"Etre enchanté c'est réveiller en soi quelque chose qui chante"

                     François Garagnon


Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 11:49

Cinq jours à Tadoussac et un bélouga plus loin, me revoilà prête à me remettre au travail.

 

Cette année me replonge quelques 50 ans en arrière, lorsque la rentrée de septembre illuminait encore les bois de Marcy l'étoile où je filais me réfugier avec ma "soeur", cousine me disait on, pour moi, unique, jumelle, frangine...

 

C'est fou comme un simple souvenir peut modifier la perception d'une journée. Replonger dans ces années là me rend une âme d'enfant, et me voilà rêvant d'un rocher, de la mer, du bélouga...

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Le bélouga entr'aperçu du haut des rochers de Tadoussac, est comme le petit miracle quotidien que l'on ne sait pas voir quand la vie nous met les yeux au raz des paquerettes alors qu'au loin, juste à quelques encablures, le bélouga du jour pointe son nez.

 

Comme un clin d'oeil, qui remet les pendules du quotidien à l'heure de l'essentiel.

 

Un bélouga est une espèce rare, plus que 500 dans la baie de Tadoussac, ils étaient 4000 il n'y a pas si lontemps...

 

Nos "bélougas" du jour sont aussi très rares. Nous ne savons ni les voir, ni les protéger. Nous balançons dans nos vies les vieux papiers gras de nos frustrations, nous envahissons leur espace avec des moteurs puants d'énergies inutiles dédiées à des actions puériles, nous restons dans nos petites barques personnelles sans voir qu'à nos côtés, meurent nos bélougas, qui appellent pourtant de toutes leurs forces à la vie. Je suis, depuis mon retour, en retrait, en questions, en mesure de l'essentiel, sans bien savoir comment le mettre en pratique. Facile à dire de ne se consacrer qu'à l'essentiel, lorsque le quotidien te prend minute par minute.

 

Un bouquin qui trainait là "par hasard" me dit que l'essentiel est dans le quotidien : savoir vivre avec intensité chaque instant offert...Méditation...Action...

 

Remise en cause personnelle? Peut etre...

 

A moi de voir le "bélouga du jour" et de lui offrir protection, défense et lieu d'acceuil favorable. 

 

Par Michelle Bourgoin
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /2010 20:11
Nous sommes réunis pour un prière... Ce soir en France, cet après midi au quebec, et dans le monde entier, des âmes, des cœurs, des pensées fusent pour une jeune fille courageuse, déterminée, vivante, qui lutte. Tant de prières, de tehilims, de psaumes, de méditations qui se réunissent en un seul Cri, une seule prière : Salome réveilles toi! Nous porterons pour toi les pires moments a vivre, nous ferons une Chaine de legumes en folie autour de la terre et les citrons n en reviendront pas quand ils se verront a l affiche tant de fois, nous imaginerons pour toi des instants d' éternité, nous chanterons s il le faut, et nous ferons le silence si tu veux. Et dans quelques jours n oublies pas, tu es attendue au marathon avec Olivier et anne Sophie. Tant de prières d' horizons différents, de croyances diverses pour une jeune fille vivante, lucide et rayonnante... Salomé
Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /2010 15:59

Aller, on joue au jeu des mots qui symbolisent des trucs?

 

Les mots du titre sont utilisés à longueur de journaux, à longueur de discours, à longueur de lecture, à longueur de communication....Et vous croyez que ce langage est utile? efficace? qu'il aide à aller mieux? à mieux se comprendre? Pffff....peut-être....

 

En fait, nous sommes formatés à l'interprétation des mots, qui deviennent sources d'énergie ou d'angoisse, de stress ou de précipitation.

 

Comment pouvons-nous aujourd'hui, faire le tri sélectif de notre communication? Une case pour la poubelle, une case pour l'énergie, une case pour la sérénité, une case pour....

 

Heu non, peut-être pas, car je ne suis pas une machine à trier, et vous non plus.

 

Bon, alors, comment communiquer dans la vie de tous les jours, et dans la vie professionnelle (elle est de tous les jours aussi:)) sans pour autant nous créer des sources de peur, de pression, ou de raz le bol?

 

Ma petite méthode personnelle repose sur pas mal de choses :

 

1 Le but. Quel est le but de celui qui communique avec moi, ou quel est mon but si j'émet une communication vers une personne

2 Comment j'interprete ce qui m'est dit? Qu'est-ce que j'y met "derrière"?

3 Comment l'autre interprète-t'il ma réponse? Qu'y a t'il "derrière"?

4 Mais après tout, pourquoi y aurait -t'il quelque chose derrière? Et si oui, je pose la question : "Tu veux dire quoi par.....?"

5 Si le discours qui m'est infligé me parait froid, calculateur ou incompréhensible....je le dis tout en tempérant mes opinions, par des faits clairement exprimés.

 

La plupart du temps ca marche...parfois non...mais bon...

 

6 Ensuite, je tente de chercher ce qui me fait "grimper au mur". Quelle expression, ou quelle mode d'expression me fait réagir avec violence, rejet ou fuite? Je cherche le "déclencheur". Et j'exprime à l'autre ce qui me fait "déclencher"....

 

 

La plupart tu temps ca marche...parfois non....mais bon...

 

Et d'étape en étape, la sérénité revient.

Alors non, je ne suis pas parfaite, et oui, je grimpe aux rideaux assez souvent, mais je me soigne par étapes, et je crois que chacun peut le faire. Il suffit juste d'avoir confiance en soi, confiance en l'autre, d'être sincère dans sa démarche.

 

Et ca marche... Toujours... Et oui:)

 

 

Bonnes vacances à ceux qui partent, bon retour à ceux qui rentrent, bonne journée à tous.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Coaching
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 11:51

4773578659_d5920a104d.jpgCe matin mes petits fils jouaient en dessinant, tranquilles, sur la grande table du séjour. Puis vint le moment des chamailleries, des "tu me tannes", des "je te parles plus", et du très grave : "d'abord té plus mon cousin".


En les écoutant, il m'est revenu une conversation avec une personne que je coachais, il me parlait de son fils et il me dit :"chaque soir, je lui poses la question de savoir ce qu'il a appris aujourdh'ui."


Alors j'ai eu l'idée de proposer à mes deux lascars le jeu du "bon souvenir" de la journée.


Et leurs yeux se sont allumés, ils m'ont défilés des tas de petits bonheurs vécus depuis leur arrivée : "les deux carambars du matin, que l'on a le droit de manger quand on veut, paprika le mini chien qui vient en vacance chez nous, le premier bain dans la piscine, la découverte des crayons de couleurs achetés hier, le cerf volant qui "vole tout seul", le bizou du soir alors qu'on dort à moitié, l'histoire racontée par Tom à Joseph, le droit de veiller plus tard...


Je crois que ce soir, nous aurons encore plein de "bons souvenirs". Finalement, si nous les adultes, nous savons faire ce petit retour en arrière chaque jour, nous n'aurons peut etre plus de rancoeurs qui trainent, de frustrations qui se transforment en angoisse.


Savoir compter et s'enrichir de ce qui compte, et laisser ce qui ne compte pas...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 23:25

Lors d'une pause, dans cette salle de formation d'une entreprise d'un grand éditeur, j'étais à la fenêtre, et je regardais ces immenses camions qui entraient et repartaient.


Et je me suis prise à imaginer tous ces livres qui s'en allaient vers leurs destins, prêts à être ouverts, découverts, lus, parcourus, prêtés, rendus, rangés et repris...Ces camions portent la culture, la découverte, la lecture, la curiosité, le savoir, la connaissance, l'humour, l'apprentissage, les mots, les lettres, les ponctuations.


Ils partaient les bouquins, après êtres passés de mains en mains, ballotés, choyés, manipulés par toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent à leur diffusion. Certains parfois s'égarent, mais sont vite remis dans les bonnes "cases" afin qu'ils suivent leur destin de livre, qui se doit d'etre ouvert, lu, prêté, rangés, repris, relus.


Je me suis surprise à penser que le livre ne peut vivre sans eux, que leur travail nous est indispensable et que leur énergie se diffuse à travers nos lectures.


En échangeant avec les groupes avec lequels j'ai travaillé, je me suis dis qu'ils font un beau métier ces femmes et ces hommes qui, jour après jour, prennent soin de ces livres, petits coffres forts de la culture. Oui, ils font un beau métier, ils le savent, et ils dégagent une belle énergie. Et pourtant, si le métier est beau, il a ses contraintes et ses fatigues.


Et j'avais juste envie de leur dire "Merci". Voilà qui est fait.

 

Votre travail me réjouit, moi qui dévore les livres comme des choux à la crème, qui les savoures, les relis, les prêtes, ne les range pas, les vend, puis les rachète...Oui, juste Merci pour ce travail qui permet aux camions de partir à l'heure, pour livrer en temps voulu, le livre sur l'étagère où je vais savoir le trouver.

 

Un jour peut être je raconterais l'histoire d'un livre et son périple, avant d'arriver sur l'étagère où je saurais le trouver...



 

 

 

 

 

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Méditation du jour
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 11:13

Il y a trois ans, j'ai commencé ici, une réflexion tant personnelle que professionnelle. J'y expliquais, dans le tout premier post,  que TOm, à trois ans, voulait libérer les autuches avec moi...Et j'aimais la générosité de ce petit qui ne comprenait pas que des animaux soient enfermés, et j'aimais l'idée qu'il puisse penser que j'avais le pouvoir d'aller avec lui, libérer les autruches...Je me suis dit alors que si l'au-delà existe, il aura une sacrée surprise le jour où je passerai en d'autres jardins : oui, j'aimerai bien libérer pour lui les autruches alors....Ce serait drôle un vol d'autruche dans le ciel du monde:)

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Chaque fois que je pense aux autruches de TOm, il me vient l'idée qu'elles  ne sont finalement que tous les liens qui nous ligotent tout au long de la vie : croyances érronées, souffrances démultipliées par les errances de nos interprétations, sur-implication dans la vie des autres ...


ALors tout ceci me ramène à mon métier : s'il ne permettait de ne libérer qu'une seule autruche..aller, une par jour?...peut etre est ce trop demander, aller, une par mois? Ce serait un beau métier.


Mettre en place des formations, étudier, comprendre, reprendre ensemble les fondamentaux de ce qui fait qu'un individu peut évoluer, se comprendre, et raisonner en résonnance avec les autres;  voir une étoile s'allumer dans les yeux d'un homme blessé, laisser aller la parole d'un groupe en proie aux incertitudes des changements, et tout à coup, savoir que rien ni personne ne "fait" quoi que ce soit, parce que chaque être humain est unique, indispensable et lumineux. Il suffit d' "Etre" à ses cotés, d'accompagner, puis de lâcher prise...


Oui un beau métier que celui de "libérateur d'autruches". autruche_019.gif


Et toutes les billevisées sur l'âge de la retraite, le travail à long terme, la fatigue qui s'installe parfois, sont alors balayées dans une nouvelle question : et si demain, une autruche  se libérait encore? Alors je reprends mon stylo, le vieux, celui qui écrit bien rond, j'écris comme à l'école, les idées qui me viennent, puis je cale des rendez vous dans le dernier joujou "geek", et me revoilà sur la route de la connaissance de nouvelles personnes uniques et indispensables, de nouveaux groupes qui franchiront eux aussi, l'étape de l'autruche enchainée à celle de l'autruche libérée:) ...peut etre... s'ils le veulent bien...


Oui c'est un beau métier vraiment. Merci Tom, de cette belle image.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Général
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /2010 17:54

c'est une lumière quand même...


Et depuis une semaine, nous vacillons avec elle. 4202519693_0ac3c338f4.jpg

 

 

 

Peu importe ce que l'on peut dire, peu importe ce que l'on peut penser, ce qui importe là, aujourdh'ui, chaque instant, c'est qu'une petite flamme vacille, et nous vacillons avec elle.


Ce garçon qui venait de "plus loin", qui a eu dans la vie un Roc à ses côtés pour guider ses périlleuses traversées, un père, un papa, un homme brisé qui tient car il faut tenir.


Aujourdh'ui son "Roc" est là, près de lui. Et nous, dans cette attente, ne savons comment étendre nos protections pour aider, simplement, aider, par la pensée, n'osant tendre la main, de peur d'éteindre la lumière.


 "Courage", me dit-on, mais ce n'est pas moi qui doit avoir du courage, ceux qui souffrent avec lui ont la force de l'amour, de l'engagement, de la présence inconditionnelle. Nous, nous avons mal pour eux, et nous essayons seulement d'insuffler par les mots, l'énergie qui fait qu'un pas après l'autre, les épreuves s'effacent.


On dit que dans les grands comas, parfois le geste, la tendresse, la voix, passent le mur de la conscience et apaisent. On dit aussi que la force de la pensée peut écraser des montagnes, se transmettre de l'un à l'autre. On dit tant de choses. Pourtant, croire ou ne pas croire là n'est pas important, ce qui importe, c'est que si "c'était vrai" et qu'on passait à coté...Alors je lui parle, j'envoi vers cet enfant, car on est toujours un enfant pour ceux qui nous ont vu grandir, j'envoi vers cet enfant, la tendresse d'une grand'mère, la caresse de l'enfance, les mots qui mettent en paix, la chaleur du soleil, la vie, la vie, la vie...


J'ai mis du temps à écrire ici, ce drame, car il ne m'appartient pas, pourtant, si son père me lit, qu'il se dise que ces mots ne sont que le reflet de toute la tendresse qu'on leur porte. Je crois en la force de la pensée, de l'amour et du partage. Peut etre ces mots auront-ils à se faire un chemin vers lui, pour que la petite flamme vacille et se relève...


A tous ceux qui passent, et qui lisent ... juste une pensée de tendresse pour un petit garçon devenu grand, que la vie a encore fracassée en rencontrant la brutalité et l'agression.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /2010 16:12

garf12.gif"Alors je tergiverse, je fuis, je m'efface, j'accumule les rancœurs, les frustrations, les non-dits..., je rentre dans ma coquille, je souris d'un air gêné, en un mot, je ne suis pas moi-même, puis je tente d'oublier, de ne pas y penser, de comprendre l'autre dans ce qu'il a voulu dire, d'excuser aussi..."

 

Petites phrases entendues au détour de mes pérégrinations professionnelles qui, chaque fois, me renvoient comme un miroir à mes propres faiblesses.

 

"J'veux qu'on m'aime, j'veux pas de cris, j'veux juste que l'on me porte attention, j'veux être RECONNUE", alors oui, je n'aime pas CE QUI POURRAIT ËTRE UN CONFLIT." 0001.gif

 

Tous ces mots que j'aurais pu dire, écrire, maugréer, lancer.

 

Chaque fois qu'une discussion présente le "risque" d'une confrontation, nous agissons comme si le monde allait nous tomber sur la tête, en imaginant des réactions excessives, parfois justes, mais le plus souvent erronées. Parce qu'en fait, si nous allons au bout des choses, qu'est ce qui pourrait bien arriver, si un conflit éclatait? Le monde s'arrêterait de tourner? Notre vie en serait changée à jamais? On nous mettrait "hors jeu?"

 

Il y a tant d'émotions dans ces imaginaires qu'elles ne laissent plus la place à une réalité bien concrète : si j'ai quelque chose à dire, je peux le dire sans me mettre en danger, en relatant des faits, et les conséquences de ces faits, en expliquant ce que JE ressens, sans pour autant accuser l'autre des pires turpitudes.

 

Et en y regardant de plus près, nous avons plus peur de notre propre affirmation personnelle que de la réaction de l'autre, "on n'est même pas cap...", nous refusons la confrontation.

 

Cette confrontation pourtant, pourrait prendre une forme de dialogue 0002.gif qui dirait qu'avoir raison n'est pas forcément l'objectif, mais qu'être en résonnance serait un atout pour avancer ensemble. La peur qui  paralyse vient du fond de notre être, et la psychanalyse y déniche bien des ombres qu'il nous faut pourtant éclairer, au risque de se nier soi-même.

 

Ce chemin semble ardu pour certains, plus simple pour d'autres. L'idée serait pourtant d'être en observation plutôt qu'en réaction. Lorsque je réagis, je monte un mur infranchissable entre l'autre et moi-même. Lorsque j'observe avec bienveillance mais fermeté, ce qui se passe, je laisse à l'autre une porte grande ouverte, la main sur la porte toutefois, pour me protéger...et j'exprime mon choix de laisser la porte entr'ouverte, grande ouverte, ou...de la refermer.

 

Parfois je me dis que cette fuite est aussi une sorte d'orgueil : "voyez comme je suis calme, rien ne m'affecte, et même, je vous excuse pour votre maladresse...Je suis celle qui comprend, qui entend, qui conseille". Et de fil en aiguilles, je tricote ma vie, à la hauteur des frustrations quotidiennes que je ne sais pas gérer ,sous le prétexte d'une attitude bienveillante.

 

Et pourtant...Ca fait un bien fou de dire parfois : "Non, tu vois je n'ai pas très envie de venir", ou bien "Ecoutes, là tu dépasses les bornes, quand tu t'exprimes de cette façon, voilà ce que moi je ressens" ou encore "Il ne m'est pas possible d'accepter cette attitude" Tout ceci n'impliquant pas un ton agressif ou violent, il s'agit juste alors d'exprimer nos ressentis, nos choix, sans pour autant nous justifier ou juger l'autre.

 

Ne pas oser affronter une discussion qui s'annonce comme orageuse, est une attitude jumelle de celle qui consiste à ne pas "savoir dire non". Si je refuse peut être "qu'on ne m'aimera plus"... Peut être que je perdrais cette aura de générosité, de disponibilité qui est comme une seconde peau chez moi. Là encore, c'est l'image de moi-même que je négocie en niant "QUI je suis" pour n'être plus que "celle que les autres voudraient que je sois". Et ça arrange tout le monde jusqu'à...ce que tout craque et que j'explose :):)

 

La notion de "timbres" en analyse transactionnelle exprime tellement bien ces raz le bol que l'on balance un beau jour pour une action anodine qui n'en méritait pas tant : "cette fois c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase"

 

Et oui, mais en fait, ce vase pourquoi l'ais je laissé se remplir autant? Pourquoi n'ais je pas arrêté le robinet? Pourquoi ais je laissé le vase sous le robinet? Je suis responsable de mon vase et de mon robinet non? Eux, ils n'y sont pour rien si je les laisses couler et se remplir.

 

Si je laisse l'autre me déborder de ses sarcasmes, de ses réflexions, de ses exigeances, ou de ses humeurs, il n'y aura bientôt en moi, plus de place pour moi...

 

 

Notre propre lumière....


Par Michelle Bourgoin - Publié dans : Communication
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /2010 16:54

Le silence d'une naissance, l'émotion revécue, année après année, la naissance de mon fils, second petit de la tribu, bout de garçon affamé de la vie, qui depuis tout ce temps, est encore dans mon coeur, mon tout petit bonhomme.


J'aime tes enthousiasmes, tes cris du coeur, tes passions, je souris à tes grognements qui ressemblent tant à ceux de ton père, je me dis que ta chérie va devoir elle aussi, décoder et recadrer, je savoures l'attente de cette fin de journée, qui me dit que demain, un p'tit loup aux yeux sombres, aura 37ans...


Il m'arrive parfois, en levant le nez pour te regarder, de me demander comment tu as osé grandir autant, comment le temps a filé devant nous. Puis je souris parce que je me sens encore l'âme de mes 26ans, alors que oui, les années ont filées et m'ont tricotées à l'envers : 26ans ou 62ans? heu, bientot 63 zut alors. Et te voilà avec tes idées, tes discussions, ta tendresse, comme un grand gars qui me déboule dans le coeur, à chaque retour chez toi.

 

 

Bon, il est d'usage mon fils, de souhaiter quelque chose pour un anniversaire. Alors je te souhaites les grands espaces du coeur, le vent de la tendresse, l'harmonie des sensations, l'idéal toujours présent. Laisses toi guider par le plus profond de toi-même, tu sais avec conscience et parfois inconscience, ce qui est bon pour toi. Utilises autant l'intuition que la raison, car chez toi, elles sont des forces qui te poussent à tes extrème et surtout, cultives la tolérance et apprends à transmettre.


Juste mes bras autour de toi, ptit loup, grand loup, mon fils, je t'aimes. Que cette journée soit pour toi, le début d'une année de joie et de découvertes.

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /2010 09:58

Un Toit pour les abeilles

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Pourquoi ce titre? Parce que j'ai découvert ce site et ces apiculteurs, qui proposent aux particuliers et aux entreprises de "parrainer" une ruche, ou une partie de ruche.


J'ai trouvé l'idée belle, car on dit que le jour où disparaitront les abeilles, le monde s'éteindra très vite. Parfois j'ai le sentiment d'être comme penchée sur l'avenir pour mes petits enfants. Et je tente de rendre mon petit coin de terre en bon état, un peu plus propre peut être, au moins aussi propre qu'il était.


Il m'arrive lorsque je travaille, seule devant la colline ensoleillée, de me dire que "mes" abeilles bossent elles aussi, dans "notre" ruche. C'est une sorte d'échange en continu, elles font du miel, j'écris et je cherche comment transmettre un peu de ce que j'ai appris.


Je ne peux pas vous montrer la photo de la ruche, car le logo n'est pas assez fin pour pouvoir le poser sur la ruche. Il  me faut retrouver le fichier que j'ai dû égarer sur un disque quelque part. Mais ce n'est pas important de voir la ruche, l'essentiel est de savoir que des abeilles, ont un toit non?


ALors il me vient de ces associations d'idées qui parfois touchent le point essentiel : si chaque être humain pouvait avoir un toit pour manger son miel...Mais là je rêve, il n'existe pas à ma connaissance de parrainage pour les sans - abris en France. Je participe bien sûr à d'autres parrainages,(La chaine de l'espoir) mais ici, à coté de moi, je sais qu'il faudrait aussi un toit pour les enfants...

 

En attendant de trouver peut etre un jour, le moyen d'agir plus et mieux, je distribue mes petits pots de miel, et je me prends pour Winnie l'ourson... Bonne journée laborieuse les abeilles...

Par Michelle Bourgoin - Publié dans : LA VIE tout simplement
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