"Etre enchanté c'est réveiller en soi quelque chose qui chante"

                     François Garagnon


Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 14:52
Et voilà, je me retrouve ce matin face à un canapé, dont les coussins s'avachissent comme des boules de gomme trop vieilles. J'ai promis à Fofie et à Cédric, que oui, oui, je sais faire refaire un canapé, et que oui oui, j'arrive, me voilà, ma machine à coudre et moi...

Alors j'attaque ce matin, pleine d'enthousiasme mais...pas courageuse, je commence par les deux cossins d'assise, ceux ci sont rembourés par des blocs de mousse.

PUis il me me faut quand même attaquer les coussins d'appui, et là, bérézina : ils sont rembourrés par ces petites merdouilles de mousse, vous savez, cette mousse pas du tout écolo, pleine de pétrole ou de chaipakoi, qui la rend électrostatique et multiple : j'ouvre avec prudence mais...

ca vole de partout, le chat en a sur la moustache, le tapis semble vouoir se métaplorphoser en champs de neige, mon pantalon les attirent et comble du comble : lorsque j'en prends une poignéi , que je la jette dans le sac  (trop petit!), voilà que ces merdouilles  s'accrochent à mes mains, tentant d'aller chercher leurs copines dans le sac. Du coup, plus j'en jette, plus mes mains ressemblent à des moufles de mousse...

Au secours, délivrez mois des merdouilles et de l'électricité statique...La minette rigole sur son panier, débarassée elle, de sa merdouille de moustache (si elle avale ça, pauvre de nous)

Au terme d'une heure de bagarre anti-merdouille, ouf, me voilà enfin prête à attaquer la découpe des coussins pour en faire des patrons, qui deviendront de nouveaux coussins, mais NON, je ne les remplirais pas de merdouille, ca NON.

MAis quand même : un seul coussin a rempli trois sacs, donc je me dis qu'il me faudra les vider pour désosser les deux autres...Cédriiiiiiiiiic , c'est quand que tu rentres?

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 12:18
Lorsqu'il est parti à Paris, bricoler pour sa fille, je lui ai demandé, lorsqu'il irait chez Mickey, d'acheter pour nous, les décorations de Noêl. Il a eu l'air dubitatif, comme pour dire "est ce bien utile"...
boules-de-noel-001.JPG
Moi, j'étais toujours dans cette impatience de Noêl, celle que je traine de mon enfance, où ces jours étaient comme entre parenthèses, pleins de jeux, de famille et de magie...celle que j'ai ressentie lorsqu'à notre tout premier Noël, lorsque nous avons commencé à remplir un carton qui chaque année se refermait sur les merveilles de quelques jours, qui enchantaient peu à peu nos enfants.

Et comme chaque année, fébrilement, je montais dans ma tête un sapin merveilleux, une crèche immense, avec le secret espoir que des petits enfants et les grands, y trouveraient la magie des Noêl de mon enfance...de leur enfance aussi.

Il est revenu avec de ces belles décorations, en verre et lumineuses, pleines de petits personnages, et il avait encore ce petit air de ne pas y croire...boules-de-noel-002-copie-1.JPG

Et puis le temps passe, et ce matin, j'ai sorti les boules de Noel achetées cette année, je les ai posées sur une table, puis les mains vides, le coeur un peu en berne, j'ai eu le sentiment que ces Noëls magiques n'appartiennent qu'à moi, que les boules de Noêl ne feront pas revenir ce qui a été, et que ce n'est plus tellement à moi d'organiser les Noëls de l'enfance.. boules-de-noel-004.JPG

Alors,  j'ai compris son air interrogatif devant mes exigeances enfantines : a quoi bon acheter des boules de Noël...il y en a déjà tant dans la maison, qui dormiront cette année au fond de leurs cartons, le sapin restera dans sa montagne et la crèche bien emballée, dormira une année encore, et peut etre plus longtemps.

J'ai compris que l'invitation de mon fils est une belle étape pour nous, un relais nécesaire et je ressens comme un soulagement...Les mains vides, j'ai regardé mes trésors, en me disant que cette années, elles iraient sur le ficus du salon, puis que peut etre, l'an prochain, je les offrirais en douce à Joseph et à Tom.boules-de-noel-006.JPG

Les mains vides, le coeur joyeux, je "petitpaquette" mettant des surprises insignifiantes dans des paquets de toutes les couleurs, et je m'émerveille de la capacité de ma valise à tout avaler. Cette année, Noël est aux couleurs de Cédric et Sophie, plein de la magie qu'ils sauront y mettre, pour nous recevoir chez eux. boules-de-noel-012.JPG
Merci les enfants...


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 18:17
PETITION pour une planète en bon état pour les enfants du futur...



lCopenhage 2009




Par Michelle Bourgoin
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 12:40
Une  anegdote anodine,  vécue aujourd'hui, me ramène à ce concept intéressant : le triangle infernal!

Le Sauveur, la victime et le persécuteur.

Lorsque je suis en position de "sauveur", que je fais ce qui n'est pas de ma responsabilité, que je me mêle de ce qui en fait ne me concerne pas, j'agis bien souvent pour être "admirée"? aimée? remarquée comme quelqu'un de "bien"? peu importe, en fait, je fais ce que je ne devrais pas faire, je prends la responsabilité qui ne m'appartient pas.

L'autre alors au début est content, heureux, soulagé, mais il ressent une certaine gêne, qu'il exprime peu  à peu avec violence. Alors, je me recroqueville dans ma coquille outragée : Moi qui ai tant fait, moi qui ai agit pour lui, moi qui, moi, moi, moi.....Et lui (ou elle :)) dans tout ca, il est ou dans mes préoccupations?

Cette réaction me met en position de Victime. AYééééé, chui victime, l'autre n'a rien compris, j'ai tant donné, il n'a rien pris, j'ai voulu, mon intention était....et lui voilà qu'il rejette tout ça d'un revers de colère... Alors je ressasses, je repenses, je refais le monde à ma façon, et voilà que d'un coup, la colère me prend (ben oui, c'est à moi maintenant) et j'imagine tout ce que je pourrais lui dire ou lui faire pour lui faire un peu mal, non mais, c'est vrai ça pourquoi moi je serais triste, et pas lui (ou elle:))

Alors me voilà promu au rang de : Persécuteur... Et tout va recommencer parce qu'au bout d'un moment, je m'en voudrai peut etre, alors je reprendrai ma cape de Sauveur, pour tendre une main dont on ne voudra pas, qui me refera Caliméro victime, qui d'un coup de coquille reprendra les armes du Persécuteur...

Et voilà comment on s'empoisonne la vie pour une attitude indue et des émotions mal ajustées.


Oui mais on en sort comment de cette spirale infernale?


Reprenons au début :

1 ce que je fais, dis ou écris pour l'autre doit passer au tamis de ma réflexion. Est ce de ma responsabilité d'agir, de dire ou d'écrire? Qu'attend l'autre de moi? De quoi a t'il vraiment besoin? Si je fais à sa place il sera un moment soulagé, mais ensuite? Ce 1 est un passage de réflexion, où je pose de la raison, et où je regardes mes émotions sans me laisser envahir par elles,  car l'émotion dans ce contexte brouille les connections.

2 Je me positionne dans le contexte en expliquant mon action à la personne concernée. Je fais 50% du chemin vers elle, en évitant de dépasser les bornes des limites:) ET J ATTENDS.... sans rien faire, en silence...

3 Je mets en action les gestes, les mots, s'ils me sont demandés...

Pfffff facile non? heu ben non pas du tout en fait, parce que la position du Sauveur est tellement ancrée dans nos moeurs, qu'elle n'est plus vue comme une ingérence excessive, mais comme un manque de coeur., un manque d'implication, voire de l'égoisme. Du coup, on ne sait plus où est la limite entre la générosité et l'ingérence. Lorsque j'explique ce concept, la plupart du temps fusent les réponses suivantes :

OUI MAIS NON, c'est par générosité, c'est par implication, c'est par justice, c'est pour aider, c'est pour faire le bien etc... Si je ne sais pas dépasser le OUIMAISNON, j'atterris sur le bord du précipice du SAUVEUR qui se prend la VICTIMISATION  dans la tête pour rebondir en PEERSECUTEUR.


Méditation du jour : Est ce bien de ma responsabilité? Qu'attend l'autre? A t'il besoin de moi?

Bon dimanche :)
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 08:58
Ce matin le petit banc de pierre du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.

Romain, on ne s'est jamais vu, on ne se "connaissait" pas, notre rencontre fut virtuelle, sur le blog de Johanne où tu as tellement su partager ta jeunesse, ta tendresse, ta belle énergie pour lui insuffler la force "d'un pas, et puis d'un autre, et un seul à la fois". On ne se "connaissait" pas, mais on a partagé tant de choses que j'avais le sentiment d'avoir toujours connu ce grand gars rieur, plein d'humour et d'angoisses, de joies et de tristesse, de questions sans réponses. Et peu à peu, ta famille a ouvert sa porte "virtuelle" et j'ai rencontré Nathalie, une maman merveilleuse, qui tenait la main de son fils sur un chemin trop rude, et Joan, un grand frère si fort et si fragile aussi parfois dans sa détresse d'aujourd'hui, qu'on voudrait le prendre contre soi et le bercer  l'infini, et puis Cathia aussi, petite soeur perdue si forte et qui ne le sait pas...

Je ne sais en quels jardins tu as trouvé un petit banc de pierre pour arrêter la course folle de tes nuits aujourd'hui, j'imagine que c'est ici que tu as décidé parfois, de laisser ton empreinte, comme pour dire "je suis là où tu m'avais invité, il faut leur dire que je suis là, où vous m'invitez".


Romain, lorqu'un garçon comme toi traverse notre chemin, on ne peut que se dire que cette rencontre a du sens, qu'elle est un message et que ce que tu as offert avec tant de générosité, doit être aujourd'hui porté avec fierté.

Il y a un an aujourd'hui, ton chemin a pris la route des étoiles et ce matin ta maman  souffre dans son corps et dans son âme,  entourée de l'amour de toute votre famille, ce matin ton frère dit qu'il ne trouve pas les mots pour dire qui tu es, ce matin, des centaines de personnes pensent à toi, parce qu'à un moment, tu as traversé comme un éclair leur vie et que tu l'as changée.

Que ta route soit belle, n'oublies pas de revenir parfois, laisser une empreinte de ta générosité vivante, sur le petit banc de pierre du paradis des lézards : on t'y attend.



Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 20:48
Par Michelle Bourgoin
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 09:49
24 JOURS POUR SAUVER 24 ENFANTS



Cet article, est classé dans la catégorie : PRIORITES!!! Parce que l'énergie que nous consacrons à l'essentiel n'occupe parfois que 10% de nos préoccupations, alors que nous devrions être enveloppé par cet essentiel pour en faire le moteur de nos actions...

 

"24 jours, qu’est-ce que c’est ?

De nombreux enfants issus de pays pauvres ne peuvent pas se réjouir de l’arrivée de Noël dès le 1er décembre : malades et n’ayant pas accès aux soins dans leur propre pays, ils rêvent avant tout d’un cadeau qui leur paraît inaccessible : la santé.
Nous pouvons le leur offrir. Comme Noël est une période de grande générosité, La Chaîne de l’Espoir organise en décembre l’opération « 24 jours » pour la troisième année consécutive, avec Isabelle Giordano comme marraine au grand coeur.

Un calendrier de l’Avent au service des enfants

« 24 jours » , c’est un calendrier de l’Avent un peu particulier : chaque jour, du 1er au 24 décembre, vous découvrirez un enfant malade et son histoire.  Chaque jour, en faisant un don, vous pourrez offrir à cet enfant le plus beau des cadeaux : le retour à une vie normale grâce à un acte chirurgical simple.

Nous avons besoin de votre aide pour que, le 24 décembre 2009, à la veille de Noël, nous puissions dire : « 24 enfants sont sauvés« .

Aider les enfants grâce à des interventions chirurgicales

Déjà 48 enfants opérés dans le cadre des « 24 jours »

Divin, Khadidja, Ali, Salem, Savoeun… si vous avez suivi l’édition 2008 parrainée par Mélissa Theuriau, vous vous rappelez sans doute  ces 24 enfants sauvés grâce à vos dons, et que nous avons continué à suivre au fil des mois. Cette année, nous vous donnerons également des nouvelles d’eux.

Les enfants des 24 jours de 2008

L’édition 2007, dont la communication avait été faite uniquement auprès des donateurs de La Chaîne de l’Espoir, avait également permis d’opérer 24 enfants.
En deux ans, pendant le mois de décembre, ce sont donc 48 enfants qui ont pu retrouver une vie normale. Cette année, il faut continuer.

24 jours avec La Chaîne de l’Espoir

« 24 jours », c’est aussi l’occasion de « permettre au plus grand nombre de cheminer côte à côte avec La Chaîne de l’Espoir jusqu’à Noël« , comme le précise Alain Deloche, président de la Chaîne de l’Espoir. « Chacun saisira les tragédies et les difficultés qui sont notre lot de chaque jour, et partagera nos joies et nos satisfactions quand le sourire d’un enfant dit merci. »
Depuis 16 ans, plus de 10 000 enfants ont été opérés, en France ou dans leur pays d’origine, selon les cas. En 2008, 1500 enfants ont pu être sauvés. Toutes ces actions concrètes résultent de vos dons mais aussi de l’implication permanente des familles d’accueil et des équipes chirurgicales bénévoles : un quotidien associatif que La Chaîne de l’Espoir vous invite à découvrir et à partager pendant 24 jours."

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Les priorités
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 09:45
sur l'air d'une musique que j'aime, car elle me rattache au plus profond de l'enfance, au coeur du partage avec mes enfants, et aussi....parce qu'elle laisse passer le sourire de l'homme que j'aime et qui reste un enfant envers et contre tout.

La toute première fois que nous avons entendu cet air, nous avons tellement chanté que les animateurs de Disney croyaient que nous étions de "la maison"!!!! Et nous avons ensuite été surpris dans les autres attractions, de voir que certaines personnes nous suivaient pour....chanter avec nous!!!! Quelle famille! Si un jour vous passez chez Disney, tentez de repérer un grand gars rieur, et si vous avez de la chance, vous l'entendrez peut etre chanter à tue tête pour ses soeurs ....Le crocodile de Peter Pan : un régal mon fils!!!!

 
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 12:43
et toi qui cours après...

J'ai mis du temps tu sais pour écrire cette petite fille, j'ai mis du temps parce que je ne voulais pas ajouter à ta peine, j'ai mis du temps parce que lorsque je pensais à cette petite fille après laquelle tu as couru toute ta vie jusqu'ici, c'est toujours à toi que je pensais...


Petite fille perdue, bafouée, trahie, le monde des "grands" est bien "petit" dis la chanson, mais là, ce n'était pas une chanson...Petite fille découverte, bulle de tendresse, écorchée vive sans jamais le paraître, éperdue d'infini jusque dans tes silences.

L'abandon de ce rêve, cette petite fille du bout du monde, à qui tu voulais offrir une vie nouvelle, a fait craquer en toi les barrières les plus sombres. Elle a rallumé une petite flamme que je ne voyais plus dans tes yeux depuis si longtemps, elle a permis de mettre au jour, la douleur et la joie, l'expression la plus claire de "qui " tu es, bien planquée depuis tant d'années.

J'ai parcouru avec toi ce cheminement intérieur, prenant pour moi tout ce que je n'avais pas vu, reprenant jour à jour tout ce qui aurait pu être fait, recherchant au plus profond les éclairs de cette lumière perdue, que je ne savais pas rallumer dans tes yeux .

Je me souviens pourtant de ces yeux de lumière au jour de ta naissance, à peine entr'ouverts, et tellememnt lumineux. Je me souviens de nos jeux-soleils dans cet appartement éclatant de ta présence toute neuve, je me souviens de nos complicités à l'arrivée de ce petit frère qui gênait tes 2ans, je me souviens ...de tes blocages, de tes fracas et de tes souffrances plus tard, que je ne savais pas identifier pour ce qu'ils étaient réellement.

Il y a deux jours, tu as dit "il n'y a pas de hasard maman, non? et parce que la nature a horreur du vide, l'arrêt de ton projet laisse la place à des possibles...Tu t'autorises enfin à devenir toi-même, porteuse de toute cette lumière qu'à fait naître en toi-même, le chemin difficile de l'abandon d'un rêve.

Je te souhaites ma fille, ma toute grande, ma tendresse, je te souhaites de tendre enfin la main à la petite fille qui est en toi, afin de l'amener sur le chemin de celle que tu es devenue. Prends bien soin de toi et tes projets seront à la hauteur de la lumière qui t'habite.  Je t'aimes.
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 10:03
Les mots bonheur lorsque tu les écris, je les ressens comme un cadeau et en te lisant ce matin, il me vient ce sentiment diffus, d'une leçon apprise, connue, mais peut être oubliée. Il me vient aussi un sourire, simple, et rayonnnant d'une maman qui se dit que le bonheur est à ta porte.

Elle me dit pourtant cette leçon que nous nous construisons parfois sur les larmes et le fracas de nos vie. On appelle cela je crois la résiliance, je crois... Ce mot ne me parle pas, ne m'a jamais parlé, peut etre un vieux reste de rébellion sur une modélisation un peu trop systématique : "ca va aller, tu vas voir, dans quelques temps tu en sortiras plus forte!"

Et moi dans ces moments là, au plus profond de la détresse...devant l'absence innommable d'une maman, et ce monde qui ne s'arrêtait pas pour me dire que c'était innommable,  devant ce médecin qui ne "savait" pas qu'il m'avait amené aux portes de la mort juste pour "faire mieux" que l'autre",  devant mes enfants cassés par des fous ivres de leur jeunesse, jouant à la roulette russe avec les feux rouges, devant ce dépot de bilan d'une petite entreprise construite dans l'espoir, fermée dans les difficultés, devant ce garçon mon filleul, que j'avais bercé dans mes bras tout petit, qui laisse la leucémie envahir sa vie jusqu'à la mort, devant le fracas de nouveau devant la déchirure, nouvelle séparation de ce petit frère si grand, tant aimé , devant l'injustice qui se reproduisant encore d'une maman laissant ses deux enfants, mes neveux, réfugiés dans la petite maison qui ne devait se vendre que trois années plus tard, le temps de leur laisser le temps de grandir un peu encore...Et je ne nomme pas ceux qui sont aux creux de mon âme, passagers de la vie, mains tendues et perdues, étoiles qui veillent...

Dans ces moments là au plus profond de la détresse, je hurlais ma rage contre ces bien-pensants qui disaient : "tu en sortiras plus forte". Et NON je n'étais pas forte du tout, et NON je ne voulais pas être forte, je voulais ma mère, mon filleul, mon frère, mes enfants, la vie, ma belle-soeur, je voulais que la vie soit comme un gateau inépuisable, je voulais vivre simplement et être heureuse, je voulais tout mais surtout pas être forte...

Alors chaque fois, je me suis dit, si tu marches un pas, juste un seul, et puis l'autre, et puis un autre encore, alors peut etre, ca ira, juste pour ce pas là. Et oui, j'ai appris, j'ai appris que le bonheur est à chaque pas, même dans les plus grands désastres, j'ai appris que la vie, si tu te l'a fait pas, elle se fera sans toi, j'ai appris que donner est le plus beau cadeau que tu te fais à toi-même, j'ai appris que tendre la main, quand tu vois devant toi, l'histoire se répéter chez l'autre, te grandis tellement que tu vois les étoiles, j'ai appris que rien de ce que j'ai vécu n'a été inutile, j'ai appris à n'avoir pas honte de mes faiblesses, de mes erreurs, j'ai appris surtout, toujours, que le bonheur est en moi, si je veux, quand je veux, où je veux, au coeur du fracas, il est là, et c'est à moi de le faire rayonner.

ALors tu vois, les mots bonheurs quand tu les écris je les ressens comme un cadeau...
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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