Méditation du jour

Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 21:10

J'ai posé la question à de nombreuses personnes, j'ai cherché au fond de ma mémoire, j'ai étudié les textes, les écrits, les mémos, les topos, les bibles, j'ai suivi des séminaires, j'ai conçu des séminaires, ...et pourtant, ce soir encore, après trois entretiens dans la journée, un séminaire la semaine dernière, je cherche encore...


Les entreprises, les managers, les collaborateurs, vous, moi, tous, nous nous posons cette question : comment motiver quelqu'un ? Comment se motiver soi-même?


Alors une fois pour toutes, il me faut bien l'admettre : PERSONNE NE PEUT MOTIVER PERSONNE SAUF NOUS MEME!!!

 

Cessons de "vendre" l'idée séduisante qu'il existerait des techniques de motivation, cessons de brandir notre sempiternelle pyramide de Maslow, et toutes les belles théories sur le thème. La motivation nous la portons en nous, et le seul talent précieux d'un manager sera peut être d'être celui ou celle qui saura faire émerger chez ses collaborateurs, ses amis, ses connaissances, cet état d'être qui s'appelle "motivation".

 

Il est possible oui, de créer -peut être-, les conditions de la motivation. Un climat de confiance, un cadre sécurisant, une écoute et le respect dans la communication. Il est possible bien sûr d'être quelqu'un qui permet à chacun de découvrir en lui-même ce qui fera naître cet élan, cette envie, cette énergie de vie qui nous pousse à aller de l'avant, à croire en nous-mêmes.


Pourtant, lorsqu'il n'est pas possible de bénéficier de cet environnement, nous pouvons encore trouver notre propre motivation, et créer en nous et autour de nous, les conditions essentielles à son épanouissement. MAIS NON, ce n'est pas un simple déclic, et OUI cela demande des efforts, et OUI, il nous faudra parfois passer par des bas très bas, pour retrouver des hauts très hauts. La motivation des équipes, la motivation des hommes, ne sont que théories si chaque personne ne prend pas conscience qu'elle porte en elle, les germes de sa propre évolution, donc de sa propre motivation.


Alors je reprendrais ma sempiternelle pyramide de Maslow en y mettant dessus, des exemples amusants, personnels et impliquant, afin que mes "écoutants" puissent s'identifier à ce grimpeur qui franchit les étapes, et trouver enfin, son étoile au sommet. Je lirais encore toutes les nouvelles théories, afin de trouver des mots simples qui feront vibrer en chacun d'eux le chant de sa propre autonomie, je suivrai encore de ces séminaires un peu rasoirs mais si enrichissants par les échanges qu'ils provoquent, afin de transformer ce que j'aurais appris et de transmettre en toute simplicité, ma propre compréhension d’un phénomène incompréhensible : quelle est cette magie qui m'anime quand tout à coup je me lance dans un défi nouveau ? Quelle énergie surgit lorsque je fais d'un  quotidien fastidieux, une aventure du jour incongrue et quel est ce sentiment qui émerge lorsque tout à coup je me sens fière d'avoir accompli...un truc idiot, simple et répétitif? Et pourquoi ais je encore de ces enthousiasmes pour ce qui est nouveau, inconnu, difficile?


Je n'ai pas de réponses à ces questions, car  il me parait impossible de modéliser ce qui motive un être humain. Je ne peux que transmettre une attitude face à la vie, une certitude face à l'être humain : chaque être humain sur terre est unique et irremplaçable, il porte en lui le germe de ce qu'il accomplira, et chaque jour est important pour atteindre son étoile, à quelque âge que ce soit.

 

Alors pour répondre à cette questions que l'on me pose si souvent : "est-il trop tard pour moi ?" je dis NON, jusqu'au bout de la vie, nous sommes animés  par la quête de notre étoile personnelle, et devinez quoi? L'étoile, elle, ne vieillit pas, elle grandit...

 

 

Pffffff après avoir écrit tout ça, je suis hyper motivée moi :):)







Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 12:40
Une  anegdote anodine,  vécue aujourd'hui, me ramène à ce concept intéressant : le triangle infernal!

Le Sauveur, la victime et le persécuteur.

Lorsque je suis en position de "sauveur", que je fais ce qui n'est pas de ma responsabilité, que je me mêle de ce qui en fait ne me concerne pas, j'agis bien souvent pour être "admirée"? aimée? remarquée comme quelqu'un de "bien"? peu importe, en fait, je fais ce que je ne devrais pas faire, je prends la responsabilité qui ne m'appartient pas.

L'autre alors au début est content, heureux, soulagé, mais il ressent une certaine gêne, qu'il exprime peu  à peu avec violence. Alors, je me recroqueville dans ma coquille outragée : Moi qui ai tant fait, moi qui ai agit pour lui, moi qui, moi, moi, moi.....Et lui (ou elle :)) dans tout ca, il est ou dans mes préoccupations?

Cette réaction me met en position de Victime. AYééééé, chui victime, l'autre n'a rien compris, j'ai tant donné, il n'a rien pris, j'ai voulu, mon intention était....et lui voilà qu'il rejette tout ça d'un revers de colère... Alors je ressasses, je repenses, je refais le monde à ma façon, et voilà que d'un coup, la colère me prend (ben oui, c'est à moi maintenant) et j'imagine tout ce que je pourrais lui dire ou lui faire pour lui faire un peu mal, non mais, c'est vrai ça pourquoi moi je serais triste, et pas lui (ou elle:))

Alors me voilà promu au rang de : Persécuteur... Et tout va recommencer parce qu'au bout d'un moment, je m'en voudrai peut etre, alors je reprendrai ma cape de Sauveur, pour tendre une main dont on ne voudra pas, qui me refera Caliméro victime, qui d'un coup de coquille reprendra les armes du Persécuteur...

Et voilà comment on s'empoisonne la vie pour une attitude indue et des émotions mal ajustées.


Oui mais on en sort comment de cette spirale infernale?


Reprenons au début :

1 ce que je fais, dis ou écris pour l'autre doit passer au tamis de ma réflexion. Est ce de ma responsabilité d'agir, de dire ou d'écrire? Qu'attend l'autre de moi? De quoi a t'il vraiment besoin? Si je fais à sa place il sera un moment soulagé, mais ensuite? Ce 1 est un passage de réflexion, où je pose de la raison, et où je regardes mes émotions sans me laisser envahir par elles,  car l'émotion dans ce contexte brouille les connections.

2 Je me positionne dans le contexte en expliquant mon action à la personne concernée. Je fais 50% du chemin vers elle, en évitant de dépasser les bornes des limites:) ET J ATTENDS.... sans rien faire, en silence...

3 Je mets en action les gestes, les mots, s'ils me sont demandés...

Pfffff facile non? heu ben non pas du tout en fait, parce que la position du Sauveur est tellement ancrée dans nos moeurs, qu'elle n'est plus vue comme une ingérence excessive, mais comme un manque de coeur., un manque d'implication, voire de l'égoisme. Du coup, on ne sait plus où est la limite entre la générosité et l'ingérence. Lorsque j'explique ce concept, la plupart du temps fusent les réponses suivantes :

OUI MAIS NON, c'est par générosité, c'est par implication, c'est par justice, c'est pour aider, c'est pour faire le bien etc... Si je ne sais pas dépasser le OUIMAISNON, j'atterris sur le bord du précipice du SAUVEUR qui se prend la VICTIMISATION  dans la tête pour rebondir en PEERSECUTEUR.


Méditation du jour : Est ce bien de ma responsabilité? Qu'attend l'autre? A t'il besoin de moi?

Bon dimanche :)
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 08:58
Ce matin le petit banc de pierre du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.

Romain, on ne s'est jamais vu, on ne se "connaissait" pas, notre rencontre fut virtuelle, sur le blog de Johanne où tu as tellement su partager ta jeunesse, ta tendresse, ta belle énergie pour lui insuffler la force "d'un pas, et puis d'un autre, et un seul à la fois". On ne se "connaissait" pas, mais on a partagé tant de choses que j'avais le sentiment d'avoir toujours connu ce grand gars rieur, plein d'humour et d'angoisses, de joies et de tristesse, de questions sans réponses. Et peu à peu, ta famille a ouvert sa porte "virtuelle" et j'ai rencontré Nathalie, une maman merveilleuse, qui tenait la main de son fils sur un chemin trop rude, et Joan, un grand frère si fort et si fragile aussi parfois dans sa détresse d'aujourd'hui, qu'on voudrait le prendre contre soi et le bercer  l'infini, et puis Cathia aussi, petite soeur perdue si forte et qui ne le sait pas...

Je ne sais en quels jardins tu as trouvé un petit banc de pierre pour arrêter la course folle de tes nuits aujourd'hui, j'imagine que c'est ici que tu as décidé parfois, de laisser ton empreinte, comme pour dire "je suis là où tu m'avais invité, il faut leur dire que je suis là, où vous m'invitez".


Romain, lorqu'un garçon comme toi traverse notre chemin, on ne peut que se dire que cette rencontre a du sens, qu'elle est un message et que ce que tu as offert avec tant de générosité, doit être aujourd'hui porté avec fierté.

Il y a un an aujourd'hui, ton chemin a pris la route des étoiles et ce matin ta maman  souffre dans son corps et dans son âme,  entourée de l'amour de toute votre famille, ce matin ton frère dit qu'il ne trouve pas les mots pour dire qui tu es, ce matin, des centaines de personnes pensent à toi, parce qu'à un moment, tu as traversé comme un éclair leur vie et que tu l'as changée.

Que ta route soit belle, n'oublies pas de revenir parfois, laisser une empreinte de ta générosité vivante, sur le petit banc de pierre du paradis des lézards : on t'y attend.



Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 10:15

Bonjour! Dit le marchand

C’était un Marchand de pilules perfectionnées, qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire.

Pourquoi vends-tu cela? Dit le Petit Prince.

C’est une grosse économie de temps, dit le Marchand. Les experts ont fait des calculs; on épargne 53 minutes par semaine.

Et que fait-on de ces 53 minutes?

On en fait ce que l’on veut…

Moi, dit le Petit Prince, si j’avais 53 minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. » 

A.de St Exupéry. Le Petit Prince

 

ALors voilà, j'essaie moi aussi comme le Petit prince de marcher doucement vers mes fontaines, mais chaque jour je me retrouve à chercher la pilule miracle qui me fera "économiser" du temps. Je fais tout à l'envers , commençant par l'ordinaire, le quotidien parfois inutile, pour finir en toute hâte par râter l'Essentiel. Je cherche l'impossible, tout "avoir" et tout "faire", alors que je sais bien qu'en marchant vers ma fontaine, je me contenterais d'"être" quelqu'un qui cherche une fontaine... J'aime bien ce Petit Prince, il me parle souvent...Gestion du temps nous dit-on? Pfff, pourquoi gérer l'ingérable? Une journée a 24 h, nous ne gérons rien du tout si nous voulons gérer le temps. Je crois bien que ce que je peux "gérer" est tout simplement ce que je mets dedans. Le choix d'être pleinement dans l'instant.

 

 

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 10:08
Il est des jours qui sont comme des nuits, le soleil ressemble à la lune : il se cache ou éparpille ses rayons en pluie, les gouttes d'eau étincellent comme des étoiles, et notre âme se met au diapason d'une nature qui a besoin de se ressourcer. L'eau du ciel nourrit la terre, et le jour-nuit nourrit l'âme, il me dit de me poser, de ne pas "faire", d'être tout simplement au diapason d'une nature qui enseigne.

Aujourd'hui est un jour-nuit, de ces jours où rien n'est prévu parce qu'il ne faut plus prévoir, juste vivre un instant qui se présente, un de ces jours où le travail ne semble plus "urgent" et où l'essentiel est dans un élan de partage avec l'humanité, celle qui souffre, celle qui chante, celle qui vit et qui vibre, celle qui veut changer le monde...

Un rayon de soleil frappe à ma fenêtre, il porte un message peut-être : la nuit le soleil brille aussi.

Je ferais de ce jour-nuit, un soleil de minuit, pour être encore pour quelques jours près de Jo, de Romain, de toutes mes lumières envolées. 
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 11:00
Comme une étoile éteinte juste avant qu'il n'arrive, comme une étoile éteinte juste après son passage, comme une étoile filante, vibrante, rayonnante, l'INSTANT est là, intangible, insaisissable et fulgurant.

Ma vie est composée d'Instants que je  n'allumes jamais.

Je me dis ce matin, qu'une fois de plus, je voudrais être quelqu'un qui fait de chaque instant de sa vie quelque chose d'extraordinaire. Extraordinaire dans le sens de "connaître et sentir" la vie de cet instant, vibrer et rayonner comme cette étoile filante qui crée la suivante, pour agir, grandir, faire grandir aussi.

Je voudrais, je voudrais, et en écrivant ceci, je perd mon étoile dans des "Je" inutiles....

L'instant se vit aux autres, partagé, irradiant une lumière commune. Seul, en méditation, il peut parfois ouvrir un univers nouveau, si et seulement si, cet univers est partagé pour un monde meilleur, éclairé, lumineux. L'instant est toute ma vie qui défile à grand train, et moi pauvre innocente, le découvre parfois, au détour d'une épreuve, d'une joie magnifique. Il est là, saisissant, enseignant, magnifique, parfois fracassant de douleur. Et puis le lendemain, je reprends le cours de mes "moments" accolés les uns aux autres, d'une vie quotidienne, que je n'éclaire plus.

Je ne sais pas encore comment vivre chaque instant de ma vie comme s'il était unique. J'essaie, je m'entraîne, je tente et recommence, mais le plus souvent, je me retrouve assise sur le bord du chemin, regardant filer mon étoile, qui s'éteind, qui en allume une autre, qui s'éteind, qui ....

Amusant : j'ouvres ce petit livre qui chaque jour, égrène quelques mots au jour du calendrier. Ce petit livre, je l'aime bien, il est vieux, abimé, usé, mais je l'ai partagé avec mon P'tit frère, des mois durant. On se lançait chacun les mots au téléphone, plaisantant sur notre incapacité à bien comprendre...Et aujourd'hui, il dit :

"En vivant pleinement et de manière splendide dans l'éternel présent, tu es toujours aussi jeune que le présent."....



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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 11:04
Rien ne va plus au pays des lézards, le ciel pleure à fendre l'âme, et se met au diapazon de nos tristesses.

Alors ce matin, devant ce désastre, une question me vient : comment illuminer le ciel lorsqu'il a tant de chagrin? Doit-on le laisser exprimer son désarroi et lui permettre par ses larmes, de se laver de ses angoisses? Doit-on chercher au fond de nous-même l'éclair de lumière qui réchauffera la terre ? Doit-on faire de sa vie quotidienne une petite lampe vaillante qui, additionnée aux milliers de petites lampes, mettront un arc en ciel dans la vie?

Quel pouvoir avons-nous face à la détresse? Celle du ciel et celle des hommes? En ces temps où le mot "CRISE" s'élève comme un étandard, où l'on tue des bébés et ceux qui les défendent, où des milliers d'enfants hurlent sous les bombes, je me dis que je dois inventer une vie nouvelle, pour que chaque détresse trouve son contraire, pour que chaque terre trouve son soleil, pour que la pluie du ciel et de l'âme, nourrisse et ne noie pas. Si moi j'inventes, d'autres le font aussi, et tous ces "inventeurs" pourront y changer quelque chose.

Dur dur, d'inventer plutôt que de reproduire les shémas anciens.

Etre attentif à chacun, individuellement, ne pas se laisser envahir par la morosité alors que notre vie est sans contexte une belle vie, s'ouvrir à ceux qui souffrent et soulager par les mots, les caresses, la tendresse, donner ce qui n'est plus utile et qui sera un trésor pour d'autres, sourire, sourire, sourire et avancer toujours. Découvrir notre "talent" particulier, et le partager largement. Apprendre, écouter, inventer. Nous sommes les acteurs d'un nouveau monde à inventer.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 16:40
Je refermes doucement la porte de l'année, cherchant en chaque mois, chaque jour, chaque instant, tout ce que j'ai appris, tout ce que j'ai pu donner, tout ce qui m'a transformé.

Je refermes doucement la porte de l'année en prenant bien mon temps, afin de mesurer ce que je dois mettre dans mon prochain sac à dos : expériences acquises, émotions vécues, rencontres importantes, mains tendues, réconforts, et chagrins aussi.

Et cette question lancinante : qu'ais je fait cette année, ce mois, ce jour pour améliorer le monde qui m'entoure?

Non, je ne dirais à personne aujourd'hui : Bonne année, car je n'ai pas encore terminé de remplir mon sac pour demain. Mes souhaits, lorsque je les les émets, sont puisés au coeur de tout ce que j'ai pu vivre, ils sont sincères, tonitruants, et j'espère efficaces. Mais pour me préparer à des souhaits utiles, il me faut encore prendre le temps...

Vivre pleinement cette fin de journée pour que demain, soit le jour nouveau d'une nouvelle année, riche de l'expérience, sans regrets ni remords, pleine de connaissance, l'espoir chevillé au corps : que chaque instant de ma vie soit extraordinaire. Dans le sens de : vibrant, vivant, lumineux, positif et agissant.

Pffffff, beau programme, et en attendant, je laisses encore la porte de 2008 entr'ouverte.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 10:41
Interrogation : les mots recèlent -ils une force particulière? Parfois je suis surprise des réactions engendrées par des mots que j'ai pu prononcer ou écrire. Ils font naître ou ils détruisent, ils projettent ou ils construisent, ils rejettent ou ils imaginent...

C'est drôle comme quelques caractères mis l'un à coté de lautre, peuvent avoir de pouvoir. Nous détenons sans le savoir une clé et nous sommes incapables souvent d'en mesurer les effets.

Je voudrais que mes mots pour Noël donne la Sérénité, je voudrais que mes mots soient Energie, je voudrais que mes mots deviennent Puissants pour qui est dans la peine, je voudrais que mes mots partagent la Joie du monde, et pourtant...écrire ne s'invente pas parait-il, écrire ce n'est pas mettre une émotion sur du papier, écrire est un Art me dit-on.


Pfff je ne suis pas artiste moi, juste une fille, une femme, une mère, une grand'mère, qui bosse encore parce qu'elle aime les "gens" et qui utilise les môts autant dans son métier que dans sa vie. Alors j'utilise l'outil le plus courant, le plus évident pour partager un peu de ce que je ressens, de ce que je sais, de ce que je peux transmettre. Et je parle....et j'écris....


Les mots...La parole, l'écriture, ca me fait rêver...C'est comme une musique qui se joue soit sur un clavier soit dans les airs. Ils viennent seuls, sans qu'on leur demande rien, s'inscrive sur le papier ou sur l'écran, ou dans la tête, et resteront à jamais au coeur de celui ou celle qui aura été marqué un seul d'entre eux parfois.


Ce matin, je me dis que j'ai été forgée par des mots : ceux que j'ai lus, dévorés, et ceux que j'ai entendus. Parfois, ils n'étaient pas utiles, parfois ils étaient difficiles,parfois ils étaient même cruels, mais parfois ils étaient Révélation...Et dans tous les cas, ils ont été une partie de moi. Certaines traditions donnent à la parole une Force spirituelle. Peut-être ne mesurons nous pas assez cette Force en nous?

Sur ces quelques môts, je retourne au pays des lézards, le ciel est trop bleu pour ne pas s'y noyer aujourdh'ui.
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 23:17


Il ne faut pas grand'chose pour que reviennent comme en écho, tant de souvenirs enfouis.


Ce soir, j'ai vu le film "les choristes". Et oui, je ne suis pas une fan des matraquages, et lorsqu'un livre ou un film font trop parler d'eux, je leur laisse le temps de vieillir, de mûrir, avant de les ouvrir...Et je crois bien que ce film là, je ne l'ai pas regardé plus tôt, parce que peut etre je n'aurais pas pu aller au bout plus tôt.

Ce soir, en écoutant chanter les enfants, une musique m'a attrappée en plein coeur, revenant de 40 années en arrière. Toute mon enfance, mon adolescence a été bercée par la chorale dans laquelle je sévissais à pleins poumons. J'ai même été "soliste" ma si grande fiertée,  puis n'ai plus gardé que la musique en tête...

Un soir du premier jour d'octobre 1968, j'ai chanté à plein coeur pour ma promo : nous venions de conquérir notre diplôme, nous avions l'avenir devant nous, avec la force de l'air des années 68. Nous étions dans un car, la nuit tombait et j'ai chantée...jusqu'à notre arrivée, où m'attendait une nuit plus profonde, ma maman était morte ce jour là, et je n'étais pas là...

Alors, lorsque je fredonnes cette "nuit" dont le silence est un mystère, il me revient toujours des éclats de rires éclatants, ses bras autour de moi, sa si grande compassion, ses irrationnelles colères, sa joie de vivre intense. Je me dis que ce jour-là, dans ce car, j'ai chanté pour elle, et je ne le savais pas. Elle était tellement "maman", que malgré moi, je crois, j'ai reproduit tous ses shémas : colères irrationnelles, impatiences étonnantes, coups de fous rires, émotions, joie de vivre. Elle m'habite, et ça, je le savais :).

Comment une simple musique chantée par des enfants, peut elle faire renaître tant de belles émotions? Il faudra que je vous parles d'Elle un jour, peut-être, il faudra.
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 13:00
le chien sur les talons. Les feuilles de chênes crissent sous ses chaussures. Elle marche dans le jardin sous un ciel bleu d'azur, tellement étonnant, en cette fin d'automne. Elle marche juste comme ça, pour rien, l'âme ouverte à ce soleil de presque'hiver si surprenant.

Elle marche dans le jardin et sa vie devant elle, lui fait comme un chemin. Il y a tant de monde, dans une vie qui passe. Dans le jardin, ce matin, ils sont venus à elle comme une foule immense, avec leurs peines, et leurs chagrins, et leurs  joies débordantes. Parfois ils s'échappent, disparaissent dans la brume du soir, parfois ils sont présents, exigeants, entrainants.

Elle rentre à la maison, le chien sur ses talons, laissant pourtant dans le jardin, comme un manque, de l'inachevé, quelque chose d'impalpable : qu'a t'elle pu oublier? Quels sont donc les chemins qui demain s'ouvriront? Qui viendra enrichir la foule des "aimants", des amis, des perdus?

Elle attend sur la porte, se retourne un instant, et aperçoit dans une flaque de soleil, un oiseau qui picore et disparait soudain.
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 10:48
En parcourant un forum, j'ai trouvé cette carte postale. Je la dédie à Johanne, et à Mireille, et à tous ceux qui aujourd'hui ou un autre jour, auraient besoin d'un coup d'aile. :)


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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 17:44

Et si je pars,

ALors que tu es encore là...

Sache que je vivrai toujours

vibrant sur un rythme différent

derrière un voile pour toi opaque

Tu ne pourras me voir

aussi tu dois garder la foi.

J'attends l'heur où nous pourrons à nouveau

prendre notre essor

mutuellement conscients l'un de l'autre.

D'ici là, vis pleinement ta vie et si tu as besoin de moi,

Tu n'auras qu'à murmurer mon nom dans ton coeur,

...Je serai là.

Collenn Hitchcock

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 11:17
Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. 
Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux? » 
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être?…Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde. …Au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. 
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
Nelson Mandela
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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