François Garagnon
J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...
Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?
Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!
Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".
Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.
Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.
Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?
Je n'ai pas de réponses à ces questions, car il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.
Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...
Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)
La lecture du rapport concernant France Télécom est un morceau
d'anthologie dans le genre : poncifs, vérités induites et recommandations évidentes... Et pourtant, s'il est écrit, c'est qu'il est nécessaire...Ma réflexion n'est donc pas une critique du
travail fait par ce cabinet, elle se nourrit d'évidences qui paraissent pourtant "non évidentes"...
Il aura donc fallut autant de temps pour découvrir ces évidences, et proposer des mesures qui sont le b.a. BA du management de proximité. Beaucoup d'argent
dépensé, on se gargarise encore une fois de mots pour cacher les maux induits par la carence de formation au management, d'accompagnement des cadres et des salariés, de relation humaine tout
simplement. Pratiquer la pédagogie du changement, semble ne pas être à la mode et nous en constatons les résultats!
Comment un patron peut il ignorer que des salariés, des managers de proximité, reconnus, encadrés dans la reconnaissance de leurs valeurs, encouragés et accompagnés,
lui permettront d'atteindre ses sacro-saints objectifs? Et oui, pour certains patrons, le "management par objectifs" s'apparente parfois à une course éperdue, qui use et casse les meilleurs
champions. Pourtant, les hommes et les femmes des entreprises concernées, sont capables de donner le meilleur d'eux-mêmes lorsqu'ils sont encadrés par des managers responsables, humains et
compétents, tant dans leur savoir FAIRE que dans leur savoir ETRE...
Etre avec, et non Faire à toute force...;
Comment un patron peut il ignorer que le changement qu'il a imaginé, porté, par une vision stratégique écrite, peaufinée, concoctée dans ses bureaux par tant de
"grands penseurs", est un PROJET qui sera porté par l'énergie des hommes et des femmes qui le mettront en œuvre. Or chacun sait (??? peut être que non en fait) que le changement ne se décrète
pas, il obéit à des lois incontournables, inéluctables et qu'il ne peut s'accomplir que par étapes accompagnées.
Mais dans la folie de la compétitivité, du profit rapide, du changement dans l'urgence, certains choisissent la voix express qui semble dans la théorie, la
meilleure et la plus efficace...La théorie parfois est contredite par l'humain...
On ne sait plus perdre du temps pour en gagner : prendre le temps de comprendre le processus d'un changement annoncé, se dire que "nous" les penseurs visionnaires,
nous savons déjà où nous allons, mais que nos équipes elles, n'ont aucune idée de ce qui les attend...Prendre le temps de travailler ensemble pour partager cette vision, étape par étape, en
petits groupes, puis communiquer, expliquer, accompagner...
PRENDRE LE TEMPS c'est aussi permettre l'expression du rejet, du déni, et de toutes les phases inhérentes au "deuil" de ce qui a été, pour adhérer à de nouvelles
possibilités. Permettre à chacun de s'appuyer sur ses compétences, pour développer de nouveaux savoirs faire, innover, proposer, s'ouvrir à un apprentissage qui permet de "grandir".
Le changement induit des interprétations dont on ne fera JAMAIS l'économie :
"si on change ma façon de travailler, c'est que jusque là, je n'étais pas bon...Si on me donne de nouveaux objectifs, c'est que je suis aujourd’hui en dessous de la
nouvelle norme acceptable" etc.
Ces interprétations doivent être décodées, accompagnées afin que chacun puisse repartir sur un air qui dirait :
"ok, jusque là j'ai bien fait mon job, le contexte actuel veut que l'organisation change, donc je dois changer ma façon de faire. Je m'appuie sur mes réussites
antérieures, pour trouver en moi de nouveaux possibles..."
Mais cette transition exige du TEMPS, elle peut être accélérée par des actions d'anticipation, mais on n'en fera pas l'économie, JAMAIS.
Nous perdons le "bon sens" en imaginant faire l'économie du temps nécessaire à l'appropriation d'un projet. Nous perdons le "bon sens" lorsque nous mettons en place
des managements par objectifs, qui nécessitent des indicateurs, donc des contrôles, sans organiser en amont une communication, puis des ateliers de réflexions en équipes pour éduquer, partager et
s'approprier la nouveauté. De belles surprises pourtant nous attendent dans ces partages, où l'on découvre des personnes impliquées qui proposent alors que la plupart du temps, en économisant ce
temps, ils ont le sentiment d'être les jouets d'une méthode incongrue qui les laminent sans les reconnaître dans leurs attentes et leurs compétences.
Aujourd’hui une entreprise nationale est en cause oui, mais combien d'entreprises jouent à ce jeu dangereux de la course aux résultats sans se donner les moyens de
le faire en toute sérénité, AVEC les salariés, les managers de proximité? Nous sommes tous confrontés à ce défaut majeur qui voudrait que notre "pensée" soit unique et partagée aussitôt qu'elle a
été mise en musique, communiquée à un comité stratégique qui en a suivi l'élaboration pas à pas.
Nous avons tous cette envie d'avancer plus vite, encore plus vite, puisque nous sommes confrontés à des enjeux qui nous dépassent. Nous pensons tous au fond de nous
mêmes que "dire" les choses suffit pour être "compris". Nous imaginons tous d'emblée que l'autre comprendra, s'appropriera nos visions puisque nous-mêmes y avons accès... Je dis NOUS car, malgré
le fait que je ne suis plus "patron", j'ai eu de ces réflexes, et je m'y suis cassée le nez et de ma petite échelle de toute petite PME, j'ai constaté que mes salariés étaient performants et
efficace lorsqu'une idée lancée en réunion devenait LEUR idée.
Dans la pratique quotidienne de mon métier d'aujourd’hui, je rencontre chaque jour des salariés, des managers confrontés à ces courses aux résultats non
communiquées, ou mal expliquées. Il suffit parfois d'organiser une journée de réflexion sur le sujet, pour que l'échelle du stress reprenne une certaine normalité, et lorsque les managers sont
ensuite accompagnés dans la mise en œuvre, nous assistons à des résultats souvent plus forts, que ceux qui étaient espérés.
Laissons le temps de l'adaptation aux changements, et nous aurons des équipes responsables, impliquées, efficaces
et...sereines...Le plaisir de travailler ensemble.plutôt que le malheur qui mène au désespoir.
Je le fais chaque année, pour chacun de mes petits, ce
geste enveloppant de deux bras qui bercent et qui protègent, je le fais chaque année pour les anniversaires, comme pour reprendre un instant interrompu, offrir encore une fois, cette toute
première fois, à chacun de mes petits.
Et puis, année après année, voilà qu'ils atteignent l'âge que j'avais lorsqu'ils sont nés et je parviens alors (avec difficulté disent-ils) à considérer qu'ils
sont adultes, autonomes, responsables, alors que je les "vis" encore comme mes "petits" enfants.
Celle que je berce ce soir, pour célébrer demain matin la naissance, n'a pas encore atteint l'âge que j'avais le jour de sa naissance, c'est encore pour moi une
toute petite, bien qu'elle pense en son fort intérieur, que non, vraiment, elle n'est pas si petite. Et... je crois bien qu'elle a raison.
Elle a eu une vie, un enfant magnifique, un amour éperdu, et puis, elle a vécu la déchirure, la remise en question, l'impossible possible, et voilà qu’elle aborde peu à peu le renouveau, par
petites touches tendres, furieuses ou sérieuses.
Elle a la connaissance intuitive et innée de ce qui est le mieux pour son petit à elle, elle a tant grandit cette année, qu'il me parait incertain de lui dire ce
soir : "il y a 29 ans, tu étais toute petite comme "ça", je serrais mes bras autour de ta chaleur, découvrant ce fracas d'émotions qui nous viennent à nous, les mères, lorsque pour la toute
première fois, nos bras serrent le petit qui vient tout juste de naître".
Je n'ose pas ce soir, lui dire ma tendresse tant je la sens fragile, perdue, forte à la fois. Je n'ose pas lui dire que je suis encore son refuge, et sa source
lorsque le noir colore en de sombres nuages, son ciel ensoleillé. Je n'ose plus que sur la pointe du cœur, tendre ma main, ouvrir mes bras, et juste ...faire un câlin, parce que les câlins,
quelque soit l'âge que l'on a atteint, c'est toujours bon à prendre non?
Demain, tu fêtes le jour de ta naissance, comme une nouvelle vie qui prend son envol. On dit que la période qui suit l'anniversaire, est la plus belle période de
l'année, comme si l'on nous offrait quelques semaines de "possibles".
A l'aube de cette trentième année qui s'annonce, je voudrais te souhaiter des mondes lumineux, la paix de l'âme et du cœur, la douceur et la force. On dit qu'à 30
ans, une femme est à la plénitude de son avenir. Fais de cette année un tremplin, construit tes rêves, et brise les barrières, ne laisse personne décider de ta vie, de qui tu es, de qui tu dois
être, écoutes ton intuition, et agit toujours selon les lois du cœur. Ne renies rien de ce que tu as vécu, fais en ta force, ton étendard, laisses agir en toi les larmes et les joies, comme des
sillons ouverts à de nouveaux possibles. Gardes précieusement tout au fond de ton cœur, les instants merveilleux, et laisse aller ceux qui ont creusés ton âme. Oublies les chagrins, gardes les
souvenirs, ouvre tes mains et ton cœur, et savoures ma puce, savoures l'instant qui vient, chope le à pleines mains, profites de la vie.
Je t’aime.
Hier j'ai lu avec attention, tous ces vœux qui se baladaient sur la toile, des vœux merveilleux, des vœux
matériels, des vœux de bonne année, de bonne santé, de tout ce que l'on "vœux"...
Et je me disais qu'il est drôle de constater que chaque année, le 31 décembre, reviennent ces vœux avec une telle force, que c'est comme une énergie incontrôlée, qui
balaie la planète, comme si l'on espérait, que la magie des mots, des écrits, des paroles puissent accomplir tout ce que l'on n'a pas "eu" tout au long de l'année. Et ce matin le monde est
toujours aussi bête, aussi talentueux, aussi laborieux, aussi merveilleux. Rien n'a semble t'il changé malgré les vœux acharnés qui circulent. -J'avais écrit "chanté" pour "changé"...Intéressant
non?
Hier je n'avais pas envie, pas le courage, juste le blues, et écrire des vœux ne me parlait pas. C'était le dernier jour de l'année, et puis la dernière heure de
l'année, et basta. Oui, pour moi, le 31 décembre, n'a jamais été une fête scintillante, c'était juste une soirée pyjama en famille, prétexte à des câlins fou-rires, ou des soirées calmes
devant la cheminée.
Ce matin pourtant, il me vient des fourmillements dans les mains, car, comme le dit Jade dans ce petit bouquin merveilleux "Jade et les sacrés mystères de la
vie",
Alors si je suis née dans un champ de possibles, vous aussi. Et je pourrais vous souhaiter de libérer vos
possibles ?
En fait, souhaiter une "bonne année" est un non sens, nous pourrions par exemple nous souhaiter un "instant VIVIFIANT, un instant merveilleux, un bon instant ?",
vous savez celui là, qui est là, ici et maintenant. Celui qui passe dont on ne fait rien, celui qui passe sans qu'on le perçoive, celui que l'on regrette parce qu'il n'a pas été
vécu...
Oui, je nous souhaite de vivre un INSTANT MERVEILLEUX, à chaque instant de notre vie. Vivre sa vie de façon extraordinaire à chaque instant, c'est un beau "possible"
non?
Ceci dit, ce n'est pas si simple, il parait que pour vivre un INSTANT merveilleux, il nous faut un ingrédient qui se cavale chaque fois qu'on souhaite
l'attraper : le lâcher prise... Etre dans l'instant plutôt qu'AVOIR le temps. D'où le titre de l'article. CQFD.
Alors voilà, je nous souhaite à tous, UN INSTANT MERVEILLEUX A CHAQUE INSTANT DE NOTRE VIE. Racontez moi...
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