Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 23:42

 Demain c’est ton anniversaire. Tu aurais eu 47 ans, tu te serais jeté dans le fauteuil jaune près de la cheminée, et dans un grand éclat de rire tu aurais dit : « tu seras toujours la plus vieille ma vieille bique, c’est comme ça, plus vieille que moi » et ensemble nous aurions commencé cette joute oratoire sur l’âge, la signification du nombre des années, l’expérience, la sagesse. Je sais tout ce que tu aurais dit parce que tu me l’a dit chaque année, pour ton anniversaire.

On aurait fait un poulet au citron, que tu aurais cuisiné, j’aurais dit que moi, je le rate toujours, et tu aurais répondu : « normal, c’est une recette secrète », et comme d’habitude, nous aurions encore entamé une joute oratoire, à qui bâcherait l’autre, à qui aurait le dernier mot.

C’est le silence là, ce soir. J’attends demain,  je me dis, qu’il y a 47 ans, maman et papa filaient à la clinique. Le lendemain j’ai été tellement scotchée : un nouveau petit frère, trois ça commence à faire beaucoup de garçon là. Puis je t’ai découvert, le bleu de tes yeux étincelait déjà du rire éclatant qui a jalonné ta vie. Je ne sais que cela de toi : « un garçon qui riait », cheveux au vent, prêt à s’envoler pour d’autres jardins.

Ce tout petit garçon est toujours au creux de mon cœur. L’absence ne pèse pas quand on est habité  par l’âme de ceux que l’on a tant aimé.

Mais quand même tu sais, j’aurais voulu, les fêter à tes côtés ces anniversaires manquants : les tiens, les miens, les 21ans de ton petit bouchon, ceux de nos frères, ceux de notre père. Chaque fois on te sait pas très loin, mais chaque fois, il y a comme un air glacé qui nous paralyse un instant : ce serait tellement bon de te serrer encore tout contre nous, et de rire avec toi.

Ce soir mes bras sont vides de toi, et je me surprends à rejeter la mémoire qui me mène parfois à ces larmes de souvenirs, mais bien vite j’entends un immense éclat de rire, tu te moques, tu ris, tu me secoues de vannes, tu es là, pas loin, juste à côté.

Bon anniversaire Jean-pascal. Le 9 septembre est un jour de joie, tu es né ce jour là, et avec toi, un nouvel amour m’a été donné.

Par Michelle Bourgoin
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 11:36
J'ai trois ans, je m'appelle Joseph, et hier je suis rentré à l'école pour la première fois.

Hier, j'ai eu le coeur serré, et après le départ de papa et maman, j'ai pleuré..un peu juste ...après leur départ, mais aussi, j'ai bien mangé, et personne ne m'a "volé" mon repas. Pour faire pipi, un supergentilmonsieur est venu avec moi, on a oublié ma veste sur un meuble, mais tant pis, maman l'a retrouvée en venant me chercher. C'était bien hier l'école. Ah oui j'oubliais : pour faire pipi les toilettes sont toutes petites, comme ça je tombe pas dedans,  Et j'ai fait un beau dessin, du coté du papier où c'est écrit, moi c'est là que je dessines le mieux.
c'est bien l'école.

Ce matin, on est parti avec papa et maman encore : ben oui, il faut bien être trois pour le deuxième jour, parce que le premier jour on ne sait pas ce qui nous attend, mais le deuxième, on sait, alors on a un peu peur encore. En arrivant dans la cour, j'étais content, un peu "peur" encore, mais content,  même que j'ai lâché la main de papa et maman, du coup il y avait tant de monde que j'ai un peu perdu maman, elle est restée derrrière, je l'ai vite retrouvée.

Ala porte de ma classe, il y avait plein de mamanventouses, scotchées à la porte, du coup, c'est papa qui m'a accompagné, maman a été empechée. En arrivant à la porte, j'hésitais encore un peu : normal non? Il me faut un peu de temps pour digérer le monde des papas-mamans, et le monde de l'école.

Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé, la maitresse a pris MON étiquette qui est autour de MON cou, elle m'a pas dit bonjour mais a pris mon poignet en le serrant si fort, que j'ai eu mal, pas mal au poignet, mais mal quand même dans moi, et là ben oui, je le confesse avec délectation :

J AI HURLE, j'ai hurlé mon indignation, ma rage, ma frustration : MOI JE VOULAIS ENTRER TOUT SEUL DANS LA CLASSE, je voulais m'approprier ce monde à MA façon, et il n'était pas utile de me serrer si fort et de tenter de m'empecher de ressortir avec ses jambes....


On m'a dit tout l'été : ne tapes pas les copains (heu oui, parfois je fais la bagarre, alors ...) et là, la maîtresse utilise un geste brutal, pour me forcer à faire .....ce que je faisais sans problème. Il me fallait juste le temps, juste le temps...

Les grands souvent, ils pensent qu'ils savent tout, qu'eux seuls savent ce qui est bon pour nous, mais moi, je sais bien que la plupart du temps, je sais ce qui est bon pour moi, si on me laissait le temps de le vivre, de le sentir, de m'apprivoiser quoi.

Là, je suis à l'école et tout va bien (ca c'est grand'mamie qui l'écrit, je pense qu'elle prie très fort pour que "tout va bien), et ce soir, maman vient me chercher avec l'écharpe parce que l'écharpe c'est ce qui console, je me fais tout petit contre elle dans son dos, et tous les deux, le nez au vent, nous affrontons le monde dans un immense calin.
 
L'écharpe c'est le symbole des mamans : elles portent toute leur vie leurs bébés sur le dos, même quand ils chaussent du 46 comme tonton cédric , ou qu'ils téléphonent à leur mère comme maman et tatane ,un matin de rentrée scolaire pour dire tout le chagrin, la rage, l'impuissance devant un simple geste banal qui fait mal "au dedans", ou pour raconter comment Tom a craqué puis comment Tom a bien géré sa rentrée finalement.

Oui, nous les mamans, nous les portons toute notre vie nos petits et l'accompagnement des étapes à franchir est parfois amusant, souvent ardu, quelquefois difficile : comment protéger nos enfants tout en évitant la surprotection? Comment  défendre nos enfants sans leur donner le sentiment de la toute puissance? Comment communiquer avec une maitresses certes surchargée, certes compétente (on le souhaite), mais si hermétique au simple bon sens?

Pfffff etre Grand'mamie c'est le pire du pire : on a vécu ces trucs, et voilà qu'ils nous sont renvoyés, amplifiés ...Le sentiment d'impuissance est immense...Apprendre à lâcher prise...se dire que les "grands" s'en sont bien sortis", soutenir, aimer, mettre les bras en "écharpe" pour bercer à l'infini...Aller les filles, vos petits si petits deviendront des grands si grands, et vous êtes de bonnes mamans, alors pas de panique, tant que vous êtes là pour eux et qu'ils le savent, vos enfants sont en sécurité.



Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 19:03
Les vacances des petits au pays des lézards, c'est le rêve, la magie, la tendresse, la découverte de leurs découvertes.

Chaque jour apporte une bouffée de tendresse : "cé maman au téléphone!" 

quelques airs de détresse :"lé ou papa?" et "je savais pas que ce serait si dur, 5 semaines loin des parents",  

de grandes flaques de bonheur : "regardes Grand'mamie, la montre a dit que c'est l'heure de se lever" ou "toujours je veux revenir ici pour mes vacances",

des moments de lassitude : "on fait la bagarre" ou "jm'ennuie, chaipaskoifaire" ...

Et le lien entre le "grand" et le "petit" qui se manifeste par tant de petites choses qui resteront à jamais ancrées dans leurs souvenirs.

Plus tard, après leur départ, c'est comme un accouchement : on ne se souvient que des  bonheurs, alors pourquoi me suis je laissé parfois envahir par cette fatigue? Pourquoi n'ais je pas su profiter de leur présence sans me prendre la tête, pourquoi n'ais je pas su être plus disponible?

Comme chaque année, le jardin semble se replier sur lui-même, malgré le tobogan qui s'acharne à rester à la même place et les jouets que l'on retrouve dans le lit ou bien caché sous un fauteuil...Le chien vous cherche toujours les garçons, et les chats enfin peuvent profiter du soleil sans craindre des caresses trop vives.

ALors oui l'an prochain nous reprendrons nos vacances, en les préparant mieux : on évitera de vous tremper dans l'eau la nuit mes petits grimlins :)



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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 18:42
Lorsque tu es né, mon fils, tes yeux grands ouverts sur le monde ont été la première marque que tu as faite en mon coeur. Regard curieux, perçant, presque noir : un regard empli de connaissance, d'expérience...

AU cours de ta petite enfance, deux choses attiraient l'attention chez toi : ton rire et tes yeux...Lorsque nous partions en ballade, ta soeur, la poussette et toi, combien de fois avons nous dû nous arrêter pour discuter avec des personnes qui étaient scotchées par ton rire, et le regard toujours aussi fort qui, tel un aimant, attirait l'attention sur toi.

Puis vint un jour, où ton regard s'est un peu voilé, le rire est devenu sourire...parfois. Nous nous trouvions alors devant un petit garçon solitaire, entré dans son monde. On dit que la myopie est l'un des moyen qui nous est offert pour ne pas voir ce qui nous gêne...On le dit...Peut -etre est un peu vrai?

L'adolescence fu marquée par cet accident, qui fit de ton regard une blessure indélébile pendant tant d'années. Je ne pouvais me souvenir de ce jour, sans ressentir ta souffrance. Toi, tu me disais : j'ai oublié.

Les lunettes me disais tu sont des outils gênants, j'ai envie d'être moi-même, de retrouver une vison normale. Alors tu as sauté le pas, et aujourd'hui te voilà au fond de ton lit, avec mal au crâne et ....une nouvelle vison toute neuve mais....pour demain seulement, ce soir, c'est lunettes encore:)

Les yeux de mon fils seront toujours pour moi, avec ou sans lunettes, une fontaine lumineuse d'amour et de tendresse, de curiosité et d'humour, de perplexité et d'interrogation. Les yeux de mon fils....Vivement demain, que tu me dises que tout va bien, que tu y vois encore "plus mieux" comme dans ton enfance. Ce soir, je m'inquiète encore un peu :):)


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 20:51
Et son grand'père le suit, pour de nouvelles aventures chez Mickey, puis nouvelles provisions de tendresse chez son autre Mamie. Mon petit Caribou a quitté ce matin, le pays des lézards.

Joseph inquiet, voulait prendre le "gand crain" avec Tom. Il nous a fallut des arguments falacieux pour le convaincre de rester avec moi : oui, nous allions tous les deux acheter des "ninefottantes" (iles flottantes : sa nouvelle passion gastronomique".

Hier soir, Tom a eu "sa" soirée : gauffres devant Bambi 2 et Stich, puis, après le couché du petit, une baignade la nuit dans la piscine. Il se demandait si vraiment j'étais sérieuse : une grand'mamie, ca se baigne la nuit   ?

Un peu d'inquiétude quand même au fond de ses yeux : le train, et quinze jours à Paris... Comme sa maman autrefois, je sens que pointe l'angoisse, alors on refait le sac, on vérifie que tout est dedans, on se di que oui, l'an prochain sera encore mieux et que bientôt, un petit paquet arrivera au Québec car il a fait sa liste de "bonnes choses de France".

Comme ces départs sont plein de leçon. Il me disait : mes parents me manquent, et je lui dis : tu me manques aussi. Alors son regard se perd comme si, vraiment non, ce n'est pas pareil. Un papa et une maman, ca manque plus qu'un petit fils dans sa tête. Et finalement, il a raison : quand on est vieux, on sait que la distance n'est pas l'absence. Mais on apprend cela après tant de chagrins, que je ne voudrais pas qu'il l'apprenne trop tôt, ou alors, je voudrais le lui transmettre sans qu'il ne vive la souffrance.

Après avoir déposé mes deux "hommes" au train, nous voilà Joseph et moi de retour dans la voiture. Très vite, j'entends une petite chanson  derrière moi, comme une litanie : "Tom est pati dans le gand crain, tom est pati dans le gand crain" puis le sommeil terrasse la petite terreur qui refusait le doudou trois minutes avant.

J'avais promis des "ninefotante" et j'ai zappé....Le petit se réveille en larmes à quelques mètres de la maison : Grandmamie, les nineflottantes. Et hop, demi tour, à nous le supermarché, un samedi midi, jour d'arrivée des vacanciers.
Et au dessert devinez quoi? Il a mangé....une ile flottante.

De ces trois semaines je garde, le souvenir de ces deux petits cousins qui ont tissés un lien tellement fort, que leur séparation n'a été qu'un immense calin et l'assurance de Tom : toi et moi, on se reverra Joseph, on se reverra...Et comme chaque fois, un vieux regret qui traîne : ais-je vraiment profité de ces instants fugaces, ces "minutes papillons" comme dit le Nours, celles qui jalonnent la vie d'un enfant, qui le construisent et qui nous permettent de marquer en leur coeur toute la tendresse du monde.? Que gardera Tom de ces trois semaines de vacances? Avons-nous transmis à notre petit fils, la mémoire d'une tendresse ancestrale qui fera de l'homme qu'il sera un homme "debout"? Peut etre.

Et demain matin, le petit Joseph saura bien me rappeler, que rien n'est terminé : la montre dira qu'il est l'heure de se "éveiller" et de construire avec celui-là aussi, les souvenirs qui alimenteront sa personnalité plus tard. Peut-etre.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 15:55
Suite des vacances de Tom et Joseph.

Je disais donc : ca va devenir dynamique? Heu, le mot est faible. Premier matin, après décallage horaire, Joseph qui lui, n'a pas de décallage horaire, et souhaite vivement reprendre ses repères, arrive à 6h4à du matin, tout nu, armé de sa lampe de poche, de ses doudous :" lé bien éveillé zozeph, l'a bien domi moi". Le grand sourire qui accompagne cette tirade ne peut que me faire sortir du lit.

On ferme doucement la porte car "paton, le chat noir et blanc, et Dad, le grand'père, continuent leur nuit"..

Ptit déj tranquille devant les dessins animés en sourdine : Tom dort encore, et oui, décallage horaire oblige...

Puis tout d'un coup, la tornade s'installe au pays des lézards : Tom se réveille, on joue, on chahute, on se bouscule, parfois Grand'mamie gronde, et Tom console un Joseph pas vraiment chagrin, mais bon, on marque le coup quand même, en tirant doudou et le maou dans la chambre.

Une matinée bien remplie, ouf, la sieste....Quel bonheur, voilà que je me remet sous la couette moi qui détestait les siestes autrefois...

Après-midi très attendue : on a rendez vous avec le magasin de joujoux, promesse de grand'mamie, on la tient.

Un petit train en bois, et un buggy radiocommandé plus tard, nous revoilà au pays des lézards. Mais surtout, surtout,on a acheté des PIPOLETS A EAU. Le Pipolet est un pistolet version Joseph. Le pipolet est important dans une piscine, ca éloigne les alligators...

A peine arrivés, PLOUF, dans la piscine. Et là, je me dis que chouette, ils vont être morts de fatigue et se coucher tôt....

Mais pourquoi suis je encore au pays des illusions moi? Crevés les petits, ah mais non, en pleine forme. Après le bain, on se fait un convoi de tracteur, de tricycle, de voiture à pédales, de brouette, et Joseph juché derrière le tracteur se prend une belle gamelle au démarrage fulgurant de TOM. On a eu "un aquident" grand'mamie a dit joseph en se relevant.

L'aquident ayant freiné les vélléités de jeux, nous pouvons entamer le repas du soir dans un minimum de tranquilité.

On choisi le dessert, et hop, une histoire et au dodo.




Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 13:50
Depuis dimanche,les deux ptits loups sont en vacances au pays des lézards. Les parents sont friands de nouvelles et nous allons partager chaque jour, les bons moments des deux lascars, et ....les moins bons aussi.:)

Reprenons du début :

Samedi 28 juin : Après une semaine à Chambly, dans la province du Québec, et quelques séances "anniversaire, cinéma, magasinage avec Anne, nous voilà parti Tom, mon petit caribou, et moi en avion.
Ca démarre très fort : Air transat dans son inorganisation, ne sait pas mettre en place un enregistrement par Ville d'arrivée, du coup, deux heures de queue, toutes destinations mélangées. Tom se juche sur le chariot, court d'une file à l'autre, cherche ses parents qui nous guettent, retourne sur le chariot, et au passage, fait rire tous les passagers qui patientent en me demandant :

"tu as quel âge grand'mamie"...Je ris en voyant les têtes des nanas à coté de moi. J'entends déjà leurs cogitations : va t'elle le dire, va t'elle mentir???? Morte de rire, je lui réponds "heu, 62 je crois".

Ah oui, té vieille dit-il..Il a mis beaucoup de tendresse et de fraicheur dans sa réponse, et moi, je me dis que c'est génial d'être grand'mère et vieille pour mon petit fils. Etre vieille c'est détenir une expérience, calmer les impatiences, organiser les vacances, laisser faire ce qu'on ne fait pas à la maison. ..,

Un gros calin à papa et maman, une nostalgie en embrassant ma Puce, ma grande, la maman de mon caribou et....

Nous filons à la douane, là, tout se passe nickel. Pour embarquer le miracle québecois : les passagers attendent que les personnes accompagnées d'enfants se présentent. On ne se bouscule pas, il y a des sourires, des plaisanteries, de la légèreté. Munis d'un grand "jus de fruit" et de "spongescakes" mon Tom rentre dans l'avion en s'écriant : "c'est génial les vacances", qui met plus d'un sourire sur les visages.

Le voyage rien à dire : une nuit longue, et fatiguante, car dormir entre la collation, le repas, le film 1, le film2, la re-collation....est mission impossible.

Aller Grand-mamie, courage, nous devons récupérer les valises à ROissy, retrouver GaÎlle et Joseph et.....Mamilie qui vient faire un bisou à Tom pendant l'escale.

Difficile de décrire le maelstrom des deux garçons qui se retrouvent, courent dans le hall en faisant les "navions", Mamilie a apporté des bonbons, et on file acheter des "petits livres". Tien les petits livres se sont transformés en bonbons...

Il est temps de laisser Gaïlle et Mamilie. Nous partons donc Joseph, Tom, les valises et moi et ...

oh joie, je dois enregistrer sur une machine.

Help, j'ai deux sacs à dos, un devant, un derriere, un doudou,un maou, une petite main qui tient la mienne, et l'autre petite main qui s'accroche à TOM. Je fais comment moi pour appuyer sur la touche sans lâcher mes moutards, ni perdre mes sacs????

Dis Grand'mamie, on peut aller voir les jouets dans le magasin, là derrière...Ben oui, je vous rejoins. Du coup, me voilà la tête à moitié tournée vers la boutique :pas envie qu'on me les enlève à peine je les ai récupérés.. Et lorsque j'ai terminé, je m'attendris devant ces petits qui "regardent" sans toucher, et dont les yeux s'agrandissent devant tant de belles choses. Mais bon, foin d'attendrissement, lespetites mains, les sacs et....
nous nous dirigeons vers le comptoir d'enregistrement des valises et à l'attaque de la porte d'embarquement.

Je dis à l'attaque, parce que nous sommes en FRANCE et là, rien à voir avec le QUEBEC : Les enfants ici on leur marche dessus, on les bouscule, et des fois qu'on ne rentrerait pas tous dans l'avion, on se serre devant le comptoir comme des moutons bêlants.

Après deux ou trois remarques aimables, mon âme de grand'mère louve pète un cable et nous passons de l'amabilité à une action moins consensuelle mais plus efficace : je pousse, marche sur les pieds, repousse, écarte, pour finalement poser la question qui tue : "on vient d'annoncer MONSIEUR, que les embarquements se font en priorité pour les familles avec enfants, or, a part votre ordinateur, je ne vois pas d'enfant à vos côtés? Me trompèje?
non? alors veuillez s'il vous plait, SORTIR DE LA;

Mais pourquoi ca rigole derrière? Ajh oui, toutes les mamans applaudissent, et nous voilà prenant d'assaut, momes en bannière, le comptoir où les agents impassibles prennent tout leur temps pour nous regarder nous battre. Merci Air France, un peu d'organisation là aussi, serait la bienvenue. Est ce si difficile de demander un peu de retenue à tous ces impatients. C'est vraiment drôle au fond de constater que l'on se précipite pour entrer dans un avion, alors que l'on est certain d'y accèder...

Quelle fatigue. Et encore, mes deux loupiots marchent vaillament. Mais il y a avec nous, des mamans avec deux petits, des grands parents avec poussettes....Oui la France est un pays d'égoIstes à neurones non branchés.

DANS L AVION : Morceau d'antologie. Et oui, Tom et moi nous sommes morts de sommeil, mais....le petit Joseph lui est super bien réveillé, il bavarde à qui mieux mieux, pose des questions, s'installe à une place, puis à une autre pour finalement accepter de mettre sa ceinture a coté de Tom. Il faut dire que nos places ne sont pas très commodes : je suis sur un couloir, Tom sur le couloir en face et Josep sur une place au milieu a coté de TOM, donc pas de "fenetre". A coté deJoseph, une jeune fille adorable (ouf...)

Attente de 30 minutes avant le décollage : et oui, de gros porteurs sont en attente. Commentaires de Joseph : le navion poukoi y roule pas?


DECOLLAGE de...Joseph....Il vole littéralement sur les genoux de la jeune fille : "veut voi les gros navions, les gros navions...." Je bénis la gentillesse de cette jeune fille qui a pris soin de Joseph, lui a cédé sa place, lui a commenté le décollage et lui a raconté une histoire....OUf

La fin du vol commence à devenir dfficile, TOm en pleine forme  :mais comment fait-il ? moi je dors à l'intérieur tout en branchant mon pilotage automatique de surveillance  bambine....et Joseph toujours vif, alerte et très bon commentateur. Au secours, le pilotage automatique est en phase de latence....

Nous annonçons aux garçons qu'il faut s'attacher pour l'atterissage, et là, tout l'avion en a plein les z'oreilles, ils se mettent tous les deux à "faire l'avion qui atterrit", avec bruitages had oc....Les hotesses rient jaune, moi je m'éclate. Ben oui, ya pas de raison que je supporte ça toute seule non? :):) Pour un peu je ferais l'avion moi aussi.

Descente sur les chapeaux de roues :Joseph et Tom font l'avion dans les couloirs, et moi je suis difficilement en portant les sacs...Vivement qu'on arrive au bas de l'escalator, que je puisses larguer les "précieux" au Grand'père qui ne sait pas ce qui l'attend.

OUIIIIII il est là, je ne lui laisse pas le temps de faire ouf, il se retrouve ,avec deux garçons en plein forme
et je file .....me reposer en attendant les valises. Hereusement qu'il est là car je pense que les garçons auraient bien tentés une glissade sur le tobogan des bagages (tom l'avait envisagé à Roissy...alors deux...)

Nous nous retrouvons tous autour du chariot, les deux garçons juchés sur les valises, doudou et maou pour Joseph, dodo affalé sur un sac pour Tom, et hop, tout le monde en voiture. Et oui, encore une heure trente de voiture....

Silence .....on dort.......

Suite plus tard, là c'était dimanche midi, tout le monde dormait dans la voiture...Savourons ce moment divin car la suite sera dynamique
.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 18:52

Lorsque ma fille ainée était encore « en devenir », petite cellule flottante dans son univers marin, j’ai été kidnappée par un nounours. Kidnappée ? Oui, ce nounours était très particulier : il était assez petit pour être trimballé partout et assez grand pour faire des câlins, mais surtout, surtout, il avait une particularité tellement étrange : il pouvait enlever sa peau de nounours. Et lorsque l’on tirait sur la fermeture éclair, sa peau rose et dodue apparaissait. C’était trop génial.


Comme ma fille n’était qu’ « en devenir » et que je ne savais même pas qu’elle se faisait sous-marin  tout au fond de moi, j’ai été bête et raisonnable : « non je ne l’achète pas, j’attends d’être sûre…


Et lorsque j’ai voulu l’acheter, je ne l’ai plus jamais retrouvé.


Alors parfois je me mettais à rêver : un jour, on allait de nouveau tomber museau à museau, le nours et moi. Un jour c’est sûr, je le retrouverais, et avec trois lardons, j’aurais trois alibis pour m’acheter le Nounours tout nu qui s’habille de sa fourrure, et l’enlève le soir.


Le temps a passé, et je n’ai pas retrouvé le nounours. J’ai trouvé un succédané de nounours sous la forme d’un mouton dont on enlevait une partie de la fourrure, mais non ce n’était pas lui, pas mon nounours nu.


Mais pourquoi en fait, ce nounours m’a tant interpellé ? Je crois bien que c’est un vieux rêve de petite fille : parfois, enlever sa peau, la déposer bien au chaud pour qu’elle se régénère pendant que moi je pouvais aller où je voulais, invisible sans ma peau qui se reposait. Alors la fourrure du nounours a dû allumer en moi ce vieux rêve peut être ? Et puis, déshabiller un nounours, ca parait fou, on n’imagine même pas un nounours sans sa peau. Alors pouvoir à volonté enlever et remettre cette douceur protectrice, quelle bonheur . 

 

Qui n'a jamais rêvé de pouvoir, parfois, déposer son corps quelque part, bien au chaud, dans un endroit où il peut se ressourcer, et de partir nez au vent, visiter le monde, se sentir plus léger...? La peau douce de fourrure, celle qui nous habille tous les jours, celle qui nous fait avancer, être qui nous somme, cette peau a besoin parfois de souffler un peu, de se ressourcer. Alors la déposer quelque part, c’est un acte de soin, un acte de bonté envers elle. Et aussi , être « nu » parmi les autres tout habillés de leur peau d’ours, c’est parfois savoir se faire invisible, léger, être là sans être lourd, être le passant qui veille, on ne le voit pas, il a posé sa peau et passe parmi vous. On sent sa présence, on sait qu’il est là, mais on ne le voit pas. Et quand, en plus, la peau que l’on a déposée, réchauffe une âme triste, on a tout gagné. Oui j’aime bien mon nounours qui se déshabille.


Et oui!!!!!!!!  je dis « j’aime bien », parce que ma dernière fille, quand son petit Joseph était « en devenir », au détour d’un grand magasin a trouvé, devinez quoi : MON nounours, celui-là, le mien, celui que j’avais vu il y a si longtemps. Depuis ce jour on ne se quitte plus, lui et moi, et dernièrement, Joseph est arrivé, le nounours tout nu dans la main, la fourrure dans l’autre, avec un grand sourire : on s’est compris nous-deux. C’est génial un nounours qu’on déshabille.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 12:24
Vendredi et samedi prochain, les 20 et 21, j'aurais le trac.....Je vais pour la première fois exprimer en public, toutes les émotions vécues lors de l'arrivée de mon Petit Caribou, et du dernier né, "moi Joseph, trois ans".

Ces réunions des mamans, organisées par "Songe de Bébé" sont des instants de bonheur. Des mamans, des grands'mères, des futures mamans, des futures grands'mères, réunies pour parler, échanger, se rassurer.

La première réunion a eu lieu la semaine dernière. Nous avions une Doula. Une Doula c'est une femme qui guide, conseille, accompagne les futures mamans, les "mêmes pas encore futures mamans", les mamans, et leurs petits, dans les étapes intangibles, fragiles, des débuts. Nous avons été enchantées par ses paroles, sa sérénité et par le témoignage d'une maman.

La semaine prochaine, j'interviens donc sur la "naissance d'une grand'mère".

Vous trouverez les coordonnées du rendez -vous des mamans  ici :

Vers le site SONGE DE BEBE. Toutes les infos en cliquant sur : les rendez-vous

Et si vous voulez en savoir plus sur la Naissance d'une grand'mère, alors, à bientôt...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 19:15
Johanne, petite maman rayonnante, tu as appris hier une bien mauvaise nouvelle. Ton corps te lâche, le souffle te manque, la leucémie réagit, et l'infection s'enflamme.

Tu dis qu'il te faut dire "au-revoir", alors ce soir, je voudrais porter vers toi, la Force pour faire face, la vitalité pour vivre, la fraicheur pour t'apaiser, la tendresse pour ...Chacun voudrait, voudrait, voudrait, mais vouloir n'est pas finalement la clé, vouloir ne suffit pas, je crois que ce soir, le verbe vouloir aura pour ami, partager, être à côté, accompagner, donner la force.

On  a vu des combats perdus exploser en une conquête impossible, on a vu des fleuves à sec, envahir les berges, on a vu des incendies s'essoufler pour se fondre à la mer, alors Jo, dis toi que l'instant vécu est celui qui te conduit à ta propre conquête.

Et pour t'aider sur ce chemin, nous irons avec toi sur ton blog, porter nos messages de force, et de tendresse
.





BLOG DE JO
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 21:55


Comme je vous l'ai dit dans un autre post, j'ai une amie qui lance un nouveau concept autour de la chambre de bébé. Il s'agit de "Songes de bébé".

Elle a eu l'idée de proposer des réunions autour du maternage. Pour y participer, il faut simplement téléphoner pour s'inscrire, il n'y a pas de participation financière, il s'agit d'un service offert autour de l'Atelier.

La première réunion concerne "l'accompagnement non médical à la naissance" avec la participation d'une doula "bulle" de l'association des doulas de France.

Cette réunion est lundi prochain, le 9 Juin. Nous comptons sur vous si le sujet vous intéresse. Je vous joins les thèmes et dates des autres réunions (la suivante : du coté des grand'mères"
Peut etre à lundi.
...


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Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Aujourd'hui c'est un jour pour
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 23:00
Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce petit billet d'humour a été écrit un soir de fête des mères, alors que toute la famille était à chaque bout du monde, il y a quelques petites années.....


Petit billet d’humour en direction de tous les enfants du monde qui ont, ou qui ont eu, comme chacun le sait une mère quelque part et qui ont oublié un jour la fête des mères.

Il y a des mères qui cumulent les difficultés pour leur fête : elles se tapent les cadeaux à la grand-mère, à leur mère et bien souvent leur cadeau aussi, parce que les petits y z’oublient ou ils ne savent pas.

Y’en a d’autres….qui cumulent le bonheur ineffable d’échapper au collier de nouilles, au dessous de plat en pince à linges, de la poupée en ra fiat, et qui plus est, chance ineffable, se dispensent des cadeaux aux grand-mères faute de combattant.

La fête des mères certains vous diront : c’est commercial. Ca c’est le môme (y’en a des qui ont plus de trente ans, et qui sont momes quand même : pour une mère, celui qu’elle a mis au monde est un môme, point.) qui a oublié ou qui sait pas quoi offrir. En ma qualité es-mère confirmée, je vous le dis, c’est pas honnête.

Y’en a des qui vous appellent en urgence à minuit moins cinq : « t’as vu j ‘avais pas oublié, c’etait pour te faire une surprise. Là encore, je vous le dis c’est pas honnête. (y’a pas de cadeau quoi….)

Y’en a qui se morfondent un mois avant, conciliabules avec leurs homologues-momes né de la même nichée, et qui tout fiers déclarent : cette année pour la fête des mères, on t’offre …..de te faire TA vaisselle pendant ….X jours. (rarement en mois vous noterez). A votre avis est-ce bien honnête ?

Y’en a qui tout seul, dans son coin, concocte LE cadeau et qui tout fier, l’offre …. huit jours avant pour pas faire comme tout le monde. La je vous le dis : la fratrie se déchaîne….

Et puis….. il y a les impalpables instants de ces bonheurs magiques que vous savez si bien, les enfants, nous offrir. Chaque jour, chaque instant, un regard, un sourire, une larme sur vos joues, le rire après la peine, les difficultés balayées, les épreuves endurées, c’est la fête des mères. Ta si petite main dans la mienne….et ma main dans la tienne si grande tout à coup….c’est la fête des mères. Ce tout petit enfant de l’enfant que tu fût qui découvres la terre : c’est la fête des mères. Ces émois de ton cœur qui découvre la vie, peinture de tes tourments, murmures de ton talent….c’est la fête des mères. Ce Camélia sur patte, surprise émouvante pour celle qui ne peut en aucun remplacer ta maman, ….c’est la fête des mères.

 Et cette plénitude de vous voir si juste, à votre juste place, marchant vers l’avenir et si petits pourtant dans mon cœur de maman, que mes bras simplement, dans mes rêves le soir se tendent pour vous bercer au creux de l’univers. Dormez bien les enfants, maman quelque part veille sur vous, et la fête des mères, c’est le temps qui s’écoule pour tisser pour vous le voile de son amour
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Dormez bien les enfants,  maman quelque part veille sur vous, et la fête des mères, c’est le temps qui s’écoule pour tisser pour vous le voile de son amour.

 
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 12:04
Aujourdh'ui j'ai le coeur "blues", mon petit Caribou tu me manques. J'ai entendu ta voix cette semaine au téléphone, qui me disait ses craintes pour ce grand séjour chez nous, tout en douceur, tout en tendresse, avec précaution, et tellement d'amour. Tu m'a expliqué aussi le symbole des "bizoux" sur ta carte d'anniversaire : Une grande croix X c'est le bizoux, et le grand rond c'est le Calin.

Depuis ce moment, je "blues" un peu, je vois tout ce que nous n'avons jamais pu faire, je pèse tous ces calins lointains, ces bizoux-courriers, ces "entre les lignes" qu'elles soient téléphoniques, virtuelles ou écrites. Tu vas avoir 9 ans et j'ai beaucoup couru dans les aéroports pour te voir, te sentir, t'aimer tout simplement. Mais aujourd'hui je me dis, qu'un jour viendra où je ne pourrais plus courir, où je ne pourrais plus monter dans un avion, où nos coeurs continuerons à battre au même rythme,  sans pouvoir nous toucher, rire ensemble devant des "pogos", et la télé en boucle, redécouvrir la neige et simplement prendre ta main dans la mienne.

Chaque fois que nous nous voyons, c'est un nouveau départ. On s'apprivoise un peu, on s'approche doucement, et le temps court toujours, qui nous force à partir au moment où la tendresse explose.

Je dois réinventer pour toi, la grand'mère éternelle, celle qui ne part jamais, qui est là chaque instant, qui rassures, qui consoles, qui inventes des histoires, qui raconte l'enfance de maman, et te crée les repères que seule une grand'mère est capable de planter.

Il nous faudra tous les deux, inventer ce monde où la distance n'existe plus, où la tendresse est une force, où le simple "bonjour" si lointain soit-il est un jalon d'énergie dans ta vie. Cet été, Tom, nous allons tricoter fil à fil, encore et une fois de plus, le plus grand calin-bizoux du monde, en fil de tendresse pour que jamais, tu ne te sentes "moins aimé".

Je t'aime TOM, mon tout premier petit fils, celui qui a été à l'origine de la naissance d'une grand'mère. Tu as fait le chemin pour le petit Joseph, tu sais, ce petit lardon énergique qui bouscule les jouets, frappe à ta porte, et te cherche sans arrêt .  A vous deux cet été, vous allez contribuer à l'"adolescence d'une grand'mère", période o combien fragile et étonnante, où la grand'mère devra grandir avec ses petits enfants.

Mon petit Caribou, tu me manques beaucoup, mais je sais que bientôt, je courrais encore dans cet aéroport, et cette fois, je te ramène avec moi.


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 11:08

Il y a une limite difficile à trouver entre l’énergie « maman » qui me vient naturellement quand mes filles demandent des conseils, de l’aide, et cette énergie à tendance parfois à déborder de son cadre lorsqu’elles ne demandent rien et que j’interviens,

 

Il y a l’énergie « grand’mère qui me vient aussi naturellement quand les petits se confient, demandent des câlins, des histoires, de l’attention.

 

L’énergie « maman » serait plus dans l’action, la décision, parfois l’ingérence, l’énergie grand’mère serait plus dans la disponibilité, l’invention d’une nouvelle façon d’être peut être.

 

Le hasard n’existant pas, une amie, qui lance un nouveau concept : "Songes de Bébés'  me demande si je peux faire des interventions auprès d’un public de grands parents et de parents sur le sujet. Nous l’avons intitulé : Naissance d’une grand’mère…Le hasard ou….le chemin qui mène à ???

 

Laissez moi vos témoignages, lâchez-vous, c'est quoi pour vous une grand'mère?

 


 

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Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 10:48
En parcourant un forum, j'ai trouvé cette carte postale. Je la dédie à Johanne, et à Mireille, et à tous ceux qui aujourd'hui ou un autre jour, auraient besoin d'un coup d'aile. :)


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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