"Etre enchanté c'est réveiller en soi quelque chose qui chante"

                     François Garagnon


Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /2010 21:10

J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...


Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?


Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!

 

Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".

 

Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.


Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.


Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un  quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?


Je n'ai pas de réponses à ces questions, car  il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.

 

Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés  par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...

 

 

Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)







Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 17:10
Juste pour Anne, ce matin, dans ma voiture, des chansons plein la tête...Juste pour Anne ce matin, branchée à fond avec ma fille, nous deux, seules au monde, en ce matin de printemps qui dit que c'est aujourd'hui son anniversaire.


Et ce matin, en chantant dans ma voiture, je me disais ceci :

"Anne ma fille, pour ton anniversaire, il n'y a plus au fond de moi de ces inquiétudes d'enfance, d'adolescence difficile, de maturité en devenir, d'angoisses de te savoir si loin. Pour ton anniversaire, là, tu vois, il y a au fond de moi comme un immense lac bleu marine, de tendresse inépuisable, et aussi, la certitude que tu as peu à peu trouvé ton graal sans même peut etre le savoir encore. Pour ton anniversaire, ce matin sur la route, j'ai revécu chaque année, les souffrances enfouies, les bonheurs fulgurants. Pour ton anniversaire, en chantant les airs de votre jeunesse, qui envahissent la petite machine à la pomme, je rejouais l'air du "tu étais si petite comme ça" tout en me moquant un peu de moi, parce que vraiment,  comment dire ceci à cette femme magnifique qui assume sa vie aujourd'hui? "

Mais en fait, en ma qualité es "mèrindignequis'assumes" je me dis qu'après tout, cette tradition là, vous vous devez de la subir chaque année, puisque ce jour là, c'est ma fête aussi non? J'ai un peu tous les droits ce jour anniversaire...Après tout c'est moi qui ai fait le plus gros du "travail" cette année là, alors oui, en chantant, un sourire fugitif aux lèvres, je me suis dit qu'il fallait bien que je te l'écrives encore. C'est fait : BON ANNIVERSAIRE ANNE, il y a quelques années, tu étais toute petite comme trois pommes à genou, toute petite comme "ça", et du haut de mes 24ans, je contemplais mon chef d'oeuvre, déjà mère-louve, défendant son petit, qui ne voulait pas encore faire l'effort d'ouvrir même un seul oeil.

Bon anniversaire ma chérie, je t'aimes.



Par Michelle Bourgoin
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 17:52


Petite expérience significative d'un voyage dit "d'agrément"...

Départ de Marseille pour aller à Montréal, avec une escale à Paris pour prendre en route un petit loup de 4ans 1/2 qui se réjouit d'aller voir son cousin le petit caribou, avec ses grands parents.

Jusque là tout va bien.. Arrivés au comptoir Air France à Marseille, une employée au ton geignard qui nous déclare : "ah non, vos places ne peuvent être enregistrée, car l'enfant est....absent de vos dossiers....Après vérification, notre "absent" se trouve à un siège attribué à un enfant "point d'interrogation" : explication, le point d'interrogation est là car l'enfant semble voyager seul....Ben voyons! Comme ceci paraissait anormal, un employé bien intentionné  a mis ce point d'interrogation.

Oui, mais nous effaçons donc cette interrogation, il est bien avec nous ce petit. "AH non madame, ce n'est pas si simple, il faut le voir pour vous croire, donc vous vous enregistrerez à Paris."

Je commence à m'inquiéter de la place qui sera attribuée au petit point d'interrogation.

Arrivée sur paris, au comptoir Air France : "Revenez plus tard disent-ils, nous araurons plus de visibilité"
"Heu pourquoi avez vous besoin de visibilité pour tout simplement nous enregistrer?"

Trois fois de suite je me présente, pour finir par entendre :"impossible de vous attribuer un siège, l'enfant est au 41, vous au 26 et 27, mais comme l'avion est plein ON NE PEUT RIEN FAIRE!!!"

 
Et oui, c'est bien connu, chez AIR FRANCE l'informatique semble antédiluvienne, et les employés handicapés des neurones. "UN ENFANT NE VOYAGE JAMAIS SEUL, me disent-ils, rassurez vous...."Oh ca oui, je suis vraiment rassurée, mais.....quelles sont nos places alors?


Et là, le top du top : "attendez d'être dans l'avion, on vous attribuera une place.!" Et une heure plus tard, les mêmes debout dans l'allée de l'avion, qui poirotent trois quart d'heure avec un ptit loup déchainé. On demande le chef de cabine : "on ne la dérange pas pour ça voyons:" Belle réponse à un client !!On ne dérange pas le personnel pendant qu'il bosse. Le top des bêtisiers moi je vous le dis. Nous nous asseyons donc n'importe où afin de créer l'incident qui, ô miraclel, va déclancher une opération d'envergure : on nous attribue deux places, et le petit lui attend dans l'allée : là je mord ! donc, heu non, on lui attribue une place à mes cotés, et c'est le grand'père qui poirote. Ensuite, on déblaie une rangée devant nous, et rebelote, on déménage à nouveau avec le doudou, le pitou, le sac de crayons et les livres d'histoires...Enfin installés, il y a une multitude de grognements de part et d'autres de la part des pauvres passagers qui ont dû se plier aux volontés des hotesses .... si mal organisées. Et, nous dit-on "VOUS AVEZ DE LA CHANCE IL Y AVAIT UNE PERSONNE QUI NE S EST PAS PRESENTE" Ah oui, et si elle avait été là, on aurait passé 7 heure debour?

Braves gens réveillez vous, AIR FRANCE soignes ses clients à coup de "vous avez de la chance" tout en vous expliquant que non, non et non, il est impossible de lier deux dossiers,
et que après tout c'est de ma faute, je n'avais qu'à pas prendre une Agence, mais passer directement par leur service. AU SECOURS : ce n'est pas de leur faute, c'est moi qui suis nulle. On se croirait à l'école maternelle.

Mais ce n'est pas fini. LE RETOUR !!!!

Nous nous présentons à Montréal au comptoir Air France. Là, service impeccable, deux personnes nous écoutent, et en un clic et un coup de fil, résolvent le problème : nous aurons un hublot pour le ptit loup, et nous serons tous les trois. Merveille de la magie de la gentillesse et de la sympathie du personnel québecois. BRAVO ON VOUS AIMES, vous êtes vraiment au service de vos clients au Québec. Dommage qu'en France... mais bon.

Le vol : empuanti par les remugles de deux ivrognes à nos cotés, le personnel ne s'est pas inquiété plus que ça de voir deux personnes siffler autant d'alcool, pour être malades ensuite, non, c'est normal semble t'il de laisser les autres passagers subir les aléas de ce genre d'attitude. Il aurait été pourtant simple de déloger ces individus : il y avait de la place, l'avion n'était pas plein cette fois...Mais le personnel à bord s'est contenté de distribuer des sacs, et de filer se réfugier ailleurs.


Arrivée à PARIS : aie, ca se gâte de nouveau, la valise du ptit loup est perdue, dans le goufre des arrivages on ne sait où. Inquiétude du dit ptit loup : "ah zut, je ne peux donc pas enlever mes bottes et remettre mes chaussures!!I"nquiétude de la mère du ptit loup : "et mes bains moussants et mon sirop d'érable..."
Valise retrouvée le lendemain, ouf....*

Rage de ma part, raz le bol, j'arrête les frais : PLUS JAMAIS AIR FRANCE, j'avais oublié les aléas antérieurs lors de vols précédents : surbooking, départ annulé de Bordeau, avec vol sur Paris à la place du vol sur marseille etc.


Pour moi, AIR FRANCE c'est TERMINE, et j'espère que pour vous lecteurs, ce sera également terminé. Lorsqu'une compagnie se moque à ce point de ses clients, c'est qu'elle est sur le déclin. Au fait, LA RELATION CLIENTELE, est un concept inconnu dans cette entreprise? Oui, certainement, sauf au Québec où l'on rencontre des personnes à l'écoute, professionnelles et sympathiques.

Alors je termine juste sur ce point positif : BRAVO LE PERSONNEL AIR FRANCE DU QUEBEC.


* ET pour la relation client, on aurait pu imaginer qu'ils feraient un effort dans la livraison de la valise perdue par leurs soins? ET NON, rendez vous pris non honoré, sans excuses, sans appel avec pour réponse : vous verrez ce qu'ils vous diront demain(?) Faudra t'il que nous nous déplacions? A suivre....Définitivement NULS DE CHEZ NULS.

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Communication
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 20:03

La lecture du rapport concernant France Télécom est un morceau d'anthologie dans le genre : poncifs, vérités induites et recommandations évidentes... Et pourtant, s'il est écrit, c'est qu'il est nécessaire...Ma réflexion n'est donc pas une critique du travail fait par ce cabinet, elle se nourrit d'évidences qui paraissent pourtant "non évidentes"...

Il aura donc fallut autant de temps pour découvrir ces évidences, et proposer des mesures qui sont le b.a. BA du management de proximité.  Beaucoup d'argent dépensé, on se gargarise encore une fois de mots pour cacher les maux induits par la carence de formation au management, d'accompagnement des cadres et des salariés, de relation humaine tout simplement. Pratiquer la pédagogie du changement, semble ne pas être à la mode et nous en constatons les résultats!

Comment un patron peut il ignorer que des salariés, des managers de proximité, reconnus, encadrés dans la reconnaissance de leurs valeurs, encouragés et accompagnés, lui permettront d'atteindre ses sacro-saints objectifs? Et oui, pour certains patrons, le "management par objectifs" s'apparente parfois à une course éperdue, qui use et casse les meilleurs champions. Pourtant, les hommes et les femmes des entreprises concernées, sont capables de donner le meilleur d'eux-mêmes lorsqu'ils sont encadrés par des managers responsables, humains et compétents, tant dans leur savoir FAIRE que dans leur savoir ETRE...

Etre avec, et non Faire à toute force...;

Comment un patron peut il ignorer que le changement qu'il a imaginé, porté, par une vision stratégique écrite, peaufinée, concoctée dans ses bureaux par tant de "grands penseurs", est un PROJET qui sera porté par l'énergie des hommes et des femmes qui le mettront en œuvre. Or chacun sait (??? peut être que non en fait) que le changement ne se décrète pas, il obéit  à des lois incontournables, inéluctables et qu'il ne peut s'accomplir que par étapes accompagnées.

Mais dans la folie  de la compétitivité, du profit rapide, du changement dans l'urgence, certains choisissent la voix express qui semble dans la théorie, la meilleure et la plus efficace...La théorie parfois est contredite par l'humain...

On ne sait plus perdre du temps pour en gagner : prendre le temps de comprendre le processus d'un changement annoncé, se dire que "nous" les penseurs visionnaires, nous savons déjà où nous allons, mais que nos équipes elles, n'ont aucune idée de ce qui les attend...Prendre le temps de travailler ensemble pour partager cette vision, étape par étape, en petits groupes, puis communiquer, expliquer, accompagner...

PRENDRE LE TEMPS c'est aussi permettre l'expression du rejet, du déni, et de toutes les phases inhérentes au "deuil" de ce qui a été, pour adhérer à de nouvelles possibilités. Permettre à chacun de s'appuyer sur ses compétences, pour développer de nouveaux savoirs faire, innover, proposer, s'ouvrir à un apprentissage qui permet de "grandir".

Le changement induit des interprétations dont on ne fera JAMAIS l'économie :

"si on change ma façon de travailler, c'est que jusque là, je n'étais pas bon...Si on me donne de nouveaux objectifs, c'est que je suis aujourd’hui en dessous de la nouvelle norme acceptable" etc.

Ces interprétations doivent être décodées, accompagnées afin que chacun puisse repartir sur un air qui dirait :

"ok, jusque là j'ai bien fait mon job, le contexte actuel veut que l'organisation change, donc je dois changer ma façon de faire. Je m'appuie sur mes réussites antérieures, pour trouver en moi de nouveaux possibles..."

Mais cette transition exige du TEMPS, elle peut être accélérée par des actions d'anticipation, mais on n'en fera pas l'économie, JAMAIS.

Nous perdons le "bon sens" en imaginant faire l'économie du temps nécessaire à l'appropriation d'un projet. Nous perdons le "bon sens" lorsque nous mettons en place des managements par objectifs, qui nécessitent des indicateurs, donc des contrôles, sans organiser en amont une communication, puis des ateliers de réflexions en équipes pour éduquer, partager et s'approprier la nouveauté. De belles surprises pourtant nous attendent dans ces partages, où l'on découvre des personnes impliquées qui proposent alors que la plupart du temps, en économisant ce temps, ils ont le sentiment d'être les jouets d'une méthode incongrue qui les laminent sans les reconnaître dans leurs attentes et leurs compétences.

Aujourd’hui une entreprise nationale est en cause oui, mais combien d'entreprises jouent à ce jeu dangereux de la course aux résultats sans se donner les moyens de le faire en toute sérénité, AVEC les salariés, les managers de proximité? Nous sommes tous confrontés à ce défaut majeur qui voudrait que notre "pensée" soit unique et partagée aussitôt qu'elle a été mise en musique, communiquée à un comité stratégique qui en a suivi l'élaboration pas à pas.

Nous avons tous cette envie d'avancer plus vite, encore plus vite, puisque nous sommes confrontés à des enjeux qui nous dépassent. Nous pensons tous au fond de nous mêmes que "dire" les choses suffit pour être "compris". Nous imaginons tous d'emblée que l'autre comprendra, s'appropriera nos visions puisque nous-mêmes y avons accès... Je dis NOUS car, malgré le fait que je ne suis plus "patron", j'ai eu de ces réflexes, et je m'y suis cassée le nez et de ma petite échelle de toute petite PME, j'ai constaté que mes salariés étaient performants et efficace lorsqu'une idée lancée en réunion devenait LEUR idée.

Dans la pratique quotidienne de mon métier d'aujourd’hui, je rencontre chaque jour des salariés, des managers confrontés à ces courses aux résultats non communiquées, ou mal expliquées. Il suffit parfois d'organiser une journée de réflexion sur le sujet, pour que l'échelle du stress reprenne une certaine normalité, et lorsque les managers sont ensuite accompagnés dans la mise en œuvre, nous assistons à des résultats souvent plus forts, que ceux qui étaient espérés.

Laissons le temps de l'adaptation aux changements, et nous aurons des équipes responsables, impliquées, efficaces et...sereines...Le plaisir de travailler ensemble.plutôt que le malheur qui mène au désespoir.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Management
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 23:03
Elles sont les mères de ces enfants qui se cherchent ou qui se sont trouvés, enfin de ces enfants vous savez, ceux qui partent vivre loin, ceux dont l'horizon est la maison, ceux dont les yeux s'illuminent sac au dos, rêves en tête et qui partent loin, plus loin et si loin encore.

Les mères vagabondes sont les mères de ces enfants là, elles qui les ont élevés dans ce gout de liberté, se retrouvent un beau matin les mains vides, et le coeur en berne, restant sur le bord du chemin, ou au pied d'un escalator lumineux, ou agitant un au revoir derrière une voiture pleine à craquer qui file sur une route déjà perdue.

Depuis le départ de ma fille, puis de mon fils (parti et revenu:),  je ne cesse de rencontrer de ces mères vagabondes qui ne se savent pas encore "vagabondes", et qui pleurent un peu, beaucoup parfois, devant ce départ incompris, ou bien compris mais qui fait mal. Alors je me souviens, et je reprend nos conciliabules avant leur départ, je reprends mon cheminement après ces départs, je compare, je mesure, je dis des mots qui parfois rassurent.

Et ce soir, il me sont venus là ces deux mots accolés : mère et vagabonde...J'aime assez ce duo, il résonne  en moi comme quelque chose d'un peu fantoche, il me donne le sentiment d'être moi-même sur la route, sac au dos, à la recherche de mes petits qui s'éparpillent pour mieux nous retrouver. Etre vagabonde c'est être disponible pour prendre un avion sur un coup de tête parce que ta voix un matin a été un peu voilée, alors je donne un "alibi", et pfff, je le trouve ce billet d'avion pour chez toi. J'ai fait cela souvent les premières années, ne restant que quelques jours et pourtant, comme ils étaient importants ces jours-là. C'est s'offrir un séjour, "invité" chez lui, partager son quotidien, puis rentrer pleins de ses émotions aussi, c'est partager l'émerveillement de la découverte du pays qu'ils se choisissent.

Etre vagabonde c'est aussi s'offrir le plaisir de bouger pour rejoindre la joie, bouger et s'abonner aux fauteuils étriqués des avions bon marchés, s'offrir aussi comme un cadeau, un surclassement lorsque le petit TOM fête ses dix ans, et se dire qu'être grandmamie wagabonde c'est encore mieux en classe affaire :)


Les mères vagabondes pleurent souvent le soir, lorsque le blues est là, mais elles sont fortes aussi, fières de leurs petits. Tous ces témoignages qui m'arrivent sont émouvants et tellement forts. Donner à nos enfants le gout de la liberté c'est lâcher leurs mains alors qu'on aurait voulu ne jamais les quitter. Et le faire en toute lucidité, avec tant de lumière au coeur, que mêmes nos chagrins leurs sont des étendards.

FInalement, toute mère est une vagabonde, une de celle qui va faire des kilomètres pour bercer le petit qui souffre, celui qui ne va pas bien, celui qui a besoin. Et même sans déplacement, nos coeurs son vagabonds, errant dans les espaces de vos enfances pas terminées, de nos angoisses mal cachées.

Oui, je voudrais fonder le club des mères vgabondes, un cercle de tendresse où les mains se croiseraient tout autour de la terre : toutes les mains des mères vagabondes veillant sur leurs peits, et sur les petits des autres mères vagabondes...

C'est tout art d'être mère vagabonde, savoir doser l'espoir, cacher l'inquiétude, ne pas parler de solitude. Cest aussi de belles ballades, des découvertes à chaque escale, le bonheur répété de chaque instant passé ensemble, c'est au fil des années, supprimer peu à peu les bagages, pour ne mettre dans les valises que les cadeaux aux petits, et n'avoir au final, qu'un petit sac facile à faire, facile à défaire, léger et peu encombrant (ca ce n'est pas gagné encore, j'ai du travail...) Etre vagabonde c'est refuser la fatalité des horaires imposés, des vacances attendues, des départs reportés. C'est vivre l'instant comme il se présente, en le savourant comme une pomme sucrée.

Je dédie ce texte à Line, Monique, Cathy, IZA, Jo, et tant d'autres mamans qui ont vu leurs enfants grimper dans un avion, prendre un train, remplir une voiture, et filer vers leurs vies, heureux, fiers et triomphants. Nous pouvons être fières de nos enfants, ils ont su faire de nous des MERES VAGABONDES....et quelque part, c'est vraiment amusant quand on y pense d'être mère vagabonde. Si, si, promis, au bout du compte, c'est surprenant comme on prend gout à ces voyages, à ces départs, à ces arrivées, à ces calins, à ces attentes... Laissons sur le bord du chemin le chagrin car il ne reflète pas la réalité : nos enfants sont heureux alors sur quoi pleurons nous? Sur ce que nous avons semble t'il perdu? Nous avons échangé un petit dépendant, contre un adulte triomphant. NE JAMAIS OUBLIER CELA...et repartir dans nos vagabondages, le coeur étreind parfois, l'âme joyeuse toujours. Ils sont beaux nos enfants dont l'horizon voudrait être la maison...
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 11:31
Elle écoute dans sa cuisine une musique qui ne parle plus qu'à elle peut-être. Elle s'affaire, les oeufs, la farine, le rhum et les fruits confits.Elle laisse aller son âme au coeur de la musique, petites chansons simples, qui la projettent loin dans le passé, et oui, déjà c'est le passé, l'enfance de ses enfants...le chemin se fait plus rude et elle longe encore les rives vives d'une souffrance initiale, laissant à la musique le soin d'arrondir sa propre adolescence, ce moment où presque adulte, elle a laissé un morceau d'elle-même.

Elle mélange le sucre, les oeufs et le beurre, comme l'indique ce vieux bouquin de cuisine, puis laisse encore aller son âme vers un futur impossible...Si ... alors j'emporterais aujourd'hui ce gâteau pour elle aussi, nous aurions certainement des chamailleries de mère-fille, et elle me dirait que ces petits aujourd'hui n'ont plus la vie qu'ils devraient avoir, parce que de son temps... elle rirait aux éclats, ca oui, et puis je rentrerais chez moi, les sachant bien tous les deux, les amoureux de mon enfance. Si...

Puis la musique change, grâce à la magie de cette petite machine qui mélange les genres, les titres et les époques, voilà qu' elle plonge dans l'adolescence quand ils chantaient "Michelle ma belle et yellow submarine" et là, un sourire se fait devant la bande de copains, le bandjo qui grince et les discussions sur un avenir que l'on savait extraordinaire. Elle sent l'herbe fraiche et l'air de la campagne lyonnaise, elle revoit les orages d'été et les futilités tellement importantes, elle roule en vélo rejoindre sa cousine, sa soeur, son amie...Elle a 15 ans et rien jamais n'arrivera que la joie, l'insouciance, et l'amour. Elle a 20 ans et tout l'amour du monde dans un regard sous la neige.

La cuisine et la musique quel mélange détonnant parfois. Elle comprends mieux pourquoi elle ne s'y met que par petites touches :)

Et la petite machine sait que l'on ne vit pas dans les souvenirs, ils ne sont là que pour renforcer la réalité quotidienne d'une note de tendresse, parce que finalement, c'est une immense tendresse qui monte de ces musiques qui  ne parlent plus qu'à elle, alors la petite machine mélange les années, les titres et les artistes, brassant à la folie le coeur et l'âme.

Les cakes sont bien cuits, juste grillés à point, à la sortie du four. La musique s'éclate sur des airs d'aujourd'hui, elle se brûle un peu comme d'habitude, grogne en démoulant les gâteaux, puis retourne à un quotidien rempli d'un peu plus de tendresse et de joie. Oui, les souvenirs parfois, même quand ils font un peu mal, sont des réservoirs de joie.

Et sur la route cette après-midi, dans la voiture, la musique à fond, elle sentira l'odeur de cake avec un petit sourire...Ce gâteau là il contient bien plus que les oeufs, la farine et le rhum non?


IPOD TOUCH 32G   Il est toujours à vendre !
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 16:51
Je ne sais pas, non, je ne sais pas mettre un widget ici!!! Malgré toutes les explications vaseuses que l'on trouve sur tous les modes d'emploi de tous les sites, je dois être de la génération "bouchée", parce que non, je ne sais pas !

Alors, bon, voici le lien qui mène à ma petite machine à vendre, un petit bijou qui me suivait partout, fidèle compagnon de musique, de films, de jeux aussi pour Joseph. Et non, je ne renonce pas à être une grand'mamie "geek", je cherche juste le modèle au-dessus ! :)

Alors si vous aussi, il vous vient l'envie d'un compagnon de musique, de vidéos, de photos, de calendrier, de jeux idiots rigolos, vous pouvez craquer pour mon pote de la pomme, il est un fidèle, de bonne contenance et surtout solide comme un roc. Il sait aussi se brancher par le Wifi, et non, il ne fait pas encore le café.

On dit de lui qu'il est d'une génération antérieure, la première ou la seconde parait il, en fait, la différence avec les nouveaux modèles tient je crois dans le fait, qu'il n'a pas de haut parleur. (les spécialistes vont hurler, mais c'est la seule différence que je constate de visu) .On peut remédier à ce défaut par l'ajout d'un petit haut parleur, que je joindrai volontier à celui ou celle qui voudra de lui.
Il est accompagné de son cordon ombilical, lui permettant de se recharger et de se synchroniser. Il a aussi ses écouteurs d'origine. Je l'avais acheté déjà à un fan qui avait pris bien soin de lui, alors donnez lui une troisième vie :)

Pour avoir accès au joujou :



IPOD TOUCH 32G

il est répertorié chez PheonixMB

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LE CHANGEMENT
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 18:31
Les mots inutiles, les mots impuissants, les mots d'épouvante, les mots de rage, les mots de désespoir...Un peuple meurtri, une nation détruite, un pays où la misère dit-on en ce moment à la télévision...sera encore plus épouvantable...

Alors devant ce petit poste de télévision qui braille, qui déballe, qui parlotte, qui laisse traîner ses caméras où l'on voudrait de la pudeur, du respect, devant ce petit poste, je me trouve tellement bête, impuissante, et stupide.

Porter la peine, la douleur, la misère, porter pour abollir, porter pour faire grandir, porter pour que tout ce qui m'a été donné à ce jour, soit utile à d'autres...

A cette heure, je ne sais quoi faire, où le faire, ni comment le faire... Je cherche et je partage, alors voilà quelques adresses, glanées ici et là, qui me semblent utiles, efficaces, importantes, en attendant d'agir, autrement, ailleurs...

La CHAINE DE L'ESPOIR



http://assofrancohaitiennes.online.fr/


Association Haitienne Martinique : 05 96 63 16 28
- Hollywood Unites For Haïti, créée par le comédien haïtien Jimmy Jean-Louis : www.hufh.org

http://www.hufh.org/index.html

-
ENFANTS BONHEUR, association soutenue par l'écrivain Valérie Tong
Cuong, dons par chèque à l'ordre d'ENFANTS BONHEUR 63 rue de Seine
75006 Paris

http://www.collectif-haiti.fr/

http://www.thehumanitariancoalition.ca/

http://www.ceci.ca/ceci/fr/index.html

https://www.paypaq.com/redcross/new_fr/

http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=7634916e70&id_actu=3293

http://www.secours-catholique.org/

http://www.medecinsdumonde.org/fr/Presse/Communiques-de-presse/International/Seisme-en-Haiti-Medecins-du-Monde-lance-une-mission-d-urgence

et le site de la Fondation de France qui....bug...trop de visites peut etre?...


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 19:06

Je le fais chaque année, pour chacun de mes petits, ce geste enveloppant de deux bras qui bercent et qui protègent, je le fais chaque année pour les anniversaires, comme pour reprendre un instant interrompu, offrir encore une fois, cette toute première fois, à chacun de mes petits.

Et puis, année après année, voilà qu'ils atteignent l'âge que j'avais lorsqu'ils sont nés et je parviens alors (avec difficulté disent-ils) à considérer qu'ils sont adultes, autonomes, responsables, alors que je les "vis" encore comme mes "petits" enfants.

Celle que je berce ce soir, pour célébrer demain matin la naissance, n'a pas encore atteint l'âge que j'avais le jour de sa naissance, c'est encore pour moi une toute petite, bien qu'elle pense en son fort intérieur, que non, vraiment, elle n'est pas si petite. Et... je crois bien qu'elle a raison.

Elle a eu une vie, un enfant magnifique, un amour éperdu, et puis, elle a vécu la déchirure, la remise en question, l'impossible possible, et voilà qu’elle aborde peu à peu le renouveau, par petites touches tendres, furieuses ou sérieuses.


Elle a la connaissance intuitive et innée de ce qui est le mieux pour son petit à elle, elle a tant grandit cette année, qu'il me parait incertain de lui dire ce soir : "il y a 29 ans, tu étais toute petite comme "ça", je serrais mes bras autour de ta chaleur, découvrant ce fracas d'émotions qui nous viennent à nous, les mères, lorsque pour la toute première fois, nos bras serrent le petit qui vient tout juste de naître".

Je n'ose pas ce soir, lui dire ma tendresse tant je la sens fragile, perdue, forte à la fois. Je n'ose pas lui dire que je suis encore son refuge, et sa source lorsque le noir colore en de sombres nuages, son ciel ensoleillé. Je n'ose plus que sur la pointe du cœur, tendre ma main, ouvrir mes bras, et juste ...faire un câlin, parce que les câlins, quelque soit l'âge que l'on a atteint, c'est toujours bon à prendre non?

Demain, tu fêtes le jour de ta naissance, comme une nouvelle vie qui prend son envol. On dit que la période qui suit l'anniversaire, est la plus belle période de l'année, comme si l'on nous offrait quelques semaines de "possibles".

A l'aube de cette trentième année qui s'annonce, je voudrais te souhaiter des mondes lumineux, la paix de l'âme et du cœur, la douceur et la force. On dit qu'à 30 ans, une femme est à la plénitude de son avenir. Fais de cette année un tremplin, construit tes rêves, et brise les barrières, ne laisse personne décider de ta vie, de qui tu es, de qui tu dois être, écoutes ton intuition, et agit toujours selon les lois du cœur. Ne renies rien de ce que tu as vécu, fais en ta force, ton étendard, laisses agir en toi les larmes et les joies, comme des sillons ouverts à de nouveaux possibles. Gardes précieusement tout au fond de ton cœur, les instants merveilleux, et laisse aller ceux qui ont creusés ton âme. Oublies les chagrins, gardes les souvenirs, ouvre tes mains et ton cœur, et savoures ma puce, savoures l'instant qui vient, chope le à pleines mains, profites de la vie.

Je t’aime.




Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 11:09

Hier j'ai lu avec attention, tous ces vœux qui se baladaient sur la toile, des vœux merveilleux, des vœux matériels, des vœux de bonne année, de bonne santé, de tout ce que l'on "vœux"...

Et je me disais qu'il est drôle de constater que chaque année, le 31 décembre, reviennent ces vœux avec une telle force, que c'est comme une énergie incontrôlée, qui balaie la planète, comme si l'on espérait, que la magie des mots, des écrits, des paroles puissent accomplir tout ce que l'on n'a pas "eu" tout au long de l'année. Et ce matin le monde est toujours aussi bête, aussi talentueux, aussi laborieux, aussi merveilleux. Rien n'a semble t'il changé malgré les vœux acharnés qui circulent. -J'avais écrit "chanté" pour "changé"...Intéressant non?

Hier je n'avais pas envie, pas le courage, juste le blues, et écrire des vœux ne me parlait pas. C'était le dernier jour de l'année, et puis la dernière heure de l'année, et basta. Oui, pour moi, le 31 décembre, n'a jamais été  une fête scintillante, c'était juste une soirée pyjama en famille, prétexte à des câlins fou-rires, ou des soirées calmes devant la cheminée.

Ce matin pourtant, il me vient des fourmillements dans les mains, car, comme le dit Jade dans ce petit bouquin merveilleux "Jade et les sacrés mystères de la vie",

-Il parait que je suis née au milieu d'un champ de possibles-4052270559_1a0ee92f8f.jpg


Alors si je suis née dans un champ de possibles, vous aussi. Et je pourrais vous souhaiter de libérer vos possibles ?

En fait, souhaiter une "bonne année" est un non sens, nous pourrions par exemple nous souhaiter un "instant VIVIFIANT, un instant merveilleux, un bon instant ?", vous savez celui là, qui est là, ici et maintenant. Celui qui passe dont on ne fait rien, celui qui passe sans qu'on le perçoive, celui que l'on regrette parce qu'il n'a pas été vécu...

Oui, je nous souhaite de vivre un INSTANT MERVEILLEUX, à chaque instant de notre vie. Vivre sa vie de façon extraordinaire à chaque instant, c'est un beau "possible" non?

Ceci dit, ce n'est pas si simple, il parait que pour vivre un INSTANT merveilleux,  il nous faut un ingrédient qui se cavale chaque fois qu'on souhaite l'attraper : le lâcher prise... Etre dans l'instant plutôt qu'AVOIR le temps. D'où le titre de l'article. CQFD.


CARPE DIEM
Met à profit le jour présent (moi je dirais l'instant présent, et dans la joie de préférence...)


Alors voilà, je nous souhaite à tous, UN INSTANT MERVEILLEUX A CHAQUE INSTANT DE NOTRE VIE. Racontez moi...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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