"Etre enchanté c'est réveiller en soi quelque chose qui chante"

                     François Garagnon


Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 20:03

La lecture du rapport concernant France Télécom est un morceau d'anthologie dans le genre : poncifs, vérités induites et recommandations évidentes... Et pourtant, s'il est écrit, c'est qu'il est nécessaire...Ma réflexion n'est donc pas une critique du travail fait par ce cabinet, elle se nourrit d'évidences qui paraissent pourtant "non évidentes"...

Il aura donc fallut autant de temps pour découvrir ces évidences, et proposer des mesures qui sont le b.a. BA du management de proximité.  Beaucoup d'argent dépensé, on se gargarise encore une fois de mots pour cacher les maux induits par la carence de formation au management, d'accompagnement des cadres et des salariés, de relation humaine tout simplement. Pratiquer la pédagogie du changement, semble ne pas être à la mode et nous en constatons les résultats!

Comment un patron peut il ignorer que des salariés, des managers de proximité, reconnus, encadrés dans la reconnaissance de leurs valeurs, encouragés et accompagnés, lui permettront d'atteindre ses sacro-saints objectifs? Et oui, pour certains patrons, le "management par objectifs" s'apparente parfois à une course éperdue, qui use et casse les meilleurs champions. Pourtant, les hommes et les femmes des entreprises concernées, sont capables de donner le meilleur d'eux-mêmes lorsqu'ils sont encadrés par des managers responsables, humains et compétents, tant dans leur savoir FAIRE que dans leur savoir ETRE...

Etre avec, et non Faire à toute force...;

Comment un patron peut il ignorer que le changement qu'il a imaginé, porté, par une vision stratégique écrite, peaufinée, concoctée dans ses bureaux par tant de "grands penseurs", est un PROJET qui sera porté par l'énergie des hommes et des femmes qui le mettront en œuvre. Or chacun sait (??? peut être que non en fait) que le changement ne se décrète pas, il obéit  à des lois incontournables, inéluctables et qu'il ne peut s'accomplir que par étapes accompagnées.

Mais dans la folie  de la compétitivité, du profit rapide, du changement dans l'urgence, certains choisissent la voix express qui semble dans la théorie, la meilleure et la plus efficace...La théorie parfois est contredite par l'humain...

On ne sait plus perdre du temps pour en gagner : prendre le temps de comprendre le processus d'un changement annoncé, se dire que "nous" les penseurs visionnaires, nous savons déjà où nous allons, mais que nos équipes elles, n'ont aucune idée de ce qui les attend...Prendre le temps de travailler ensemble pour partager cette vision, étape par étape, en petits groupes, puis communiquer, expliquer, accompagner...

PRENDRE LE TEMPS c'est aussi permettre l'expression du rejet, du déni, et de toutes les phases inhérentes au "deuil" de ce qui a été, pour adhérer à de nouvelles possibilités. Permettre à chacun de s'appuyer sur ses compétences, pour développer de nouveaux savoirs faire, innover, proposer, s'ouvrir à un apprentissage qui permet de "grandir".

Le changement induit des interprétations dont on ne fera JAMAIS l'économie :

"si on change ma façon de travailler, c'est que jusque là, je n'étais pas bon...Si on me donne de nouveaux objectifs, c'est que je suis aujourd’hui en dessous de la nouvelle norme acceptable" etc.

Ces interprétations doivent être décodées, accompagnées afin que chacun puisse repartir sur un air qui dirait :

"ok, jusque là j'ai bien fait mon job, le contexte actuel veut que l'organisation change, donc je dois changer ma façon de faire. Je m'appuie sur mes réussites antérieures, pour trouver en moi de nouveaux possibles..."

Mais cette transition exige du TEMPS, elle peut être accélérée par des actions d'anticipation, mais on n'en fera pas l'économie, JAMAIS.

Nous perdons le "bon sens" en imaginant faire l'économie du temps nécessaire à l'appropriation d'un projet. Nous perdons le "bon sens" lorsque nous mettons en place des managements par objectifs, qui nécessitent des indicateurs, donc des contrôles, sans organiser en amont une communication, puis des ateliers de réflexions en équipes pour éduquer, partager et s'approprier la nouveauté. De belles surprises pourtant nous attendent dans ces partages, où l'on découvre des personnes impliquées qui proposent alors que la plupart du temps, en économisant ce temps, ils ont le sentiment d'être les jouets d'une méthode incongrue qui les laminent sans les reconnaître dans leurs attentes et leurs compétences.

Aujourd’hui une entreprise nationale est en cause oui, mais combien d'entreprises jouent à ce jeu dangereux de la course aux résultats sans se donner les moyens de le faire en toute sérénité, AVEC les salariés, les managers de proximité? Nous sommes tous confrontés à ce défaut majeur qui voudrait que notre "pensée" soit unique et partagée aussitôt qu'elle a été mise en musique, communiquée à un comité stratégique qui en a suivi l'élaboration pas à pas.

Nous avons tous cette envie d'avancer plus vite, encore plus vite, puisque nous sommes confrontés à des enjeux qui nous dépassent. Nous pensons tous au fond de nous mêmes que "dire" les choses suffit pour être "compris". Nous imaginons tous d'emblée que l'autre comprendra, s'appropriera nos visions puisque nous-mêmes y avons accès... Je dis NOUS car, malgré le fait que je ne suis plus "patron", j'ai eu de ces réflexes, et je m'y suis cassée le nez et de ma petite échelle de toute petite PME, j'ai constaté que mes salariés étaient performants et efficace lorsqu'une idée lancée en réunion devenait LEUR idée.

Dans la pratique quotidienne de mon métier d'aujourd’hui, je rencontre chaque jour des salariés, des managers confrontés à ces courses aux résultats non communiquées, ou mal expliquées. Il suffit parfois d'organiser une journée de réflexion sur le sujet, pour que l'échelle du stress reprenne une certaine normalité, et lorsque les managers sont ensuite accompagnés dans la mise en œuvre, nous assistons à des résultats souvent plus forts, que ceux qui étaient espérés.

Laissons le temps de l'adaptation aux changements, et nous aurons des équipes responsables, impliquées, efficaces et...sereines...Le plaisir de travailler ensemble.plutôt que le malheur qui mène au désespoir.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Management
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 23:03
Elles sont les mères de ces enfants qui se cherchent ou qui se sont trouvés, enfin de ces enfants vous savez, ceux qui partent vivre loin, ceux dont l'horizon est la maison, ceux dont les yeux s'illuminent sac au dos, rêves en tête et qui partent loin, plus loin et si loin encore.

Les mères vagabondes sont les mères de ces enfants là, elles qui les ont élevés dans ce gout de liberté, se retrouvent un beau matin les mains vides, et le coeur en berne, restant sur le bord du chemin, ou au pied d'un escalator lumineux, ou agitant un au revoir derrière une voiture pleine à craquer qui file sur une route déjà perdue.

Depuis le départ de ma fille, puis de mon fils (parti et revenu:),  je ne cesse de rencontrer de ces mères vagabondes qui ne se savent pas encore "vagabondes", et qui pleurent un peu, beaucoup parfois, devant ce départ incompris, ou bien compris mais qui fait mal. Alors je me souviens, et je reprend nos conciliabules avant leur départ, je reprends mon cheminement après ces départs, je compare, je mesure, je dis des mots qui parfois rassurent.

Et ce soir, il me sont venus là ces deux mots accolés : mère et vagabonde...J'aime assez ce duo, il résonne  en moi comme quelque chose d'un peu fantoche, il me donne le sentiment d'être moi-même sur la route, sac au dos, à la recherche de mes petits qui s'éparpillent pour mieux nous retrouver. Etre vagabonde c'est être disponible pour prendre un avion sur un coup de tête parce que ta voix un matin a été un peu voilée, alors je donne un "alibi", et pfff, je le trouve ce billet d'avion pour chez toi. J'ai fait cela souvent les premières années, ne restant que quelques jours et pourtant, comme ils étaient importants ces jours-là. C'est s'offrir un séjour, "invité" chez lui, partager son quotidien, puis rentrer pleins de ses émotions aussi, c'est partager l'émerveillement de la découverte du pays qu'ils se choisissent.

Etre vagabonde c'est aussi s'offrir le plaisir de bouger pour rejoindre la joie, bouger et s'abonner aux fauteuils étriqués des avions bon marchés, s'offrir aussi comme un cadeau, un surclassement lorsque le petit TOM fête ses dix ans, et se dire qu'être grandmamie wagabonde c'est encore mieux en classe affaire :)


Les mères vagabondes pleurent souvent le soir, lorsque le blues est là, mais elles sont fortes aussi, fières de leurs petits. Tous ces témoignages qui m'arrivent sont émouvants et tellement forts. Donner à nos enfants le gout de la liberté c'est lâcher leurs mains alors qu'on aurait voulu ne jamais les quitter. Et le faire en toute lucidité, avec tant de lumière au coeur, que mêmes nos chagrins leurs sont des étendards.

FInalement, toute mère est une vagabonde, une de celle qui va faire des kilomètres pour bercer le petit qui souffre, celui qui ne va pas bien, celui qui a besoin. Et même sans déplacement, nos coeurs son vagabonds, errant dans les espaces de vos enfances pas terminées, de nos angoisses mal cachées.

Oui, je voudrais fonder le club des mères vgabondes, un cercle de tendresse où les mains se croiseraient tout autour de la terre : toutes les mains des mères vagabondes veillant sur leurs peits, et sur les petits des autres mères vagabondes...

C'est tout art d'être mère vagabonde, savoir doser l'espoir, cacher l'inquiétude, ne pas parler de solitude. Cest aussi de belles ballades, des découvertes à chaque escale, le bonheur répété de chaque instant passé ensemble, c'est au fil des années, supprimer peu à peu les bagages, pour ne mettre dans les valises que les cadeaux aux petits, et n'avoir au final, qu'un petit sac facile à faire, facile à défaire, léger et peu encombrant (ca ce n'est pas gagné encore, j'ai du travail...) Etre vagabonde c'est refuser la fatalité des horaires imposés, des vacances attendues, des départs reportés. C'est vivre l'instant comme il se présente, en le savourant comme une pomme sucrée.

Je dédie ce texte à Line, Monique, Cathy, IZA, Jo, et tant d'autres mamans qui ont vu leurs enfants grimper dans un avion, prendre un train, remplir une voiture, et filer vers leurs vies, heureux, fiers et triomphants. Nous pouvons être fières de nos enfants, ils ont su faire de nous des MERES VAGABONDES....et quelque part, c'est vraiment amusant quand on y pense d'être mère vagabonde. Si, si, promis, au bout du compte, c'est surprenant comme on prend gout à ces voyages, à ces départs, à ces arrivées, à ces calins, à ces attentes... Laissons sur le bord du chemin le chagrin car il ne reflète pas la réalité : nos enfants sont heureux alors sur quoi pleurons nous? Sur ce que nous avons semble t'il perdu? Nous avons échangé un petit dépendant, contre un adulte triomphant. NE JAMAIS OUBLIER CELA...et repartir dans nos vagabondages, le coeur étreind parfois, l'âme joyeuse toujours. Ils sont beaux nos enfants dont l'horizon voudrait être la maison...
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 11:31
Elle écoute dans sa cuisine une musique qui ne parle plus qu'à elle peut-être. Elle s'affaire, les oeufs, la farine, le rhum et les fruits confits.Elle laisse aller son âme au coeur de la musique, petites chansons simples, qui la projettent loin dans le passé, et oui, déjà c'est le passé, l'enfance de ses enfants...le chemin se fait plus rude et elle longe encore les rives vives d'une souffrance initiale, laissant à la musique le soin d'arrondir sa propre adolescence, ce moment où presque adulte, elle a laissé un morceau d'elle-même.

Elle mélange le sucre, les oeufs et le beurre, comme l'indique ce vieux bouquin de cuisine, puis laisse encore aller son âme vers un futur impossible...Si ... alors j'emporterais aujourd'hui ce gâteau pour elle aussi, nous aurions certainement des chamailleries de mère-fille, et elle me dirait que ces petits aujourd'hui n'ont plus la vie qu'ils devraient avoir, parce que de son temps... elle rirait aux éclats, ca oui, et puis je rentrerais chez moi, les sachant bien tous les deux, les amoureux de mon enfance. Si...

Puis la musique change, grâce à la magie de cette petite machine qui mélange les genres, les titres et les époques, voilà qu' elle plonge dans l'adolescence quand ils chantaient "Michelle ma belle et yellow submarine" et là, un sourire se fait devant la bande de copains, le bandjo qui grince et les discussions sur un avenir que l'on savait extraordinaire. Elle sent l'herbe fraiche et l'air de la campagne lyonnaise, elle revoit les orages d'été et les futilités tellement importantes, elle roule en vélo rejoindre sa cousine, sa soeur, son amie...Elle a 15 ans et rien jamais n'arrivera que la joie, l'insouciance, et l'amour. Elle a 20 ans et tout l'amour du monde dans un regard sous la neige.

La cuisine et la musique quel mélange détonnant parfois. Elle comprends mieux pourquoi elle ne s'y met que par petites touches :)

Et la petite machine sait que l'on ne vit pas dans les souvenirs, ils ne sont là que pour renforcer la réalité quotidienne d'une note de tendresse, parce que finalement, c'est une immense tendresse qui monte de ces musiques qui  ne parlent plus qu'à elle, alors la petite machine mélange les années, les titres et les artistes, brassant à la folie le coeur et l'âme.

Les cakes sont bien cuits, juste grillés à point, à la sortie du four. La musique s'éclate sur des airs d'aujourd'hui, elle se brûle un peu comme d'habitude, grogne en démoulant les gâteaux, puis retourne à un quotidien rempli d'un peu plus de tendresse et de joie. Oui, les souvenirs parfois, même quand ils font un peu mal, sont des réservoirs de joie.

Et sur la route cette après-midi, dans la voiture, la musique à fond, elle sentira l'odeur de cake avec un petit sourire...Ce gâteau là il contient bien plus que les oeufs, la farine et le rhum non?


IPOD TOUCH 32G   Il est toujours à vendre !
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 16:51
Je ne sais pas, non, je ne sais pas mettre un widget ici!!! Malgré toutes les explications vaseuses que l'on trouve sur tous les modes d'emploi de tous les sites, je dois être de la génération "bouchée", parce que non, je ne sais pas !

Alors, bon, voici le lien qui mène à ma petite machine à vendre, un petit bijou qui me suivait partout, fidèle compagnon de musique, de films, de jeux aussi pour Joseph. Et non, je ne renonce pas à être une grand'mamie "geek", je cherche juste le modèle au-dessus ! :)

Alors si vous aussi, il vous vient l'envie d'un compagnon de musique, de vidéos, de photos, de calendrier, de jeux idiots rigolos, vous pouvez craquer pour mon pote de la pomme, il est un fidèle, de bonne contenance et surtout solide comme un roc. Il sait aussi se brancher par le Wifi, et non, il ne fait pas encore le café.

On dit de lui qu'il est d'une génération antérieure, la première ou la seconde parait il, en fait, la différence avec les nouveaux modèles tient je crois dans le fait, qu'il n'a pas de haut parleur. (les spécialistes vont hurler, mais c'est la seule différence que je constate de visu) .On peut remédier à ce défaut par l'ajout d'un petit haut parleur, que je joindrai volontier à celui ou celle qui voudra de lui.
Il est accompagné de son cordon ombilical, lui permettant de se recharger et de se synchroniser. Il a aussi ses écouteurs d'origine. Je l'avais acheté déjà à un fan qui avait pris bien soin de lui, alors donnez lui une troisième vie :)

Pour avoir accès au joujou :



IPOD TOUCH 32G

il est répertorié chez PheonixMB

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LE CHANGEMENT
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 18:31
Les mots inutiles, les mots impuissants, les mots d'épouvante, les mots de rage, les mots de désespoir...Un peuple meurtri, une nation détruite, un pays où la misère dit-on en ce moment à la télévision...sera encore plus épouvantable...

Alors devant ce petit poste de télévision qui braille, qui déballe, qui parlotte, qui laisse traîner ses caméras où l'on voudrait de la pudeur, du respect, devant ce petit poste, je me trouve tellement bête, impuissante, et stupide.

Porter la peine, la douleur, la misère, porter pour abollir, porter pour faire grandir, porter pour que tout ce qui m'a été donné à ce jour, soit utile à d'autres...

A cette heure, je ne sais quoi faire, où le faire, ni comment le faire... Je cherche et je partage, alors voilà quelques adresses, glanées ici et là, qui me semblent utiles, efficaces, importantes, en attendant d'agir, autrement, ailleurs...

La CHAINE DE L'ESPOIR



http://assofrancohaitiennes.online.fr/


Association Haitienne Martinique : 05 96 63 16 28
- Hollywood Unites For Haïti, créée par le comédien haïtien Jimmy Jean-Louis : www.hufh.org

http://www.hufh.org/index.html

-
ENFANTS BONHEUR, association soutenue par l'écrivain Valérie Tong
Cuong, dons par chèque à l'ordre d'ENFANTS BONHEUR 63 rue de Seine
75006 Paris

http://www.collectif-haiti.fr/

http://www.thehumanitariancoalition.ca/

http://www.ceci.ca/ceci/fr/index.html

https://www.paypaq.com/redcross/new_fr/

http://www.secourspopulaire.fr/actualite.0.html?&cHash=7634916e70&id_actu=3293

http://www.secours-catholique.org/

http://www.medecinsdumonde.org/fr/Presse/Communiques-de-presse/International/Seisme-en-Haiti-Medecins-du-Monde-lance-une-mission-d-urgence

et le site de la Fondation de France qui....bug...trop de visites peut etre?...


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 19:06

Je le fais chaque année, pour chacun de mes petits, ce geste enveloppant de deux bras qui bercent et qui protègent, je le fais chaque année pour les anniversaires, comme pour reprendre un instant interrompu, offrir encore une fois, cette toute première fois, à chacun de mes petits.

Et puis, année après année, voilà qu'ils atteignent l'âge que j'avais lorsqu'ils sont nés et je parviens alors (avec difficulté disent-ils) à considérer qu'ils sont adultes, autonomes, responsables, alors que je les "vis" encore comme mes "petits" enfants.

Celle que je berce ce soir, pour célébrer demain matin la naissance, n'a pas encore atteint l'âge que j'avais le jour de sa naissance, c'est encore pour moi une toute petite, bien qu'elle pense en son fort intérieur, que non, vraiment, elle n'est pas si petite. Et... je crois bien qu'elle a raison.

Elle a eu une vie, un enfant magnifique, un amour éperdu, et puis, elle a vécu la déchirure, la remise en question, l'impossible possible, et voilà qu’elle aborde peu à peu le renouveau, par petites touches tendres, furieuses ou sérieuses.


Elle a la connaissance intuitive et innée de ce qui est le mieux pour son petit à elle, elle a tant grandit cette année, qu'il me parait incertain de lui dire ce soir : "il y a 29 ans, tu étais toute petite comme "ça", je serrais mes bras autour de ta chaleur, découvrant ce fracas d'émotions qui nous viennent à nous, les mères, lorsque pour la toute première fois, nos bras serrent le petit qui vient tout juste de naître".

Je n'ose pas ce soir, lui dire ma tendresse tant je la sens fragile, perdue, forte à la fois. Je n'ose pas lui dire que je suis encore son refuge, et sa source lorsque le noir colore en de sombres nuages, son ciel ensoleillé. Je n'ose plus que sur la pointe du cœur, tendre ma main, ouvrir mes bras, et juste ...faire un câlin, parce que les câlins, quelque soit l'âge que l'on a atteint, c'est toujours bon à prendre non?

Demain, tu fêtes le jour de ta naissance, comme une nouvelle vie qui prend son envol. On dit que la période qui suit l'anniversaire, est la plus belle période de l'année, comme si l'on nous offrait quelques semaines de "possibles".

A l'aube de cette trentième année qui s'annonce, je voudrais te souhaiter des mondes lumineux, la paix de l'âme et du cœur, la douceur et la force. On dit qu'à 30 ans, une femme est à la plénitude de son avenir. Fais de cette année un tremplin, construit tes rêves, et brise les barrières, ne laisse personne décider de ta vie, de qui tu es, de qui tu dois être, écoutes ton intuition, et agit toujours selon les lois du cœur. Ne renies rien de ce que tu as vécu, fais en ta force, ton étendard, laisses agir en toi les larmes et les joies, comme des sillons ouverts à de nouveaux possibles. Gardes précieusement tout au fond de ton cœur, les instants merveilleux, et laisse aller ceux qui ont creusés ton âme. Oublies les chagrins, gardes les souvenirs, ouvre tes mains et ton cœur, et savoures ma puce, savoures l'instant qui vient, chope le à pleines mains, profites de la vie.

Je t’aime.




Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 11:09

Hier j'ai lu avec attention, tous ces vœux qui se baladaient sur la toile, des vœux merveilleux, des vœux matériels, des vœux de bonne année, de bonne santé, de tout ce que l'on "vœux"...

Et je me disais qu'il est drôle de constater que chaque année, le 31 décembre, reviennent ces vœux avec une telle force, que c'est comme une énergie incontrôlée, qui balaie la planète, comme si l'on espérait, que la magie des mots, des écrits, des paroles puissent accomplir tout ce que l'on n'a pas "eu" tout au long de l'année. Et ce matin le monde est toujours aussi bête, aussi talentueux, aussi laborieux, aussi merveilleux. Rien n'a semble t'il changé malgré les vœux acharnés qui circulent. -J'avais écrit "chanté" pour "changé"...Intéressant non?

Hier je n'avais pas envie, pas le courage, juste le blues, et écrire des vœux ne me parlait pas. C'était le dernier jour de l'année, et puis la dernière heure de l'année, et basta. Oui, pour moi, le 31 décembre, n'a jamais été  une fête scintillante, c'était juste une soirée pyjama en famille, prétexte à des câlins fou-rires, ou des soirées calmes devant la cheminée.

Ce matin pourtant, il me vient des fourmillements dans les mains, car, comme le dit Jade dans ce petit bouquin merveilleux "Jade et les sacrés mystères de la vie",

-Il parait que je suis née au milieu d'un champ de possibles-4052270559_1a0ee92f8f.jpg


Alors si je suis née dans un champ de possibles, vous aussi. Et je pourrais vous souhaiter de libérer vos possibles ?

En fait, souhaiter une "bonne année" est un non sens, nous pourrions par exemple nous souhaiter un "instant VIVIFIANT, un instant merveilleux, un bon instant ?", vous savez celui là, qui est là, ici et maintenant. Celui qui passe dont on ne fait rien, celui qui passe sans qu'on le perçoive, celui que l'on regrette parce qu'il n'a pas été vécu...

Oui, je nous souhaite de vivre un INSTANT MERVEILLEUX, à chaque instant de notre vie. Vivre sa vie de façon extraordinaire à chaque instant, c'est un beau "possible" non?

Ceci dit, ce n'est pas si simple, il parait que pour vivre un INSTANT merveilleux,  il nous faut un ingrédient qui se cavale chaque fois qu'on souhaite l'attraper : le lâcher prise... Etre dans l'instant plutôt qu'AVOIR le temps. D'où le titre de l'article. CQFD.


CARPE DIEM
Met à profit le jour présent (moi je dirais l'instant présent, et dans la joie de préférence...)


Alors voilà, je nous souhaite à tous, UN INSTANT MERVEILLEUX A CHAQUE INSTANT DE NOTRE VIE. Racontez moi...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 17:00
Un ruban bleu de ciel souligne comme un maquillage le sommet de la colline.

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C'est la fin de la journée, le ciel semble s'étirer en bleu, rose, beige et gris comme pour se préparer à la nuit.Ce pays est surprenant, toujours changeant, laissant apparaître la lumière et le bleu du ciel comme un espoir.

Un ruban bleu de ciel souligne le sommet de la colline, et
ces jours de fin d'année sont comme des bonbons que l'on aurait gardé pour bien en profiter, et qui, le moment venu, semblent ne plus avoir le goût que l'on imaginait.  Ils sont comme le reflet de tout ce que l'année a apporté, un résumé, une attente, un espoir peut etre.



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Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /2009 15:40
Joseph a déclaré en voyant le sapin, qu'il était bien petit, noel-2009-022.JPGet que Noël c'est déjà passé...Il ne sait plus cet enfant comment trouver ses repères cette année, parce que Noël avec papa, puis avec maman, ce n'est pas Noêl, et l'un après l'autre, ce n'est pas ensemble, mais un gros calin dans les bras de maman, en attendant un Père Noël qui passerait encore devant ce si petit sapin, permet de retrouver les repères essentiels : l'amour de papa et maman, c'est le plus beau des repères non?noel 2009 014

Et nous, ce Noël-là, nous l'attendions sur la pointe du coeur, ne sachant comment il allait se vivre. Nous avions l'espoir chevillé au corps que la fête serait belle, qu'il y aurait de la tendresse, que nous tous ensemble ca le ferait..et que même si le canada est loin, on savait aussi, que nos trois caribous étaient tout près de nous.

Et....C'est gagné : Merci Fofie, Merci Cédric, d'avoir allumé le  petit sapin,
et autant de cadeaux autour, merci d'avoir fait de si bons Miams Fofie, noel 2009 004merci à vous deux de la chaleur de votre maison, et de la lumière dans vos yeux. Il y a encore de la magie autour de nous, et le retour au paradis des lézards est auréolé des étincelles de la joie d'être ensemble.

C'était en direct live du paradis des lézards, juste pour dire, comme ça, qu'une fête c'est de l'amour en boules de Noêl, les sourires des petits, les certitudes des grands, et le départ pour une nouvelle année bientôt, qui sera ce que l'on en fera.

Je vous aimes les enfants, et j'aime qui vous êtes, lorsque parfois la vie chancelle un peu, vous savez bien, chacun à votre manière,  remettre les vraies valeurs en action pour aller de l'avant, sans regrets ni rancoeurs,  mais avec la certitude d'un nouveau chemin à prendre.





Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 14:52
Et voilà, je me retrouve ce matin face à un canapé, dont les coussins s'avachissent comme des boules de gomme trop vieilles. J'ai promis à Fofie et à Cédric, que oui, oui, je sais faire refaire un canapé, et que oui oui, j'arrive, me voilà, ma machine à coudre et moi...

Alors j'attaque ce matin, pleine d'enthousiasme mais...pas courageuse, je commence par les deux cossins d'assise, ceux ci sont rembourés par des blocs de mousse.

PUis il me me faut quand même attaquer les coussins d'appui, et là, bérézina : ils sont rembourrés par ces petites merdouilles de mousse, vous savez, cette mousse pas du tout écolo, pleine de pétrole ou de chaipakoi, qui la rend électrostatique et multiple : j'ouvre avec prudence mais...

ca vole de partout, le chat en a sur la moustache, le tapis semble vouoir se métaplorphoser en champs de neige, mon pantalon les attirent et comble du comble : lorsque j'en prends une poignéi , que je la jette dans le sac  (trop petit!), voilà que ces merdouilles  s'accrochent à mes mains, tentant d'aller chercher leurs copines dans le sac. Du coup, plus j'en jette, plus mes mains ressemblent à des moufles de mousse...

Au secours, délivrez mois des merdouilles et de l'électricité statique...La minette rigole sur son panier, débarassée elle, de sa merdouille de moustache (si elle avale ça, pauvre de nous)

Au terme d'une heure de bagarre anti-merdouille, ouf, me voilà enfin prête à attaquer la découpe des coussins pour en faire des patrons, qui deviendront de nouveaux coussins, mais NON, je ne les remplirais pas de merdouille, ca NON.

MAis quand même : un seul coussin a rempli trois sacs, donc je me dis qu'il me faudra les vider pour désosser les deux autres...Cédriiiiiiiiiic , c'est quand que tu rentres?

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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