Samedi 15 décembre 2007
6
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/2007
17:02
Aie...ouille.....hé là mais ce n'est pas fini ça, pourquoi me trimballez-vous en me tenant par les racines? Déjà que je suis tout engoncé dans ce
filet de plastique, ouïe une de mes branches est coiiiiiiinnnnnccccéée, vous ne voyez pas?
Non? Ah bon , vous ne voyez pas. Mais ça fait un mal fou ce filet.
Plaff, plaff....Je suis lancé dans une sorte de boite métallique, ca roule...C'est noir, sombre et ca pue là-dedans. Je suis balloté, et tout seul au fond d'un truc noir qui bouge.
Moi je suis un tout petit sapin.
Je suis né dans une sorte de maison dont le toit est transparent. Bien nourris, bien arrosés, bien soignés, nous étions des milliers, l'un à coté de l'autre, bien serrés les uns contre les
autres. Nous avons été élevés juste pour quelques semaines, pour illuminer les yeux des petits enfants nous as t'on dit.
Alors nous avons attendus avec impatience la venue de ces enfants, et là, mais là, ah non, là c'est trop dur...
Ca roule toujours. Dans la voiture la femme qui m'a pendu par les racines en me ballotant dans tous les sens, tout en poussant un chariot plein de nourriture, cette femme parle toute seule. Tiens,
elle parle de son "petit loup" qui aura une belle surprise. C'est MOI la surprise , oui, je me gonfle d'importance là, aie aie, encore ce filet qui me ligote les branches. C'est quand qu'on arrive
dis? C'est quand?
Pffff ça ne roule plus. Hé , mais il y a de la lumière tout à coup. Hop, elle m'attrape de nouveau par les racines, hé mé, la tête à l'envers ce n'est pas très drôle quoi.
Rooooo il fait chaud dans la maison, je vais perdre toutes mes belles aiguilles moi. Aie,, j'atteris par terre, à coté du sac de course, et , oh mais ...il y a une cavalcade dans les
escaliers juste en face de moi : quatre z'yeux ronds me regardent, une petite main me caresse, une autre plus grande enlève avec adresse ce maudit filet....Raaaaa comme ca fait du bien
d'étaler ses branches . les deux enfants me regardent, tentent de me poser "debout". Vlan, je me ramasse bien sûr, il me faut un PIED .
Oh non, non, ne partez pas, je suis là moi, je suis tout seul, mes potes sont partis chacun dans un filet, saucissonés comme moi, pétris d'angoisse devant ce qui nous attendait. Ne partez
pas, ne partez pas....
Demain, Tom, Evan,Joseph,Sasha je vous raconterai la suite de l'histoire du petit sapin. A votre avis, il va se passer quoi?
Par Michelle Bourgoin
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Mercredi 12 décembre 2007
3
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/2007
17:29
http://www.24jourspour24enfants.org/donnez_01.html
24 jours pour 24 enfants....Nos enfants du bout du monde. Une organisation tellement humaine.
Donner un peu de nous, donner quelques sous, donner la vie et tout à coup voir la vie d'ici comme un cadeau.
Je connais cette Association : la Chaîne de l'espoir. Je connais ces personnes qui la font vivre, je connais leur implication, leur
générosité, leurs compétences.
Je n'ai rien d'autre à dire, simplement un témoignage : quand on permet à un enfant de s'instruire, quand on permet à un enfant de
retrouver le souffle de la vie, par un simple geste de soutient, on sauve tous les enfants du monde.
Joyeux NOEL et que ce calendrier de l'avant explose en un calendrier quotidien toute l'année .
Par Michelle Bourgoin
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Mercredi 28 novembre 2007
3
28
/11
/2007
17:42
Nous sommes tous condamnés à vivre des épisodes d'incompréhension, de mauvaise interprétation de nos
propos, de nos écrits, de notre vie même parfois.
Nous savons, nous connaissons pourtant tous les éléments qui concourent à ces dérapages de la communication. Pourquoi n'utilisons nous pas toutes ces belles techniques qui nous sont
proposés pour une "meilleure" communication?
-Parler des Faits et non des Opinions
-Exprimer SON point de vue et accepter que celui de l'autre a autant de valeur
-Emettre une idée, et non un jugement.etc.
Je crois, pour avoir longtemps proposé, enseigné, de telles "techniques" qu'il y a un moment où un déclic se produit, et qu'il est très difficile d'identifier le processus qui se met
alors en place. C'est comme une découverte de quelque chose que l'on savait depuis la nuit des temps et qui nous apparait comme une évidence. Pourtant, jusqu'à ce jour, nous ne savions pas que nous
"savions" cela.
Une fois le "déclic" enclanché, tout n'est pas gagné. La prise de conscience n'est pas la mise en oeuvre. Autant le déclic peut être déclanché comme une sorte de réflexe, autant, la mise en
oeuvre d'un changement à la suite de cette prise de conscience obéit à un cheminement parfois étonnant.
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Etape 1 DECLIC : je prends conscience d'une évidence
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Etape 2 Bonne résolution : je ne reproduirais plus ce
comportement
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Etape 3 Plongeon : à la moindre occasion,
je replonge dans mes vieilles habitudes
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Etape 4 Oubli : la plupart du temps,
j'oublie mon "déclic" et je reprend ma vie comme avant
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Etape 5 Reproduction du Déclic : Hé, mais
c'est vrai, j'avais déjà pris conscience de cela
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Etape 6 Volonté : je cherche à tout prix à
"combattre" l'ancienne attitude
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Etape 7 Lâcher prise : vouloir n'est pas
Etre. La vie se charge de me remettre en face de situations identiques afin de réviser mon "Déclic"...
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AInsi va la vie, ainsi va la spirale de notre évolution personnelle mais aurais-je assez
d'années pour apprendre enfin de toutes mes expériences???
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Par Michelle Bourgoin
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Samedi 24 novembre 2007
6
24
/11
/2007
15:40
Me voilà de retour, pour la suite de "la journée particulière".
Hier donc, j'ai de nouveau sillonné la campagne, pris les routes du Lubéron pour rejoindre cette PME. et terminer le travail que nous accomplissons ensemble. Le trajet pour y aller a commencé
dans un déluge de pluie, et j'avais la sensation de conduire dans une sorte de bulle, isolée du monde, et assistant au renouveau du monde : ici, il n'a pas plu depuis MAI (juste quelques goutes en
septembre), et les brins d'herbes se haussent du col pour respirer l'eau à grande goulées.
Peu à peu, le jour s'est levé, et je suis entrée dans le Lubéron. Ici et là, des lacs de nuages s'étendaient entre les collines. Un rêve.
A mon arrivée, monsieur CHAT a choisi sa chaise, et a supervisé mon installation. La même personne m'a accueilli avec un immense sourire, quelques balais et cartons à la main, m'aidant ici et là à
organiser la salle. Un café et des croissants nous attendaient, posés ici par une main anonyme, juste pour nous.
Toute la journée nous avons travaillés, pour tenter de comprendre le mécanisme des relations commerciales agressives, des réclamations, de la communication. Le chat manifestait son approbation en
choisissant à tour de rôle les genoux d'une personne, d'une autre, se plantant parfois devant celui ou celle qui l'attendait le moins.
Il y a eu dans cette salle pas mal d'allées et venues, car c'est le lieu de travail habituel des commerciaux. Ceux-ci, venaient parfois, nous écoutaient, prenaient ce qui leur manquaient et
repartaient. Rien n'était dérangeant dans ces interventions, la tolérance, le sourire étaient toujours au rendez vous.
Nous avons conclu la journée, et je suis rentrée. La nuit tombait sur le Lubéron et j'ai eu mon cadeau : un coucher de soleil étrange, vaporeux, comme irréel. Et oui, comment le soleil peut il se
coucher alors que toute la journée, le temps a été gris? je vous le dis moi, c'était juste la suite d'une journée particulière....
Par Michelle Bourgoin
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Mercredi 21 novembre 2007
3
21
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/2007
17:31
Hier, j'ai vécu une journée étonnante : partie pour animer un séminaire destiné à optimiser les contacts téléphonique dans une PME de la
région PACA, je me retrouve au coeur du Lubéron, devant un paysage magnifique. En arrivant, mes premières pensées vont vers tous mes confrères parisiens, qui ce même jour, se débattent
au coeur des embouteillages et de la grisaille d'une grève qui n'en finit pas.
Quel bonheur de travailler ...Quel bonheur de travailler ici.
Arrivée dans l'entreprise avec ma collègue, nous pénétrons dans un local aménagé pour la formation. Première personne croisée : un grand sourire, un bonjour , et quelques phrases d'acceuil. Cette
personne est manutentionnaire semble -t'il, mais bizarrement, rien autour d'elle ne semble la dévaloriser dans la position qu'elle occupe : on la sent fière d'être là, fière de faire
son travail, et les autres membres du personnel sont à son image. Chacun est fier de travailler ici. Tiens , elle ouvre une porte et ....Monsieur Chat fait une entrée remarquée, il se choisit un
fauteill et....s'installe pour la journée avec nous. Jamais je n'avais animé une formation à la communication pour un chat. Croyez moi, c'est instructif.
L'équipe arrive : sourires chaleureux, plaisir d'être ensemble. C'est un miracle cette PME.
Nous travaillons une matinée, puis allons à la recherche d'un petit restaurant. Là, même plaisir de vivre, même bonheur du travail bien fait : un restaurateur nous acccueille avec les honneurs d'un
VIP. Il y a quelques convives attablés, et il nous installe royalement. Tout est bon ici. L'acceuil, le repas, le sourire de la petite fille qui rentre de l'école.
De retour à notre PME, voilà que nous faisons connaissance avec quatre grands chiens affalés dans la prairie, devant les bureaux. Ils contribuent à l'ambiance générale, chacun est à sa place,
à son poste, serein et déterminé à la fois. Les valeurs de cette entreprise sont fortes et présentes. Avant de redescendre dans notre salle de formation, nous constatons que tous les membres de
l'équipe en formation ont été remplacés par les commerciaux de l'entreprise, chacun à son poste, afin d'assurer l'accueil des appels entrants.
Le climat est déterminé, calme, professionnel. Chacun assume.
Et le soir venu, lorsque nous replions notre matériel, que nous échangeons avec l'équipe, nous ressentons comme un souffle d'énergie : nous avons fait du bon travail, avec une équipe étonnée,
curieuse, ouverte, et nous nous retrouverons vendredi pour aller plus loin.
De retour chez moi, parcourant la campagne environnante, je me suis dis que, oui, décidément il existe bien en France, un monde où l'on est heureux de travailler, un monde où les contraintes
existent, mais un monde aussi où il est possible de conjuguer travail, plaisir, détermination à la réussite, optimisation des forces de chacun, humanité...oui, ce fut une journée pas vraiment
comme les autres, une de ces journées dont on se souvient comme d'une étoile au milieu des jours ordinaires.
Et pendant ce temps là...la grève est reconduite. Deux mondes différents, oui, vraiment, deux mondes différents.
Par Michelle Bourgoin
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Dimanche 4 novembre 2007
7
04
/11
/2007
12:57
Aujourd'hui me voilà armée de paille de fer spéciale "meubles anciens", d'une belle cire dite "antiquaire", d'huile de coude et de beaucoup
d'émotion.
Un petit bahut, datant de mon arrière grand'mère (et peut-être de plus loin encore) va renaître sous mes mains. Il a déjà subit une première fois l'assaut de mes efforts, il y a...trente ans
déjà. Et déjà à cette époque j'avais ressenti cette
exhaltation avant de me lancer, exhaltation mélée à de l'appréhension : saurais-je lui rendre son énergie d'origine, saurais je lui redonner vie tout en lui laissant ses marques, ses fibres, ce qui
a fait qu'il est aujourd'hui comme il est?
Et tout en me préparant, je me dis que mon petit bahut est comme nous : il a ses marques et ses beautés qui signent qu'il a bien vécu.
Sa porte gauche se ferme mal me dit-on...Moi je dis non, elle se ferme tout à fait bien lorsque l'on prend le temps juste de la soulever légèrement, et de l'accompagner. Et qui sait fermer sa
porte, connait bien la maison:)
Le pied droit, derrière est plein de trous me dit-on, moi je dis non, il ne s'agit que d'hôtes indésirables qui lui ont laissé des traces, comme tous les chagrins que l'on peut connaître dans une
vie, il en reste toujours des "petits trous" qui nous donnent pourtant une belle patine comme les cheveux blancs qui signent une vie bien remplie.
Ses portes sont grillagées et ouvertes, il prend la poussière. Et moi je dis oui, il est possible de lui ajouter des vitres, mais ne le fermont pas à la vie quotidienne, il a besoin d'être ouvert
chaque jour pour vivre au gré de nos repas, de nos émotions.
Oui ce petit bahut là est une vraie richesse, non par sa valeur financière dont les antiquaires ont déjà tentés de me convaincre, mais par les valeurs qu'il porte, l'histoire qu'il raconte, le fil
d'ariane qu'il tend d'une génération à l'autre, témoin muet mais o combien vivant de nos vies.
Et j'en ai encore d'autres, plein d'autres à retaper...deux coffres anciens qui ont franchi l'océan, vieux, moches, mais tellement bavards de leurs voyages, un argentier dont le tissu intérieur
défraichit témoigne de tant de mains, une table de couturière, qui a trôné me dit-on dans ce commerce familial, pour être utile à ces riches clientes qui achetaient sa soie lyonnaise..une table
immense qui a entendu tant de rires et tant de larmes aussi...et quelques autres encore.
Ma maison demain aura l'énergie de tous ces meubles anciens qui viendront ajouter leur touche personnelle à ceux plus nouveaux que nous nous choisissons. Comme la vie, le bois emmagasine toutes nos
émotions pour nous les restituer dans la beauté et la chaleur d'une nouvelle vie retrouvée.
Bon, un peu d'huile de coude, et peut être demain, une photo....
Par Michelle Bourgoin
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Publié dans : LA VIE tout simplement
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Jeudi 1 novembre 2007
4
01
/11
/2007
09:42
Je participe à plusieurs forum, et je suis toujours
étonnée de constater les problèmes d'interprétation qui surgissent. Lorsque nous nous exprimons sur le net, dans des forums, des blogs, des sites, nous utilisons bien souvent un langage
"parlé" plus qu'un langage écrit. De même sur MSN ou dans les mails.
L'interprétation de chacun passe par ses filtres personnels, ses expériences, son éducation, sa personnalité, et des conflits peuvent alors
surgir, alors que le message initial est énoncé, pour celui ou celle qui l'émet, dans une parfaite égalité d'humeur :)
Nous réagissons en fait à ces messages comme s'ils nous étaient directement adressés, comme s'ils portaient un jugement sur notre propre
jugement, comme s'ils nous étaient destinés à nous seuls. (Pour ce qui concerne les forums) Alors, nos poils se hérissent, nos neuronnes se révolutionnent et d'un clic rageur nous balançons une
claque en un post ravageur. Le ton monte, les uns prennent parti, les autres se lamentent, et le message initial dérape totalement.
L'IRONIE est bien souvent utilisé.
Je dis l'ironie, car l'humour est autre chose. Pour moi, l'ironie c'est "rire au dépend des autres, et l'humour c'est rire et faire rire en
présentant les choses, les évènements de façon décalée". Attention, sur le net, l'humour parfois peut être interprété comme de l'ironie si le décalage est trop grand entre nos propres valeurs, et
celles des autres.
L'ironie pour moi, c'est une sorte de grincement dans la communication qui fait mal, une flèche qui porte un jugement sur une personne et qui ne
tient pas compte des faits. Lorsque l'on utilise l'ironie dans la vie quotidienne, on constate très vite son effet, et il est possible, d'un sourire, d'une excuse, d'un geste de rectifier
immédiatement l'impact du discours. Lorsque l'on utilise l'ironie sur le net, rien ne vient temporiser les mots écrits et interprétés.
L'ironie aussi peut faire mal à certains moments et , ne pas nous atteindre du tout à d'autres. Or, sur le net, nous émettons des jugements, des
écrits qui vont arriver chez les autres sans que l'on sache exactement dans quel état ils réceptionnent le message. Si je suis en forme, l'ironie pour moi devient un outil d'analyse d'une
communication bancale. Si je suis fatiguée, ou anxieuse pour une raison ou une autre, c'est une attaque directe.
Pourquoi utilise-t'on l'ironie?
La plupart du temps, il s'agit d'une attitude culturelle. Il y a des familles où l'ironie est une sorte d'outil intellectuel. Dans ce cas-là,
elle devient un code à l'usage familial, et personne dans la famille ne s'offusque ou se vexe, puisque chacun peut la manier sans être remis en cause. Et lorsqu'un membre extérieur à la famille
arrive il se demande dans quel traquenard on l'a amené. ( beaux frères, belles-soeurs :)
Parfois aussi, nous nous forgeons cette personnalité ironique en défense à des agressions vécues antérieurement. L'intelligence "intellectuelle"
permet de jouer avec les mots et de les utiliser comme des boucliers voire comme des flèches de protection. Carapace forgée par le vécu, les épreuves, les difficultés antérieures, elle devient une
sorte de personnalité à part entières.
Le plus difficile avec l'ironie, c'est que la plupart du temps, les personnes qui l'utilisent ne le savent pas vraiment. Elles savent bien que
l'on réagit à leurs messages, mais ne comprennent pas les réactions qu'elles trouvent excessives à un discours qu'elles-mêmes jugent "réaliste".
Après l'ironie, vient le JUGEMENT.
Bien souvent, lorsque naissent des conflits, ils naissent sur la base de jugements de valeur sur ce qu'à dit l'autre, sur ce qu'il a fait, ou sur
ce qu'il est. L'agression est de plus en plus forte selon le cas, elle est au maximum lorsque le jugement porte sur ce qu'il "est".
Quelques exemples : Quand tu dis que......c'est nul.
Quand tu fais ceci, c'est complètement à coté du sujet
Tu es vraiment bouchée....
Moi je dis que et de toutes façon -tout le monde- pense ainsi
En fait ces expressions entraînent une réaction de rejet. Du coup, notre intervention fait partir la discussion sur le ressenti de l'autre
et non plus sur les faits initiaux. Elles s'appuient très souvent sur des "généralisations" telles que "tout le monde, tout le temps, les autres, on dit que, jamais,
toujours.
Le jugement est souvent émis par des personnes qui ont besoin d'être rassurée sur leurs propres croyances. Elles veulent alors a tout prix,
convaincre, persuader, voire assener leur propre vérité, sans tenir compte de la vérité de l'autre. Il y a de la difficulté dans la communication alors, car "qui ne pense pas comme moi, est hors
jeu" voire pire. Ce mode de communication est courant, et souvent nous ne comprenons pas que nos interlocuteurs se vexent, rejettent notre avis. Nous avons le sentiment d'avoir donné notre avis,
sans comprendre qu'en fait nous l'avons imposé.
Ce qui fausse aussi notre discours aussi, ce sont les interprétations, les SUPPOSITIONS.
On dit souvent que les personnes alors font de la "prédiction" : "je sais bien ce que tu vas dire, je sais ce que tu penses, tu vas me dire
que..." L'autre alors se sent floué de sa propre expression, il a le sentiment qu'il n'a pas le droit de s'exprimer.
D'autres éléments entrent en compte lors de ces dérapages : les fausses règles.
Ce sont des règles sur lesquelles nous appuyons notre discours : il faut, tu dois, de toutes façons c'est comme ça.
Si nous les allions aux suppositions et aux généralisations, ca donne à tous les coups une belle claque de clics.
Par Michelle Bourgoin
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Publié dans : L'agressivié
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Vendredi 19 octobre 2007
5
19
/10
/2007
15:23
Depuis deux jours, la France se paralyse au rythme des revendications d'un certain nombre de personnes. D'Autres, subissent parfois avec rage, parfois
avec patience, parfois avec sympathie.
Et nous assistons à des interwiews dans la lucarne, qui orientent ce mouvement comme d'habitude, sur un soi-disant soutien
général.
Ils sont où ces journalistes avec leurs micros, quand le matin, ayant lu leurs proses, on se retrouve devant une
gare RER fermée?Elle sont où les caméras? Bizarre, bizarre, jamais on n'ose interroger des personnes qui sont CONTRE la grève.
Cette grève qui revendique, qui gêne et qui dérange. Personne n'ose le dire, l'écrire, l'exprimer, car ce n'est pas politiquement correct.
Dire que la grève "on en a assez", on en a trop vécu, qui toutes nous ont laissé un arrière gout d'arnaque, dire qu'à 60 ans on a envie de bosser sans être pénalisé par ces manifestations
qui ne sont que les résultats d'un assistanat hypertrophié. Dire aussi que s'il y a en effet, de nombreux salariés en France qui ont le pouvoir de bloquer "les autres", il y a aussi parmi ces
"autres" des personnes qui aiment leur travail, qui comprennent que des efforts sont utiles pour que leurs enfants eux, puissent avoir le quart des avantages, acquis, retraites tant
réclamées.
Mais non, il n'y a pas de micros ni de caméras pour ceux-là. Ceux-là, rentrent chez eux après une heure d'attente à la porte d'une gare fermée. Ils se laissent le temps de se dire que finalement,
cette journée supplémentaire à Paris, en compagnie de ce petit bout de garçon de deux ans, sera une occasion merveilleuse de lui fabriquer quelques souvenirs de plus : une journée pas comme les
autres. Ce petit bout de garçon qui plus tard n'aura pas les avantages, acquis, retraites, mais qui, ce soir, mange des crèpes faites avec Grand'mamie.
Et s'il faut revenir travailler à Paris la semaine prochaine, on aura aujourdh'ui volé du temps pour la tendresse et la complicité
Par Michelle Bourgoin
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Publié dans : Lâcher Prise
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Mardi 9 octobre 2007
2
09
/10
/2007
13:46
Une brouette dans ma cuisine...oui, cette brouette malmène mes certitudes : pour raison de travaux, une brouette est dans ma cuisine ce matin, et
voilà que je cogite :
J'ai dû , pour ces travaux, éliminer un grand nombre de choses, en donner, et en mettre en carton, en attendant que tout soit terminé. Et je constate
que ces objets en fait ne me manquent pas du tout. Je vis très bien sans eux.
Et de fil en aiguilles, de pensées en réflexions, je me dis que parfois, nous encombrons nos maisons et nos âmes de bien des choses
inutiles.
Je sais très bien que, les travaux terminés, je vais récupérer mes cartons, et là, peut etre aurais je plus de disponibilité pour donner ce que je
n'utilise pas, ou bien, vais redécouvrir le plaisir d'utiliser ces cocottes anciennes qui font de si bons plats. On oublie parfois le goût des bonnes choses, on laisse au fond d'un placard, au
fond des tiroirs de nos âmes, des souvenirs perdus, enfouis, cachés là pour peut etre revenir un jour à la surface nous dire que dans la vie, il est bon de faire vivre ce qui doit être utilisé et
de se séparer de ce qui n'est plus utile.
Oui, cette petite brouette est un symbole qui me reviendra souvent à l'esprit lorsque je devrais faire le tour de tout ce dont je ne me sers
pas...
Par Michelle Bourgoin
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Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 29 août 2007
3
29
/08
/2007
15:47
Nous sommes tous confrontés à des "si j'avais su". Ceux-ci peuvent survenir par hasard, au détour d'une
expérience ratée (mais en fait est-elle vrament ratée???) ou au cours d'un évènement difficile à vivre, ou tout simplement par une gaffe, une bévue, une maladresse.
ALors le "sij'avaissu" surviens, petite bestiole suspecte, qui nous mène à la culpabilité. Si j'avais su...et bientôt nous voilà ravagé d'angoisse : j'aurai dû....je n'aurai pas dû.....il
faut que je m'explique....non je ne peux rien y faire...
Pourtant, lorsque nous regardons derrière nous, nous constatons que nos "si j'avais su" sont la plupart du temps à l'origine d'une belle avancée personnelle, ils deviennent alors des "il était une
fois".
Il était une fois en anglais : Once upon a time, et chaque initiale de cette expression anglaise donne : OUAT...Un truc doux, compact, utile, enveloppant, sécurisant et beau à la fois.
Peut-être pourrions nous partager tous les OUATS de notre vie : ces soi-disants râtés qui sont devenues de belles expériences. Il y a quelques années, j'ai imaginé d'écrire un livre reprenant les
"OUATS" de nombreuses personnes, afin d'en faire un ouvrage. Si nous reprenions ce concept? Transmettre une expérience, c'est bien souvent ouvrir à quelqu'un une porte qu'il n'osait ouvrir
lui-même. L'expérience personnelle doit être vécue, mais nous constatons aussi qu'une expérience partagée permet parfois de se dégager d'une attitude trop rigide, ou hésitante.
Et vous, avez-vous des "OUATS" à partager. Une histoire de gaffe qui, au final, vous a donné une belle leçon de vie? Une expérience difficile, qui vous a fait grandir?
Par Michelle Bourgoin
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Publié dans : LE CHANGEMENT
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