j'étais à la fenêtre, et je regardais ces immenses camions qui entraient et repartaient.


Et je me suis prise à imaginer tous ces livres qui s'en allaient vers leurs destins, prêts à être ouverts, découverts, lus, parcourus, prêtés, rendus, rangés et repris...Ces camions portent la culture, la découverte, la lecture, la curiosité, le savoir, la connaissance, l'humour, l'apprentissage, les mots, les lettres, les ponctuations.


Ils partaient les bouquins, après êtres passés de mains en mains, ballotés, choyés, manipulés par toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent à leur diffusion. Certains parfois s'égarent, mais sont vite remis dans les bonnes "cases" afin qu'ils suivent leur destin de livre, qui se doit d'etre ouvert, lu, prêté, rangés, repris, relus.


Je me suis surprise à penser que le livre ne peut vivre sans eux, que leur travail nous est indispensable et que leur énergie se diffuse à travers nos lectures.


En échangeant avec les groupes avec lequels j'ai travaillé, je me suis dis qu'ils font un beau métier ces femmes et ces hommes qui, jour après jour, prennent soin de ces livres, petits coffres forts de la culture. Oui, ils font un beau métier, ils le savent, et ils dégagent une belle énergie. Et pourtant, si le métier est beau, il a ses contraintes et ses fatigues.


Et j'avais juste envie de leur dire "Merci". Voilà qui est fait.

 

Votre travail me réjouit, moi qui dévore les livres comme des choux à la crème, qui les savoures, les relis, les prêtes, ne les range pas, les vend, puis les rachète...Oui, juste Merci pour ce travail qui permet aux camions de partir à l'heure, pour livrer en temps voulu, le livre sur l'étagère où je vais savoir le trouver.

 

Un jour peut être je raconterais l'histoire d'un livre et son périple, avant d'arriver sur l'étagère où je saurais le trouver...



 

 

 

 

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 11:13

Il y a trois ans, j'ai commencé ici, une réflexion tant personnelle que professionnelle. J'y expliquais, dans le tout premier post,  que TOm, à trois ans, voulait libérer les autuches avec moi...Et j'aimais la générosité de ce petit qui ne comprenait pas que des animaux soient enfermés, et j'aimais l'idée qu'il puisse penser que j'avais le pouvoir d'aller avec lui, libérer les autruches...Je me suis dit alors que si l'au-delà existe, il aura une sacrée surprise le jour où je passerai en d'autres jardins : oui, j'aimerai bien libérer pour lui les autruches alors....Ce serait drôle un vol d'autruche dans le ciel du monde:)

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Chaque fois que je pense aux autruches de TOm, il me vient l'idée qu'elles  ne sont finalement que tous les liens qui nous ligotent tout au long de la vie : croyances érronées, souffrances démultipliées par les errances de nos interprétations, sur-implication dans la vie des autres ...


ALors tout ceci me ramène à mon métier : s'il ne permettait de ne libérer qu'une seule autruche..aller, une par jour?...peut etre est ce trop demander, aller, une par mois? Ce serait un beau métier.


Mettre en place des formations, étudier, comprendre, reprendre ensemble les fondamentaux de ce qui fait qu'un individu peut évoluer, se comprendre, et raisonner en résonnance avec les autres;  voir une étoile s'allumer dans les yeux d'un homme blessé, laisser aller la parole d'un groupe en proie aux incertitudes des changements, et tout à coup, savoir que rien ni personne ne "fait" quoi que ce soit, parce que chaque être humain est unique, indispensable et lumineux. Il suffit d' "Etre" à ses cotés, d'accompagner, puis de lâcher prise...


Oui un beau métier que celui de "libérateur d'autruches". autruche_019.gif


Et toutes les billevisées sur l'âge de la retraite, le travail à long terme, la fatigue qui s'installe parfois, sont alors balayées dans une nouvelle question : et si demain, une autruche  se libérait encore? Alors je reprends mon stylo, le vieux, celui qui écrit bien rond, j'écris comme à l'école, les idées qui me viennent, puis je cale des rendez vous dans le dernier joujou "geek", et me revoilà sur la route de la connaissance de nouvelles personnes uniques et indispensables, de nouveaux groupes qui franchiront eux aussi, l'étape de l'autruche enchainée à celle de l'autruche libérée:) ...peut etre... s'ils le veulent bien...


Oui c'est un beau métier vraiment. Merci Tom, de cette belle image.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 17:54

c'est une lumière quand même...


Et depuis une semaine, nous vacillons avec elle. 4202519693_0ac3c338f4.jpg

 

 

 

Peu importe ce que l'on peut dire, peu importe ce que l'on peut penser, ce qui importe là, aujourdh'ui, chaque instant, c'est qu'une petite flamme vacille, et nous vacillons avec elle.


Ce garçon qui venait de "plus loin", qui a eu dans la vie un Roc à ses côtés pour guider ses périlleuses traversées, un père, un papa, un homme brisé qui tient car il faut tenir.


Aujourdh'ui son "Roc" est là, près de lui. Et nous, dans cette attente, ne savons comment étendre nos protections pour aider, simplement, aider, par la pensée, n'osant tendre la main, de peur d'éteindre la lumière.


 "Courage", me dit-on, mais ce n'est pas moi qui doit avoir du courage, ceux qui souffrent avec lui ont la force de l'amour, de l'engagement, de la présence inconditionnelle. Nous, nous avons mal pour eux, et nous essayons seulement d'insuffler par les mots, l'énergie qui fait qu'un pas après l'autre, les épreuves s'effacent.


On dit que dans les grands comas, parfois le geste, la tendresse, la voix, passent le mur de la conscience et apaisent. On dit aussi que la force de la pensée peut écraser des montagnes, se transmettre de l'un à l'autre. On dit tant de choses. Pourtant, croire ou ne pas croire là n'est pas important, ce qui importe, c'est que si "c'était vrai" et qu'on passait à coté...Alors je lui parle, j'envoi vers cet enfant, car on est toujours un enfant pour ceux qui nous ont vu grandir, j'envoi vers cet enfant, la tendresse d'une grand'mère, la caresse de l'enfance, les mots qui mettent en paix, la chaleur du soleil, la vie, la vie, la vie...


J'ai mis du temps à écrire ici, ce drame, car il ne m'appartient pas, pourtant, si son père me lit, qu'il se dise que ces mots ne sont que le reflet de toute la tendresse qu'on leur porte. Je crois en la force de la pensée, de l'amour et du partage. Peut etre ces mots auront-ils à se faire un chemin vers lui, pour que la petite flamme vacille et se relève...


A tous ceux qui passent, et qui lisent ... juste une pensée de tendresse pour un petit garçon devenu grand, que la vie a encore fracassée en rencontrant la brutalité et l'agression.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 16:12

garf12.gif"Alors je tergiverse, je fuis, je m'efface, j'accumule les rancœurs, les frustrations, les non-dits..., je rentre dans ma coquille, je souris d'un air gêné, en un mot, je ne suis pas moi-même, puis je tente d'oublier, de ne pas y penser, de comprendre l'autre dans ce qu'il a voulu dire, d'excuser aussi..."

 

Petites phrases entendues au détour de mes pérégrinations professionnelles qui, chaque fois, me renvoient comme un miroir à mes propres faiblesses.

 

"J'veux qu'on m'aime, j'veux pas de cris, j'veux juste que l'on me porte attention, j'veux être RECONNUE", alors oui, je n'aime pas CE QUI POURRAIT ËTRE UN CONFLIT." 0001.gif

 

Tous ces mots que j'aurais pu dire, écrire, maugréer, lancer.

 

Chaque fois qu'une discussion présente le "risque" d'une confrontation, nous agissons comme si le monde allait nous tomber sur la tête, en imaginant des réactions excessives, parfois justes, mais le plus souvent erronées. Parce qu'en fait, si nous allons au bout des choses, qu'est ce qui pourrait bien arriver, si un conflit éclatait? Le monde s'arrêterait de tourner? Notre vie en serait changée à jamais? On nous mettrait "hors jeu?"

 

Il y a tant d'émotions dans ces imaginaires qu'elles ne laissent plus la place à une réalité bien concrète : si j'ai quelque chose à dire, je peux le dire sans me mettre en danger, en relatant des faits, et les conséquences de ces faits, en expliquant ce que JE ressens, sans pour autant accuser l'autre des pires turpitudes.

 

Et en y regardant de plus près, nous avons plus peur de notre propre affirmation personnelle que de la réaction de l'autre, "on n'est même pas cap...", nous refusons la confrontation.

 

Cette confrontation pourtant, pourrait prendre une forme de dialogue 0002.gif qui dirait qu'avoir raison n'est pas forcément l'objectif, mais qu'être en résonnance serait un atout pour avancer ensemble. La peur qui  paralyse vient du fond de notre être, et la psychanalyse y déniche bien des ombres qu'il nous faut pourtant éclairer, au risque de se nier soi-même.

 

Ce chemin semble ardu pour certains, plus simple pour d'autres. L'idée serait pourtant d'être en observation plutôt qu'en réaction. Lorsque je réagis, je monte un mur infranchissable entre l'autre et moi-même. Lorsque j'observe avec bienveillance mais fermeté, ce qui se passe, je laisse à l'autre une porte grande ouverte, la main sur la porte toutefois, pour me protéger...et j'exprime mon choix de laisser la porte entr'ouverte, grande ouverte, ou...de la refermer.

 

Parfois je me dis que cette fuite est aussi une sorte d'orgueil : "voyez comme je suis calme, rien ne m'affecte, et même, je vous excuse pour votre maladresse...Je suis celle qui comprend, qui entend, qui conseille". Et de fil en aiguilles, je tricote ma vie, à la hauteur des frustrations quotidiennes que je ne sais pas gérer ,sous le prétexte d'une attitude bienveillante.

 

Et pourtant...Ca fait un bien fou de dire parfois : "Non, tu vois je n'ai pas très envie de venir", ou bien "Ecoutes, là tu dépasses les bornes, quand tu t'exprimes de cette façon, voilà ce que moi je ressens" ou encore "Il ne m'est pas possible d'accepter cette attitude" Tout ceci n'impliquant pas un ton agressif ou violent, il s'agit juste alors d'exprimer nos ressentis, nos choix, sans pour autant nous justifier ou juger l'autre.

 

Ne pas oser affronter une discussion qui s'annonce comme orageuse, est une attitude jumelle de celle qui consiste à ne pas "savoir dire non". Si je refuse peut être "qu'on ne m'aimera plus"... Peut être que je perdrais cette aura de générosité, de disponibilité qui est comme une seconde peau chez moi. Là encore, c'est l'image de moi-même que je négocie en niant "QUI je suis" pour n'être plus que "celle que les autres voudraient que je sois". Et ça arrange tout le monde jusqu'à...ce que tout craque et que j'explose :):)

 

La notion de "timbres" en analyse transactionnelle exprime tellement bien ces raz le bol que l'on balance un beau jour pour une action anodine qui n'en méritait pas tant : "cette fois c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase"

 

Et oui, mais en fait, ce vase pourquoi l'ais je laissé se remplir autant? Pourquoi n'ais je pas arrêté le robinet? Pourquoi ais je laissé le vase sous le robinet? Je suis responsable de mon vase et de mon robinet non? Eux, ils n'y sont pour rien si je les laisses couler et se remplir.

 

Si je laisse l'autre me déborder de ses sarcasmes, de ses réflexions, de ses exigeances, ou de ses humeurs, il n'y aura bientôt en moi, plus de place pour moi...

 

 

Notre propre lumière....


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Communication
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 16:54

Le silence d'une naissance, l'émotion revécue, année après année, la naissance de mon fils, second petit de la tribu, bout de garçon affamé de la vie, qui depuis tout ce temps, est encore dans mon coeur, mon tout petit bonhomme.


J'aime tes enthousiasmes, tes cris du coeur, tes passions, je souris à tes grognements qui ressemblent tant à ceux de ton père, je me dis que ta chérie va devoir elle aussi, décoder et recadrer, je savoures l'attente de cette fin de journée, qui me dit que demain, un p'tit loup aux yeux sombres, aura 37ans...


Il m'arrive parfois, en levant le nez pour te regarder, de me demander comment tu as osé grandir autant, comment le temps a filé devant nous. Puis je souris parce que je me sens encore l'âme de mes 26ans, alors que oui, les années ont filées et m'ont tricotées à l'envers : 26ans ou 62ans? heu, bientot 63 zut alors. Et te voilà avec tes idées, tes discussions, ta tendresse, comme un grand gars qui me déboule dans le coeur, à chaque retour chez toi.

 

 

Bon, il est d'usage mon fils, de souhaiter quelque chose pour un anniversaire. Alors je te souhaites les grands espaces du coeur, le vent de la tendresse, l'harmonie des sensations, l'idéal toujours présent. Laisses toi guider par le plus profond de toi-même, tu sais avec conscience et parfois inconscience, ce qui est bon pour toi. Utilises autant l'intuition que la raison, car chez toi, elles sont des forces qui te poussent à tes extrème et surtout, cultives la tolérance et apprends à transmettre.


Juste mes bras autour de toi, ptit loup, grand loup, mon fils, je t'aimes. Que cette journée soit pour toi, le début d'une année de joie et de découvertes.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 09:58

Un Toit pour les abeilles

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Pourquoi ce titre? Parce que j'ai découvert ce site et ces apiculteurs, qui proposent aux particuliers et aux entreprises de "parrainer" une ruche, ou une partie de ruche.


J'ai trouvé l'idée belle, car on dit que le jour où disparaitront les abeilles, le monde s'éteindra très vite. Parfois j'ai le sentiment d'être comme penchée sur l'avenir pour mes petits enfants. Et je tente de rendre mon petit coin de terre en bon état, un peu plus propre peut être, au moins aussi propre qu'il était.


Il m'arrive lorsque je travaille, seule devant la colline ensoleillée, de me dire que "mes" abeilles bossent elles aussi, dans "notre" ruche. C'est une sorte d'échange en continu, elles font du miel, j'écris et je cherche comment transmettre un peu de ce que j'ai appris.


Je ne peux pas vous montrer la photo de la ruche, car le logo n'est pas assez fin pour pouvoir le poser sur la ruche. Il  me faut retrouver le fichier que j'ai dû égarer sur un disque quelque part. Mais ce n'est pas important de voir la ruche, l'essentiel est de savoir que des abeilles, ont un toit non?


ALors il me vient de ces associations d'idées qui parfois touchent le point essentiel : si chaque être humain pouvait avoir un toit pour manger son miel...Mais là je rêve, il n'existe pas à ma connaissance de parrainage pour les sans - abris en France. Je participe bien sûr à d'autres parrainages,(La chaine de l'espoir) mais ici, à coté de moi, je sais qu'il faudrait aussi un toit pour les enfants...

 

En attendant de trouver peut etre un jour, le moyen d'agir plus et mieux, je distribue mes petits pots de miel, et je me prends pour Winnie l'ourson... Bonne journée laborieuse les abeilles...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 21:10

J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...


Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?


Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!

 

Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".

 

Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.


Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.


Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un  quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?


Je n'ai pas de réponses à ces questions, car  il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.

 

Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés  par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...

 

 

Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)







Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 17:10
Juste pour Anne, ce matin, dans ma voiture, des chansons plein la tête...Juste pour Anne ce matin, branchée à fond avec ma fille, nous deux, seules au monde, en ce matin de printemps qui dit que c'est aujourd'hui son anniversaire.


Et ce matin, en chantant dans ma voiture, je me disais ceci :

"Anne ma fille, pour ton anniversaire, il n'y a plus au fond de moi de ces inquiétudes d'enfance, d'adolescence difficile, de maturité en devenir, d'angoisses de te savoir si loin. Pour ton anniversaire, là, tu vois, il y a au fond de moi comme un immense lac bleu marine, de tendresse inépuisable, et aussi, la certitude que tu as peu à peu trouvé ton graal sans même peut etre le savoir encore. Pour ton anniversaire, ce matin sur la route, j'ai revécu chaque année, les souffrances enfouies, les bonheurs fulgurants. Pour ton anniversaire, en chantant les airs de votre jeunesse, qui envahissent la petite machine à la pomme, je rejouais l'air du "tu étais si petite comme ça" tout en me moquant un peu de moi, parce que vraiment,  comment dire ceci à cette femme magnifique qui assume sa vie aujourd'hui? "

Mais en fait, en ma qualité es "mèrindignequis'assumes" je me dis qu'après tout, cette tradition là, vous vous devez de la subir chaque année, puisque ce jour là, c'est ma fête aussi non? J'ai un peu tous les droits ce jour anniversaire...Après tout c'est moi qui ai fait le plus gros du "travail" cette année là, alors oui, en chantant, un sourire fugitif aux lèvres, je me suis dit qu'il fallait bien que je te l'écrives encore. C'est fait : BON ANNIVERSAIRE ANNE, il y a quelques années, tu étais toute petite comme trois pommes à genou, toute petite comme "ça", et du haut de mes 24ans, je contemplais mon chef d'oeuvre, déjà mère-louve, défendant son petit, qui ne voulait pas encore faire l'effort d'ouvrir même un seul oeil.

Bon anniversaire ma chérie, je t'aimes.



Par Michelle Bourgoin
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 17:52


Petite expérience significative d'un voyage dit "d'agrément"...

Départ de Marseille pour aller à Montréal, avec une escale à Paris pour prendre en route un petit loup de 4ans 1/2 qui se réjouit d'aller voir son cousin le petit caribou, avec ses grands parents.

Jusque là tout va bien.. Arrivés au comptoir Air France à Marseille, une employée au ton geignard qui nous déclare : "ah non, vos places ne peuvent être enregistrée, car l'enfant est....absent de vos dossiers....Après vérification, notre "absent" se trouve à un siège attribué à un enfant "point d'interrogation" : explication, le point d'interrogation est là car l'enfant semble voyager seul....Ben voyons! Comme ceci paraissait anormal, un employé bien intentionné  a mis ce point d'interrogation.

Oui, mais nous effaçons donc cette interrogation, il est bien avec nous ce petit. "AH non madame, ce n'est pas si simple, il faut le voir pour vous croire, donc vous vous enregistrerez à Paris."

Je commence à m'inquiéter de la place qui sera attribuée au petit point d'interrogation.

Arrivée sur paris, au comptoir Air France : "Revenez plus tard disent-ils, nous araurons plus de visibilité"
"Heu pourquoi avez vous besoin de visibilité pour tout simplement nous enregistrer?"

Trois fois de suite je me présente, pour finir par entendre :"impossible de vous attribuer un siège, l'enfant est au 41, vous au 26 et 27, mais comme l'avion est plein ON NE PEUT RIEN FAIRE!!!"

 
Et oui, c'est bien connu, chez AIR FRANCE l'informatique semble antédiluvienne, et les employés handicapés des neurones. "UN ENFANT NE VOYAGE JAMAIS SEUL, me disent-ils, rassurez vous...."Oh ca oui, je suis vraiment rassurée, mais.....quelles sont nos places alors?


Et là, le top du top : "attendez d'être dans l'avion, on vous attribuera une place.!" Et une heure plus tard, les mêmes debout dans l'allée de l'avion, qui poirotent trois quart d'heure avec un ptit loup déchainé. On demande le chef de cabine : "on ne la dérange pas pour ça voyons:" Belle réponse à un client !!On ne dérange pas le personnel pendant qu'il bosse. Le top des bêtisiers moi je vous le dis. Nous nous asseyons donc n'importe où afin de créer l'incident qui, ô miraclel, va déclancher une opération d'envergure : on nous attribue deux places, et le petit lui attend dans l'allée : là je mord ! donc, heu non, on lui attribue une place à mes cotés, et c'est le grand'père qui poirote. Ensuite, on déblaie une rangée devant nous, et rebelote, on déménage à nouveau avec le doudou, le pitou, le sac de crayons et les livres d'histoires...Enfin installés, il y a une multitude de grognements de part et d'autres de la part des pauvres passagers qui ont dû se plier aux volontés des hotesses .... si mal organisées. Et, nous dit-on "VOUS AVEZ DE LA CHANCE IL Y AVAIT UNE PERSONNE QUI NE S EST PAS PRESENTE" Ah oui, et si elle avait été là, on aurait passé 7 heure debour?

Braves gens réveillez vous, AIR FRANCE soignes ses clients à coup de "vous avez de la chance" tout en vous expliquant que non, non et non, il est impossible de lier deux dossiers,
et que après tout c'est de ma faute, je n'avais qu'à pas prendre une Agence, mais passer directement par leur service. AU SECOURS : ce n'est pas de leur faute, c'est moi qui suis nulle. On se croirait à l'école maternelle.

Mais ce n'est pas fini. LE RETOUR !!!!

Nous nous présentons à Montréal au comptoir Air France. Là, service impeccable, deux personnes nous écoutent, et en un clic et un coup de fil, résolvent le problème : nous aurons un hublot pour le ptit loup, et nous serons tous les trois. Merveille de la magie de la gentillesse et de la sympathie du personnel québecois. BRAVO ON VOUS AIMES, vous êtes vraiment au service de vos clients au Québec. Dommage qu'en France... mais bon.

Le vol : empuanti par les remugles de deux ivrognes à nos cotés, le personnel ne s'est pas inquiété plus que ça de voir deux personnes siffler autant d'alcool, pour être malades ensuite, non, c'est normal semble t'il de laisser les autres passagers subir les aléas de ce genre d'attitude. Il aurait été pourtant simple de déloger ces individus : il y avait de la place, l'avion n'était pas plein cette fois...Mais le personnel à bord s'est contenté de distribuer des sacs, et de filer se réfugier ailleurs.


Arrivée à PARIS : aie, ca se gâte de nouveau, la valise du ptit loup est perdue, dans le goufre des arrivages on ne sait où. Inquiétude du dit ptit loup : "ah zut, je ne peux donc pas enlever mes bottes et remettre mes chaussures!!I"nquiétude de la mère du ptit loup : "et mes bains moussants et mon sirop d'érable..."
Valise retrouvée le lendemain, ouf....*

Rage de ma part, raz le bol, j'arrête les frais : PLUS JAMAIS AIR FRANCE, j'avais oublié les aléas antérieurs lors de vols précédents : surbooking, départ annulé de Bordeau, avec vol sur Paris à la place du vol sur marseille etc.


Pour moi, AIR FRANCE c'est TERMINE, et j'espère que pour vous lecteurs, ce sera également terminé. Lorsqu'une compagnie se moque à ce point de ses clients, c'est qu'elle est sur le déclin. Au fait, LA RELATION CLIENTELE, est un concept inconnu dans cette entreprise? Oui, certainement, sauf au Québec où l'on rencontre des personnes à l'écoute, professionnelles et sympathiques.

Alors je termine juste sur ce point positif : BRAVO LE PERSONNEL AIR FRANCE DU QUEBEC.


* ET pour la relation client, on aurait pu imaginer qu'ils feraient un effort dans la livraison de la valise perdue par leurs soins? ET NON, rendez vous pris non honoré, sans excuses, sans appel avec pour réponse : vous verrez ce qu'ils vous diront demain(?) Faudra t'il que nous nous déplacions? A suivre....Définitivement NULS DE CHEZ NULS.

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Communication
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 20:03

La lecture du rapport concernant France Télécom est un morceau d'anthologie dans le genre : poncifs, vérités induites et recommandations évidentes... Et pourtant, s'il est écrit, c'est qu'il est nécessaire...Ma réflexion n'est donc pas une critique du travail fait par ce cabinet, elle se nourrit d'évidences qui paraissent pourtant "non évidentes"...

Il aura donc fallut autant de temps pour découvrir ces évidences, et proposer des mesures qui sont le b.a. BA du management de proximité.  Beaucoup d'argent dépensé, on se gargarise encore une fois de mots pour cacher les maux induits par la carence de formation au management, d'accompagnement des cadres et des salariés, de relation humaine tout simplement. Pratiquer la pédagogie du changement, semble ne pas être à la mode et nous en constatons les résultats!

Comment un patron peut il ignorer que des salariés, des managers de proximité, reconnus, encadrés dans la reconnaissance de leurs valeurs, encouragés et accompagnés, lui permettront d'atteindre ses sacro-saints objectifs? Et oui, pour certains patrons, le "management par objectifs" s'apparente parfois à une course éperdue, qui use et casse les meilleurs champions. Pourtant, les hommes et les femmes des entreprises concernées, sont capables de donner le meilleur d'eux-mêmes lorsqu'ils sont encadrés par des managers responsables, humains et compétents, tant dans leur savoir FAIRE que dans leur savoir ETRE...

Etre avec, et non Faire à toute force...;

Comment un patron peut il ignorer que le changement qu'il a imaginé, porté, par une vision stratégique écrite, peaufinée, concoctée dans ses bureaux par tant de "grands penseurs", est un PROJET qui sera porté par l'énergie des hommes et des femmes qui le mettront en œuvre. Or chacun sait (??? peut être que non en fait) que le changement ne se décrète pas, il obéit  à des lois incontournables, inéluctables et qu'il ne peut s'accomplir que par étapes accompagnées.

Mais dans la folie  de la compétitivité, du profit rapide, du changement dans l'urgence, certains choisissent la voix express qui semble dans la théorie, la meilleure et la plus efficace...La théorie parfois est contredite par l'humain...

On ne sait plus perdre du temps pour en gagner : prendre le temps de comprendre le processus d'un changement annoncé, se dire que "nous" les penseurs visionnaires, nous savons déjà où nous allons, mais que nos équipes elles, n'ont aucune idée de ce qui les attend...Prendre le temps de travailler ensemble pour partager cette vision, étape par étape, en petits groupes, puis communiquer, expliquer, accompagner...

PRENDRE LE TEMPS c'est aussi permettre l'expression du rejet, du déni, et de toutes les phases inhérentes au "deuil" de ce qui a été, pour adhérer à de nouvelles possibilités. Permettre à chacun de s'appuyer sur ses compétences, pour développer de nouveaux savoirs faire, innover, proposer, s'ouvrir à un apprentissage qui permet de "grandir".

Le changement induit des interprétations dont on ne fera JAMAIS l'économie :

"si on change ma façon de travailler, c'est que jusque là, je n'étais pas bon...Si on me donne de nouveaux objectifs, c'est que je suis aujourd’hui en dessous de la nouvelle norme acceptable" etc.

Ces interprétations doivent être décodées, accompagnées afin que chacun puisse repartir sur un air qui dirait :

"ok, jusque là j'ai bien fait mon job, le contexte actuel veut que l'organisation change, donc je dois changer ma façon de faire. Je m'appuie sur mes réussites antérieures, pour trouver en moi de nouveaux possibles..."

Mais cette transition exige du TEMPS, elle peut être accélérée par des actions d'anticipation, mais on n'en fera pas l'économie, JAMAIS.

Nous perdons le "bon sens" en imaginant faire l'économie du temps nécessaire à l'appropriation d'un projet. Nous perdons le "bon sens" lorsque nous mettons en place des managements par objectifs, qui nécessitent des indicateurs, donc des contrôles, sans organiser en amont une communication, puis des ateliers de réflexions en équipes pour éduquer, partager et s'approprier la nouveauté. De belles surprises pourtant nous attendent dans ces partages, où l'on découvre des personnes impliquées qui proposent alors que la plupart du temps, en économisant ce temps, ils ont le sentiment d'être les jouets d'une méthode incongrue qui les laminent sans les reconnaître dans leurs attentes et leurs compétences.

Aujourd’hui une entreprise nationale est en cause oui, mais combien d'entreprises jouent à ce jeu dangereux de la course aux résultats sans se donner les moyens de le faire en toute sérénité, AVEC les salariés, les managers de proximité? Nous sommes tous confrontés à ce défaut majeur qui voudrait que notre "pensée" soit unique et partagée aussitôt qu'elle a été mise en musique, communiquée à un comité stratégique qui en a suivi l'élaboration pas à pas.

Nous avons tous cette envie d'avancer plus vite, encore plus vite, puisque nous sommes confrontés à des enjeux qui nous dépassent. Nous pensons tous au fond de nous mêmes que "dire" les choses suffit pour être "compris". Nous imaginons tous d'emblée que l'autre comprendra, s'appropriera nos visions puisque nous-mêmes y avons accès... Je dis NOUS car, malgré le fait que je ne suis plus "patron", j'ai eu de ces réflexes, et je m'y suis cassée le nez et de ma petite échelle de toute petite PME, j'ai constaté que mes salariés étaient performants et efficace lorsqu'une idée lancée en réunion devenait LEUR idée.

Dans la pratique quotidienne de mon métier d'aujourd’hui, je rencontre chaque jour des salariés, des managers confrontés à ces courses aux résultats non communiquées, ou mal expliquées. Il suffit parfois d'organiser une journée de réflexion sur le sujet, pour que l'échelle du stress reprenne une certaine normalité, et lorsque les managers sont ensuite accompagnés dans la mise en œuvre, nous assistons à des résultats souvent plus forts, que ceux qui étaient espérés.

Laissons le temps de l'adaptation aux changements, et nous aurons des équipes responsables, impliquées, efficaces et...sereines...Le plaisir de travailler ensemble.plutôt que le malheur qui mène au désespoir.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Management
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 23:03
Elles sont les mères de ces enfants qui se cherchent ou qui se sont trouvés, enfin de ces enfants vous savez, ceux qui partent vivre loin, ceux dont l'horizon est la maison, ceux dont les yeux s'illuminent sac au dos, rêves en tête et qui partent loin, plus loin et si loin encore.

Les mères vagabondes sont les mères de ces enfants là, elles qui les ont élevés dans ce gout de liberté, se retrouvent un beau matin les mains vides, et le coeur en berne, restant sur le bord du chemin, ou au pied d'un escalator lumineux, ou agitant un au revoir derrière une voiture pleine à craquer qui file sur une route déjà perdue.

Depuis le départ de ma fille, puis de mon fils (parti et revenu:),  je ne cesse de rencontrer de ces mères vagabondes qui ne se savent pas encore "vagabondes", et qui pleurent un peu, beaucoup parfois, devant ce départ incompris, ou bien compris mais qui fait mal. Alors je me souviens, et je reprend nos conciliabules avant leur départ, je reprends mon cheminement après ces départs, je compare, je mesure, je dis des mots qui parfois rassurent.

Et ce soir, il me sont venus là ces deux mots accolés : mère et vagabonde...J'aime assez ce duo, il résonne  en moi comme quelque chose d'un peu fantoche, il me donne le sentiment d'être moi-même sur la route, sac au dos, à la recherche de mes petits qui s'éparpillent pour mieux nous retrouver. Etre vagabonde c'est être disponible pour prendre un avion sur un coup de tête parce que ta voix un matin a été un peu voilée, alors je donne un "alibi", et pfff, je le trouve ce billet d'avion pour chez toi. J'ai fait cela souvent les premières années, ne restant que quelques jours et pourtant, comme ils étaient importants ces jours-là. C'est s'offrir un séjour, "invité" chez lui, partager son quotidien, puis rentrer pleins de ses émotions aussi, c'est partager l'émerveillement de la découverte du pays qu'ils se choisissent.

Etre vagabonde c'est aussi s'offrir le plaisir de bouger pour rejoindre la joie, bouger et s'abonner aux fauteuils étriqués des avions bon marchés, s'offrir aussi comme un cadeau, un surclassement lorsque le petit TOM fête ses dix ans, et se dire qu'être grandmamie wagabonde c'est encore mieux en classe affaire :)


Les mères vagabondes pleurent souvent le soir, lorsque le blues est là, mais elles sont fortes aussi, fières de leurs petits. Tous ces témoignages qui m'arrivent sont émouvants et tellement forts. Donner à nos enfants le gout de la liberté c'est lâcher leurs mains alors qu'on aurait voulu ne jamais les quitter. Et le faire en toute lucidité, avec tant de lumière au coeur, que mêmes nos chagrins leurs sont des étendards.

FInalement, toute mère est une vagabonde, une de celle qui va faire des kilomètres pour bercer le petit qui souffre, celui qui ne va pas bien, celui qui a besoin. Et même sans déplacement, nos coeurs son vagabonds, errant dans les espaces de vos enfances pas terminées, de nos angoisses mal cachées.

Oui, je voudrais fonder le club des mères vgabondes, un cercle de tendresse où les mains se croiseraient tout autour de la terre : toutes les mains des mères vagabondes veillant sur leurs peits, et sur les petits des autres mères vagabondes...

C'est tout art d'être mère vagabonde, savoir doser l'espoir, cacher l'inquiétude, ne pas parler de solitude. Cest aussi de belles ballades, des découvertes à chaque escale, le bonheur répété de chaque instant passé ensemble, c'est au fil des années, supprimer peu à peu les bagages, pour ne mettre dans les valises que les cadeaux aux petits, et n'avoir au final, qu'un petit sac facile à faire, facile à défaire, léger et peu encombrant (ca ce n'est pas gagné encore, j'ai du travail...) Etre vagabonde c'est refuser la fatalité des horaires imposés, des vacances attendues, des départs reportés. C'est vivre l'instant comme il se présente, en le savourant comme une pomme sucrée.

Je dédie ce texte à Line, Monique, Cathy, IZA, Jo, et tant d'autres mamans qui ont vu leurs enfants grimper dans un avion, prendre un train, remplir une voiture, et filer vers leurs vies, heureux, fiers et triomphants. Nous pouvons être fières de nos enfants, ils ont su faire de nous des MERES VAGABONDES....et quelque part, c'est vraiment amusant quand on y pense d'être mère vagabonde. Si, si, promis, au bout du compte, c'est surprenant comme on prend gout à ces voyages, à ces départs, à ces arrivées, à ces calins, à ces attentes... Laissons sur le bord du chemin le chagrin car il ne reflète pas la réalité : nos enfants sont heureux alors sur quoi pleurons nous? Sur ce que nous avons semble t'il perdu? Nous avons échangé un petit dépendant, contre un adulte triomphant. NE JAMAIS OUBLIER CELA...et repartir dans nos vagabondages, le coeur étreind parfois, l'âme joyeuse toujours. Ils sont beaux nos enfants dont l'horizon voudrait être la maison...
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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